MESURES DB CAPACITÉ POUR LES LIQUIDES
Les mesures de capacité sont le litre et les divisions décimales.
1 litre = équivaut à. 1 décimètre cube.
1 décalitre = dix litres. 10 décimètres cubes.
1 hectolitre — cent litres 100 décimètres cubes.
1 décilitre = dixième du litre ... 100 centimètres cubes.
1 centilitre = centième du litre. . 10 centimètres cubes.
1 millilitre = millième du litre. . . 1 centimètre cube.
POIDS d'un LITRE, OU DENSITÉ DES DIVERS LIQUIDES DONT LES NOMS SUIVENT.
grammes. grammes.
Eau distillée 1,000 Huile de faîne 91S
Acide acétique le plus concentré.. 1,063 — de lin 940
— clilorhvdrique saturé à froid. 1,210 — d'olive 915
— cyanhydrique (;96 — de pavot 929
— nitrique à 4 équival. d'eau. 1,422 — de ricin 941
— — monoliydraté. . . . 1.520 — volatile de citron 847
— suH'urique (66» Baumé). . . 1^847 — — de térébenthine. . . 870 Alcool absolu 795 Lait de vache 1,032
— du commerce à 85 centé- — d'ânesse 1,035
simaux 850 — de brebis 1,040
— faible (eau-de-vie) à eOcen- — de chèvre 1,034
tésimaux 914 Petit-lait de vache clarilié 1,02(>
Ammoniaque liquide (23o.Baumé). 917 Sulfure de carbone 1,271
Chloroforme 1,480 Vin de Bordeaux 994
Ether acétique 914 — de Bourgogne 992
— sulfuriquc par. .• 729 — de Madère 9915
Huile de foie do morue 920 — de Malaga l,0o(>
— d'amandes douces 917 Vinaigre blanc d'Orléans 1,013
— de baleine 923 — distillé . 1,001)
Pour compléter ces tableaux, nous donnerons aussi les signes anciens que l'on trouve dans les vieux ouvrages :
H signe de la livre ou 500 grammes. Hij équivaut à deux livres.
5 signe de l'once 318^,25 |iv équivaut à quatre onces.
g signe du gros ou drachme. 3 ,90 gvj équivaut à six gros.
3 signe du scrupule 1 ,20 qJ équivaut à un scrupule.
Gr signe du grain 54 mill. Grx équivaut à dix grains.
B signe de demi. 3B équivaut à une demi-once.
Depuis l'enfance de la médecine, les médicaments liquides très-actifs, ou ceux qui, pour des raisons diverses, doivent être administrés à petite quantité, sont dosés par gouttes ; il est même résulté de cette habitude et de cette nécessité une appellation particulière d'un groupe de médicaments ; telles sont les gouttes céphaliqucs anglaises, les gouttes noires, les gouttes utérines, les gouttes d'aconitine, amères, alcalines d'Hamilton, anthelmintiques, antrartiiritiques de Terrier, blanches, calmantes, allemandes, d'or de Lamothe, calmantes de Grindle, cordiales de Warner, des jésuites, de Wallier, Diéna, de Lancastre, purgatives do Pope, des quakers de Rousseau, de Sydenham, etc. , etc.
lOSO POSOLOGIE.
On peut dire qu'en général les médicaments dosés par gouttes présentent une action telle qu'il y aurait un certain danger à augmenter la quantité prescrite, ou un inconvénient à dépasser le nombre indiqué dans les formules.
Le plus souvent, ce sont les pharmaciens ou les médecins qui sont appelés à opérer la répartition par gouttes du médicament prescrit, et alors l'habitude de ce genre de dosage est une garantie de l'exactitude de l'opérateur ; mais il arrive aussi que le malade ou les personnes qui le soignent, moins experts, se trouvent dans l'obligation de compter des gouttes, et alors rien n'égale leur embarras, si ce n'est la maladresse et l'inexactitude avec lesquelles ils arrivent à remplir la prescription du médecin. Nous pourrions citer de véritables empoisonnements, résultat de pareilles erreurs de dosage.
Procédé employé pour compter les gouttes.
Tout le monde connaît le procédé employé pour compter les gouttes ; il suffit d'avoir fait quelques expériences à l'aide de cette méthode pour être convaincu de sa défectuosité ; en effet, lorsqu'une goutte s'échappe de l'espace ménagé entre le goulot d'un flacon et son bouchon, le volume des gouttes et conséquemment leur poids dépend :
1° la capacité plus ou moins grande du flacon ;
2° De l'habileté de l'opérateur;
.3° Du diamètre du goulot.
Il arrive souvent, en effet, que les pharmaciens les plus habiles laissent échappei des fdets de liquide ou quelques gouttes de plus que celles qui ont été prescrites.
Quant à l'influence de la capacité du flacon, voici les résultats de nos expériences à ce sujet :
POIDS DE 20 GOUTTES d'EAU S'ÉCHAPPANT d'uN FLACON.
Do /(li à Ik, de 5008'', de 3508'-, de 125?'-, de 30gf, 2,45 2,15 1,85 1,70 1,25 2,20.
Ces différences ne tiennent pas uniquement à la capacité du flacon, mais plutôt au diamètre du goulot par oîi se fait l'écoulement des gouttes. Disons tout de suite qu'on croit en général que le poids d'une goutte d'un liquide est en raison directe de la densité de ce liquide, tandis qu'au contraire il résulte de nos expériences qu'il n'existe aucun rapdort entre le poids d'une goutte d'un liquide et la densité de celui-ci.
Les causes qui peuvent faire varier le poids d'une goutte qui tombe d'un goulot sont les suivantes :
1° La section de la colonne liquide ;
2° Les différences de cohésion de ce liquide.
Et ces variations se produisent toujours, quelle que soit l'habileté de la main qui fait couler ces gouttes.
POSOLOGIE.
Pour obtenir avec un même liquide des gouttes d'un volume constant et d'un poids toujours égal, il faut de toute nécessité :
0 Que la veine liquide qui donne naissance à la goutte soit de même section, c'est-à-dire que la partie mouillée par le liquide ait toujours une même surface. »