‹ Traité de thérapeutique et de matière médciale [sic]Chapitre 86 sur 242 · SAFRAN · texte numérisé non relu

SAFRAN

Crocus sativus , plante orientale cultivée en France. On n’emploie que le stigmate du Safran.

Tel que l’utilise la matière médicale , le Safran est sous forme de longs tilaments, roulés et repliés sur eux-mêmes, souples, d’une couleur rouge-orangée , d’une saveur piquante et amère et d'une odeur fort caractéristique. La lumière prive celle substance de toutes ses propriétés ; il faut donc la conserver à l’abri de son action. Ses qualités sont dues à une huile volatile qui les rappelle toutes. Le Safran contient aussi une huile concrète, de l’albumine et des sels.

Celle substance n’est pas exclusivement consacrée à l’indication de provoquer les règles. A petites doses on la prescrit utilement comme stomachique , et ce n’est qu’à des doses plus élevées qu’elle agit sur le système utérin. Elle est aussi regardée comme carminalive et anti-hystérique. Ses émanations suni souvent dangereuses poulies sujets nerveux , impressionnables , qu’elles peuvent jeter dans la stupeur et une sorte d’ivresse qui quelquefois n’a pas été sans danger.

La poudre de Safran se donne depuis 18 grains à un demi-gros. L'infusion, mode d’administration souvent usité dans l’aménorrhée , se fait avec un à deux gros pour deux livres d’eau bouillante. La teinture est aussi très-communément prescrite en potion à la dose d'un demi-gros à un gros et à la même dose dans des lavements emménagogues. Le sirop est moins souvent usité.

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