CUIVRE
Les ouvriers qui travaillent le Cuivre sont remarquables par la teinte verdâtre de leurs cheveux et de leur barbe, coloration qui tient probablement à la présence des sels de Cuivre réduits en poudre très-fine. 11 arrive nécessairement qu'ils avalent des sels mêlés à la salive, ou bien encore qu'ils en aspirent dans les bronches. Le Cuivre ne semble pas exercer sur eux une influence h beaucoup près aussi fâcheuse que les préparations saturnines. Ce que l'on observe seulement, ce sont des coliques précédées d'inappétence et accompagnées de diarrhée, coliques dont l'existence est problématique, et qui n'ont, d'ailleurs, ni l'intensité ni' le danger de la colique de plomb. D'ailleurs, il est d'observation que les ouvriers qui travaillent le Cuivre peuvent, avec quelques soins de propreté, et, en évitant des écarts de régime, se prémunir contre ces légers inconvénients, ce qui devient tout à fait impossible pour ceux qui se trouvent exposés aux émanations saturnines.
Lorsque l'on cherche à apprécier l'influence que le Cuivre exerce sur les ouvriers, il ne faut pas oublier que presque toujours ces artisans travaillent en môme temps le plomb, et il faudrait se garder d'attribuer à l'un de ces métaux ce qui ne doit être mis que sur le compte de l'autre.