‹ Traité de thérapeutique et de matière médciale [sic]Chapitre 47 sur 242 · CIGUË YIRËUSË. - CIGUË AQUATIQUE. - PETITE CIGUË · texte numérisé non relu

CIGUË YIRËUSË. - CIGUË AQUATIQUE. - PETITE CIGUË

nules, cinq grain* en ont lue un autre en deux minutes, et un demi-grain a suffi pour faire périr un troisième lapin dans l’espace d’une heure ( Joiirn . de Pharmacie , lom. xtn, p. 56G). 11 serait sans doute important de savoir ce que pourrait en thérapeutique ce principe si actif.

CIGUË VilîEUSE.

La Ciguë viveuse, cicuta virosa, confondue à tort par Wepfer et par beaucoup d’autres avec a Ciguë aquatique , cicuta aquatica , phellandrium, aquaticun , est une plante vivace de la famille des ombcllifères qui habite le bord des ruisseaux, dans le nord et l’est de la France. On ne la trouve pas dans le Péloponèse et dans la Grèce, ce qui prouve, comme nous l’avons dit plus haut, que celte Ciguë n’était pas celle qui fit périr Socrate.

La Ciguë viretise est un poison plus énergique que la grande Ciguë. Les expériences da Wepfer ■n font foi (Cicutœ aquaticœ historia et noxœ). Celui-ci fil avaler à beaucoup d’animaux le la racine de Ciguë conluse ou coupée en petits morceaux, et il en résulta des phénomènes cérébraux divers , tels que de l’assoupissement ou de 'agitation , des tremblements , des convulsions : m même temps, soif, éructations, salivation ibondanle, vomissements, diarrhée, suppression d’urine , etc. L’activité de la Ciguë vireuse t fait bannir cette plante de la matière médicale.

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