‹ Traité de thérapeutique et de matière médciale [sic]Chapitre 4 sur 242 · ACTION PHYSIOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ACTION PHYSIOLOGIQUE

Si l’on en croit tous les auteurs, depuis Dioscoride (calefacit et urinam movet) jusqu’à nos jours (nous en exceptons M. Barbier d’Amiens) , la Valériane accélère la circulation , détermine de la chaleur à la peau , des sueurs et produit un trouble fébrile passager , à la manière des substances excitantes , telles que la canelle , le poivre , etc.... L’absence de ces effets chez les nombreux malades à qui nous l’avons administrée , nous avait fait suspecter leur exactitude ; nous avons pris nous-inémes de liantes doses de l’infusion ou de la poudre de celle racine sans éprouver le moindre dérangement dans les fonc-

tions de la vie organique. Un peu de céphalalgie, d’incertitude et de susceptibilité dans l’ouïe , la vue et la myolilité, d’où quelques vertiges trèsfugaces et du genre de ceux qu’on éprouve après une saignée ou par le fait du besoin de manger , tels sont les phénomènes qui attestent une modification peu considérable de l’encéphale sous l’influence de laquelle nous a placés pendant que nous écrivons ces lignes une once de la Valériane la plus fragrante que nous ayons pu trouver. C’est donc uniquement sur le système cérébrospinal qu’agit celte substance , et les effets si bizarres et si prononcés que les chats en ressentent auraient dû le faire prévoir ; chez ces animaux l’odeur seule de la valériane bouleverse la sensibilité et les fonctions musculaires ; c’est aussi ce que nous avons observé chez certaines femmes et sur nous-mêmes, mais à un degré bien moins remarquable.

Les toxicologisles ne se sont pas occupés de celte plante , qui peut être prise à de très-hautes doses sans le moindre inconvénient.

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