ACTION PHYSIOLOGIQUE DU CUIVRE
Le Cuivre pur, tel qu'on peut l'obtenir en limaille ou en petits copeaux, n'exerce souvent sur l'économie aucun effet appréciable; M. le docteur Drouaud a, en efîet, démontré que la limaille donnée à un chien, soit pure, soit incorporée aux graisses et aux huiles, n'exerçait aucune action malfaisante, môme à la dose de 30 grammes. Pourtant il est permis de penser, avec M. Mialhe, que le Cuivre divisé séjournant suffisamment dans l'estomac en présence de l'air, de l'acide chlorhydrique et des chlorures alcuUns, s'oxyderait d'abord, puis se dissoudrait en formant un chlorure.
Il rapporte une observation à l'appui de cette opinion.
L'action de ce métal n'est pas douteuse lorsqu'il est combiné avec les acides, et les divers sels de Cuivre exercent sur les tissus avec lesquels ils sont en contact une action irritante très-énergique, et, s'ils sont pris à l'intérieur, ils déterminent une phlegmasie gastro-intestinale qui peut devenir mortelle. La première action des sels de Cuivre est leur combinaison avec les éléments protéiques des tissus et la formation d'un coagulum bleu verdâlre, d'après Mitscherlich.
Ce coagulum, si le sel esta acide organique, se dissout très-facilement dans un excès du composé salin; il résiste, au contraire, lorsqu'on a affaire à un sel dont l'acide est'inorganique. Aussi M. Mialhe accorde-t-il une double manière d'agir aux préparations du Cuivre, l'une coagulante, astrictive; l'autre fluidifiante, désobstruante. On produit la première action par le sulfate cuivrique, à faible dose, et la seconde par l'acétate à dose élevée.