SABINE
Jimiporiis SalÀna, ai'brissoan de la faniillo des Conil'ères, qui croit dans le midi de la France. On emploie les feuilles et les rameaux.
La tige a 5 mètres à 6™, 63 (1 5 à 20 pieds de hauteur) ; les feuilles sont pi'tites, opl)Osées, imbriquées sur la tige; les fleurs dioïques et en chatons; le fruit est un cône bacciformo noirâtre renfermant deux petits noyaux. La Sabine a une odeur forte et analogue à celle de la térébenthine ; sa saveur est très-àcre et amère. Un en lire une grande quantité d'huile volatile très-active.
Les propriétés emménagogues di! la Sab.ne sont plus marquées que celles de la lH.ue. Son action va quî'lquofois jusqu'à déterminer de fortes congestions irritatives de la matrice et de violentes méiiorrhagies. Sa puissance abortive n'est que trop constatée.
On l'administre en poudre à la dose do 50 centgraïiinii's à 1 gramme et même 2 grammes. L'infusion se fait avec la même quantité pour 1 kilogramme d'eau.
L'extrait se proscrit à la même dosj, et l'huile volatile à celle de 10 à 20 gouttes dans un véhicule convenab'e. La poudre, l'onguent et le cérat de Sabine sont quelquelbi-i employés comme épispasiiqujs et pour animer les vieux ulcères.
M. le docteur Beau r.^commande contre les métrorrh;igies un mélange de poudre de rue et de Saliine ; il considère ce mélange comme jouissant d'un;- ellicaci é supérieure à celle de l'ergot de seigl '.
Voici sa formidc :
Poudre de rue. . . lo c ntigr.
Poudre de Sabine. i5 — "
Sirop. q. s. pour 0 pilules.
On donne une pilule matin et soir.
D ms les anémies consécutives aux métrorrhagies passives, M. Beau dit avoir retiré de bons effets de la poudre de rue associée au for (1 à 2 centigiammes de poudre de rue par jour) et il continue ce médicament v\i certain temps pour provenir les récidives.