‹ Traite de therapeutique et de matiere medicale/ (volume 2)Chapitre 159 sur 335 · GUANO · texte numérisé non relu

GUANO

Caractères. Tiges cylindriques, velues, liantes de 30 à 50 millimètres simples ou ramifiées, feuilles ovales entières, obtuses, sessiles ou alternées en un pétiole linéaire, d'un vert clair en dessous, glabres à la l'ace supérieure, trinervées, racines horizontales, menues, tortueuses, d'un rouge btunàtre à l'extérieur, blanchâtre à l'intérieur.

Les fleurons portés sur une inflores- <;ence terminale solitaire, pédonculée, grande, avec des demi-fleurons ù, la circonl'éience, au centre les fleurons présentent à la base un ovaire surmonté par une aigrette; la planle présente une odeur particulière forte, une saveur amère; lorsque les fleurs sont sèches on doit les manier avec précaution en raison des aigrettes qui s'en détachent et qui irritent la membrane pituitaire. Ce

sont ces mêmes aigrettes qui, s'arrètantà la gorge, provoquent les vomissements, lorsqu'on boit la tisane d'Arnica qui n'a pas été filtrée.

William Bastock a extrait de l'Arnica en 18ol un alcaloïde qu'il a surnommé arnicine. Antérieurement l'Arnica avait été analysée par MM. Chevallier et Lassaigno.

Les principes actifs de l'Arnica sont solubles dans l'eau et l'alcool.

Teinture d'Arnica {Tinclura de Arnicâ).

Fleurs d'Arnica 100

Alcool à GO degrés bOO

Faites macérer pendant dix jours, passez avec expression, filtrez.

ACTION PHYSIOLOGIQUE

D'après Joerg, l'Arnica excite principalement l'encéphale, irrite le tube digestif, accélère la circulation, amène la diaphorèse, excite la toux et peut déterminer des nausées et des vomissements ; son action sur le système nerveux se manifeste par de la céphalalgie, des mouvements spasmodiques, des picotements, des fourmillements dont on a tiré un certain parti dans quelques cas de paralysie, de somnolence habituelle, de coma, etc.

ACTION THÉRAPEUTIQUE

Stahl appelait l'Arnica, le quinquina des pauvres ; Hallé et Desbois^ de Rochefort, l'ont beaucoup accrédité. Quoiqu'il ait été employé quelquefois avec succès contre les fièvres adynamiques et ataxiques, il est loin d'être le succédané du quinquina. La teinture mêlée à l'eau esl d'un usage populaire contre les coups, les ecchymoses, les contusions ; on la préconise ■contre le rhumatisme, etc.

Doses. Poudre comme sternulatoire, une pincée; en pilides, 30 à 30 centigrammes ; l'eau distillée, peu usitée, 30 à 100 grammes ; en infusion, 2 à 4 grammes pour 1 litre d'eau, cette tisane doit être filtrée ; teinture, quelques gouttes dans un verre d'eau. A l'extérieur, on la mêle à trois quarts d'eau. Extrait alcoolique, 3 à i5 centigrammes.

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