HASCHICH
On connaît sous le nom de Haschich les sommités fleuries d'une variété du chanvre {Cannabis indica) de la famille des Urticées. Cette variété est cultivée dans l'Orient et surtout en Egypte. Il croit dans le terrain où l'on récolte le chan: re ordinaire ; il n'acquiert que peu de hauteur, et lorsqu'il a acquis tout son développement, on cueille les sommités que l'on conserve pour les usages que nous allons indiquer.
Ces sommités se présentent sous forme de poussière très-grossière, composées de petits fragments de tiges, de folioles, de fleurs, de fruits imparfaitement développés ; on mêle ce' te poudre à du miel, à du sirop de sucre, à du beurre, et l'on en fait des bols que l'on prend en quantité plus ou moins grande, suivant l'habitude que l'on a du médicament. L'es-
pèce d'éleotuaire nommé Dawamesk se prépare avec l'extrait gras de Haschich, du miel, du musc, des amandes et des pistaches.
On obtient un extrait alcoolique de chanvre indien en traitant la plante sèche par l'alcool à 83 degrés, à plusieurs reprises; à. la température de 73 degrés, on distille pour retirer les trois quarts de l'alcool. Cet extrait alcoolique, repris par l'eau, donne la résine ou Hasohichine. On peut encore faire une infusion ou une décoction. Quelquefois on la fait cuire et on la pétrit avec du sésame ou du sucre l)our en faire des pastilles.
Il est bien démontré aujourd'hui que le Cannabis indica ne constitue pas une espèce distincte et qu'il n'est qu'une variété du C. sativa cultivé dans nos campagnes et qui jouit des mêmes propriétés.
Jusqu'ici le Haschich n'a été que bien peu employé comme médicament, mais tôt ou tard cet agent, qui exerce sur le système nerveux une influence si considérable, entrera dans le domaine de la thérapeutique et y occupera probablement une place importante.
Murray, dans YApparaCus medicatninum, avait déjà bien fait connaître