‹ Traite de therapeutique et de matiere medicale/Chapitre 134 sur 146 · LOCAUX · texte numérisé non relu

LOCAUX

MÉDICATION ÉVACUANTE.

vement péristaltique, des sécrétions gazeuses et folliculaires; coliques; augmentation du flux biliaire et pancréatique; en définitive, diarrhée.

Mais si les phénomènes sont les mêmes, l'ordre de leur apparition varie. Pour les purgatifs irritants directs, l'inflammation de la membrane muqueuse ouvre la scène; ultérieurement surviennent les sécrétions folliculaires et glandulaires, les flatuosités et les cohqucs. Pour les purgatifs indirects, les coliques commencent, c'est-à-dire l'augmentation du mouvement péristaltique, la congestion de la membrane muqueuse ; les sécrétions folliculaires et glandulaires ne viennent que secondairement.

Cette étude préalable était essentielle pour concevoir les anomalies apparentes que l'on observait dans l'influence des divers purgatifs.

On se demandait, par exemple, pourquoi l'huile de croton tiglium, d'épurge, de ricin, le calomel, faisaient perdre pendant plusieurs jours l'appétit aux malades, et les jetaient dans un état tout à fait analogue à celui que l'on a décrit sous le nom d'embarras gastrique ; pourquoi les sels neutres produisaient un effet analogue, mais très-passager ; pourquoi l'aloès, le jalap, le séné, purgeaient aussi activement et même plus aclivement que la plupart des substances que nous venons d'énumérer, sans amener, du côté de l'estomac, des troubles à beaucoup près aussi notables; pourquoi les purgatifs de la famille des euphorbiacées ne pouvaient être longtemps continués sans un grand dommage pour la santé, tandis que les purgatifs salins et les purgatifs indirects avaient en général tant d'innocuité? Ce que nous avons dit plus haut répond à ces questions d'une manière satisfaisante.

Page 1