RAIFORT SAUVAGE
COGHLÉARIA. CRESSON DE FONTAINE, etc.
Le Raifort sauvage, Cochlearia armoracia (grand Raifort, cransoii rustique, cochléaria de Bretagne), est une plante vivacc de la famille des Crucifères, tetradynamie siliculeuse de Linné.
Caracieres génériques. Calice ouvert, égal, quatre pétales entiers, style court; siliculo sessile, oblongue, globuleuse, à deux valves bossues.
Caractères spécifiques. Feuilles radicales, lancéolées, crénelées ; feuilles de la tige incisées.
La tige est haute d'un pied et demi, droite, ferme, creuse et cannelée ; la racine est rampante, blanche, d'un goût âcre et brûlant, exhalant, lorsqu'on la divise, une odeur piquante et trés-forte, qui irrite le nez et les yeux.
Les [jarties usitées en médecine sont les racines {radices raphani sylveslris, Codex) qui ne s'emploient guère qu'à l'état frais, non desséchées.
Analyse de la racine de Raifort. Résine amère, soufre (toutes les crucifères en contiennent), fécule, albumine, huile volatile, liquide, d'un jaune clair, très-fétide et très-irritante ; elle contient eu outre de
l'acétate et du sulfate de chaux, du ligneux, etc. (Einhoff).
M.VL Bussy, Frémy et Boutron ont démontré que l'huile volatile ne préexiste pas plus dans les racines de Raifort que dans les amandes amères ou la moutarde; elle ne prend naissance que par une sorte de fermentation.
Nous indiquerons plus loin les diverses préparations et le mode d'administration des plantes crucifères, lorsque nous aurons décrit celles d'entre elles qui ont le plus d'importance en thérapeutique.
Le Cochléaria, Cochléaria officinalis, L. (cranson ollicinal, vulg. herbe aux cuillers), est une plante indigène bisannuelle, de la même famille, qui croît sur les bords de la mer et qu'on voit aussi dans nos jardins.
On emploie la tige et les sommités fleuries fraicnes.
Caractères spécifiques. (Nous avons déjà donné les caractères du genre Cochléaria.) Feuilles radicales , en cœur arrondi; feuilles caulinaires, oblongues, sous-sinuées.