ASPERGES
Asparagus offlcinalis; Radius , Turiones A sparagi. Plante indigène vivace, de la famille des Asparaginées qui croît dans les terrains cultivés. C’est la racine qui est usitée comme diurétique. Elle est écailleuse, cylindrique, charnue, donnant naissance ù une infinité de radicules cylindriques aussi et très-longues du volume d’une plume à écrire, grises à l’extérieur, blanches en dedans et d’une saveur mucilagineuse et amère. WM. Vauquelin et Itobiquet y ont découvert une matière particulière nommée Agédoïte, la même que d’autres ont découverte une seconde fois sous le nom d’ Asparagine ; outre cela une substance résineuse verte , de l’albumine , du phosphate et de l’acétate de potasse , de la mannile , etc. Tout ce que cette racine contient d’actif est soluble dans l’eau. Elle est au nombre des cinq racines dites apéritives majeures. On sait qu’elle communique à l’urine une odeur infecte des plus prononcées , sans du reste exercer la moindre action sur les autres fonctions. L' Agédoïte paraît être le principe de cet effet particulier.
Lorsque n ous arriverons aux médicaments con* Iro-stimulanls , nous mentionnerons les propriétés d’une partie de l’Asperge , les pointes ou turions, qui jouissent d’une action sédative assez marquée sur les contractions du cœur , à la manière de la digitale.
La racine d’ Asperge se donne en décoction ( une once pour deux livres d’eau ). En outre on l’administre sous la forme de l’apozème ou du sirop des cinq racines. Le premier se prépare avec les racines d’asperge , de petit houx , de panicaut , de persil et de fenouil en proportions égales. On l’édulcore avec le sirop des cinq racines et on y ajoute deux gros par pinte de nitrate de potasse. L'ache remplace le panicaut dans le sirop des cinq racines.
Les pointes d’Asperge pour produire l’action sédative dont nous avons parlé se donnent sous forme de sirop à la dose d’une demi-once à une once. Nous y reviendrons.
Il suffit d'avoir énuméré la racine defragon ou Petit-Houx, Ruscus aculeatus, parmi les racines diurétiques; car elle n’est presque jamais employée que dans celle préparation.
RAISIN D’OURS, BUSSEROLE.
Uva nrsi, folia Urceursi ; arbuste indigène'
PARIÉTAIRE. — CAINÇA.
de la famille des Éricinées qui croît abondamment dans les montagnee.On n’emploie en médecine que les feuilles.
Ces feuilles sont fort analogues à celles du Buis , Buxus semper virens , dont elles ne différent qu’en ce qu’elles sont dépourvues de nervures transversales saillantes et qu’elles sont rugueuses sur leurs deux faces. Leur odeur est forleel leur saveur désagréable , amére et un peu slyplique. Le tannin , une matière extractive amère , de l’aeide gallique , un principe résineux en forment les éléments principaux. L’eau s’empare de ce qu’elles contiennent de médicamenteux.
Elles ont été dans le siècle dernier beaucoup vantées dans le traitement de la gravelle et des calculs vésicaux qu’on a prétendu qu’elles pouvaient dissoudre. Toute exagération mise à part , les feuilles (Vitra ursi sont encore utiles comme diurétiques, en poudre à la dose d’un à deux gros ; en décoction et infusion à celle d’une demi-once pour deux livres d’eau.