‹ Traité de thérapeutique et de matière médciale [sic]Chapitre 64 sur 242 · VANILLE · texte numérisé non relu

VANILLE

V anilla aromatica ( Epidendruni Vani lia L). Vanillœ fructus, de la famille des Orchidées. C’est un arbrisseau sarmenleux «jui croît m Mexique et au Pérou. Sa tige est ligneuse, pimpante, de la grosseur du doigt, volubile, s’en- .ortillant autour des arbres au moyen de vrilles «uçoirs. La Vanille croit à l’ombre et prend racine ians les fentes de rochers, au bord des eaux. La natière médicale n’utilise que son fruit. Ce sont les gousses bivales , de 8 à 10 pouces de long , :!e 2 à 5 lignes de large , de couleur brune-rou- ;calre et noirâtre , contenant un grand nombre de graines rondes , brunes, entourées d’un suc pulpeux noirâtre , d’une odeur aromatique des plus suaves et d’une saveur délicieuse. Ces deux qualités paraissent n’appartenir qu’à la vanille iesséchée , car fraîche et verte elle n’a pas d’oieur. La vanille du commerce a été cueillie avant sa complète maturité , séchée aux trois quarts et induite à l’extérieur d’une couche d’huile pour la préserver de l’atteinte des insectes et lui conserver tout son arôme ; on nous l’envoie alors enveloppe , par petites bottes de 50 ou 100 gousses,

dans des boîtes de fer-blanc ou de plomb. II est encore d’autres moyens de préparer la vanille du commerce; nous les passons sous silence. La vanille contient une huile essentielle fort aromatique , une grande quantité d’acide benzoïque et d’autres principes. Tous ceux qui sont actifs se dissolvent dans l’eau et 1* alcool.

La Vanille trouve ses indications dans les cas où nous avons parlé de l’emploi de la mélisse. Elle a de plus des propriétés aphrodisiaques très-marquées. Les confiseurs, les crémiers , les liquoristes, etc., l’utilisent plus que les médecins. Nous dirons plus tard l’usage thérapeutique possible des différents objels de table qu’on en parfume.

La Vanille pulvérisée avec une certaine quantité de sucre serait administrée plus convenablement que sous toule autre forme. On la prendrait aussi à la dose de plusieurs grains jusqu’à un demi-gros. En teinture depuis quelques gouttes jusqu’à un gros dans diverses potions. Mais le chocolat qui en contient un demi-gros et un gros par livre , les sucreries , les liqueurs, etc., qu’on en aromatise , sont le mode d’administration le plus commun , et il n’a d’autres limites que celles de la gourmandise ou des moyens pécuniaires des consommateurs.

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