PARIÉTAIRE
Parietaria offïcinalis de la famille des Urlicées et dont on emploie toute la plante , paraît devoir ses propriétés diurétiques assez marquées à la grande quantité de nitrate de potasse qu’elle contient. La décoction se fait avec une poignée de celle herbe pour deux livres d’eau. On l’administre assez souvent en lavements. Son eau distillée peut entrer dans des potions diurétiques.
CAINÇA
Chioccocca racemosa, radix Caïncœ , arbuste de la famille des ltubiacées , qui croît aux Antilles et dans l’Amérique du nord. La racine seule est employée.
Cette racine est rameuse , d’un brun tirant sur le rouge , formée de plusieurs branches longues de deux ou trois pieds , grosses à peu près comme une plume de corbeau , terminées par quelques radicules fines. Elle porte plusieurs stries longitudinales. Sa partie corticale est mince , comme résineuse , amère , ûcre et astringente ; son odeur est un peu nauséeuse. La partie centrale est ligneuse et inerte.
Le principe actif de celte racine a été trouvé par MM. Pelletier et Cavenlou qui l’ont nommé acide c (linéique , pouvant former avec la chaux un caïnçate de chaux. Cet acide est blanc , crislalisé en aiguilles très-fines et déliquescentes, sans
odeur, mais d'une saveur aromatique et amère très-marquée. Il se dissout difficilement dans l’eau , mais bien dans l’éther et surtout l’alcool.,
Depuis peu de temps seulement la racine de Caïn ça , déjà employée comme diurétique dans le Brésil , est usitée chez nous. MM. Cavenlou et François l’ont introduite dans notre matière médicale et lui ont reconnu des propriétés toniques indépendamment d’une action diurétique fort prononcée. Ses effets s’étendent aussi au tube digestif dont elle sollicite les excrétions à la manière d’un minoratif. On prescrit la racine de Caïnça en poudre à la dose d’un scrupule à un demi-gros par jour. Deux gros pour deux livres d’eau font une infusion diurétique assez constante dans son action. Il y a un extrait de Caïnça qu’on administre à la même dose que la poudre. La teinture se donne ù la dose de un à deux gros et l’acide caïncique à celle de cinq à quinze grains sous forme pipulaire.
Nous ne faisons qu’indiquer la chimophile a ombelle, la mosMÉE crenelée ou buciia , la racine de PABEIRA BRAVA , la BUGRAISE OU ARRÊTE -BOEUF , le CAPRIER , la TURQUETTE , le CÉTÉRACH , L’ALKE- KEÏVGE , elC.
Parmi les ombellifères aromatiques que nous avons déjà étudiées plusieurs sont diurétiques , telles <pie Fâche , le persil, le cerfeuil, etc... On retrouvera dans les purgatifs le colchique d’automne dont l’action se porte aussi sur l’appareil urinaire pour en stimuler la sécrétion , et parmi les excitants balsamiques , les baies de genièvre qui jouissent aussi de cette propriété.
EXCITANTS EMMÉNAGOGUES
OU DONT D’ACTION EST PLUS SPÉCIALEMENT UTILISÉE POUR PROVOQUER LE FLUX MEN- STRUEL.
Tous les excitants généraux peuvent èlre emménagogues , puisque le système utérin n’échappe pas à la stimulation que ces agents produisent dans tous les appareils organiques. L’aménorrhée est liée à tant de causes divers et souvent opposées , <[ue même on trouve des emménagogues dans toutes les classes de moyens dont peut disposer le thérapeutiste , dans le domaine de la matière médicale et hors d’elle. Il s’agit seulement ici comme pour (ous les excilants spéciaux de remèdes consacrés à ce but et qui ne rencontrent pas leurs indications ailleurs; de remèdes qui sans atteindre aussi sûrement ce but , d’exciter les règles , qu’un purgatif , par exemple , at-
MEDICAMENTS EXCITANTS
teint son effet physiologique , savoir , la supersécrétion de la membrane muqueuse intestinale et des parenchymes glanduleux «pii versent leurs produits à sa surface , sont pourtant suivis assez souvent de leur résultat spécial , pour qu’on soit autorisé à les préférer à tout autre excitant lorsque l’indication se présente de provoquer les menstrues. Voilà tout.
Ces excitants , qui méritent une distinction sous le titre d’emménagogues , et que vraiment nous ne pouvions pas placer ailleurs , sont :