‹ Traité de thérapeutique et de matière médciale [sic]Chapitre 85 sur 242 · SABINE · texte numérisé non relu

SABINE

Juniperus Sabina , arbrisseau de la famille des Conifères qui croit dans le midi de la France. On emploie les feuilles elles rameaux.

La tige a 15 à 20 pieds de hauteur ; les feuilles sont petites , opposées , imbriquées sur la tige ; les fleurs dioïques et en chatons; le fruit est une baie pisiforme , noirâtre , renfermant deux petits noyaux. La Sabine aune odeur forte et analogue à celle de la térébenthine ; sa saveur esl très-âcre et amère. On en retire une grande quantité d’huile volatile très-active.

Les propriétés emménagogues de la Sabine sont plus marquées que celles de la rue. Son action va quelquefois jusqu’à déterminer de fortes congestions irritatives delà matrice et de violentes rnénorrhagies. Sa puissance abortive n’est que trop constatée.

On l’administre en poudre à la dose de 1 0 grains jusqu’à 24 et même un demi-gros. L’infusion se fait avec la même quantité pour deux livres d’eau. L’extrait se prescrit à la même dose et l’huile volatile à celle de 10 à 20 gouttes dans un véhicule convenable. La poudre , l’onguent et le cérat de Sabine sont quelquefois employés comme éphpastiques et pour animer les vieux ulcères.

Page 1