BUSSEROLE. CONSOUDE, AIRELLE-MYRTILLE
tout des catarrhes chroniques tics diverses membranes muqueuses.
Dans une communication faite il y a quelques années à l'Académie de médecine, M. le professeur Nélaton, au nom de M. le docteur Raphaël, de Provins, a proposé la feuille et la racine fraîches de noyer comme jouissant d'une efficacité remarquable clans la pustule maligne et le charbon. Déjà ce topique avait eu, à ce qu'il paraît, les plus brillants résultats entre les mains d'un praticien du Midi, le docteur Pomayrol; de son côté, le docteur Raphaël affirme avoir obtenu une guérison rapide sur quatre malades affectés soit d'œdeme charbonneux des paupières, soit de pustule maligne bien confirmée. Malgré le caractère merveilleux de ces résultats qui tout naturellement doit nous tenir en défiance, nous n'avons pas cru devoir les passer sous silence, bien persuadés d'ailleurs que, clans une affection de cette nature, l'expérimentation'aura bientôt prononcé en dernier ressort.
Au tannin, à l'acide citrique et à l'acide malique qu'il contient, le Brou de Noix doit ses propriétés astringentes qui le recommandent au même titre que l'écorce de chône, la gomme kino, etc.; mais le principe amer lui fait encore partager les propriétés des amers astringents.
On prépare avec le Brou de Noix une liqueur agréable, qui est utile aux personnes dont l'estomac est paresseux, sans que cette paresse puisse être attribuée à une inflammation chronique.
Hippocrate et Dioscoride conseillaient le Brou de Noix comme anthelminthique ; il convient de le donner, dans ce cas, sous forme d'extrait à la close de 50 à 60 centigrammes. Cette propriété est fort contestée ; et c'est tout au plus si l'on accorde aujourd'hui à l'extrait, à l'infusion et à la décoction de Brou de Noix les propriétés thérapeutiques que nous verrons appartenir à la gentiane et à la petite centaurée.
La tisane de Pollini, préparée, comme nous l'avons dit plus haut, avec le Brou de Noix auquel se trouvent associées diverses substances actives, est en quelque sorte populaire dans le traitement des véroles constitutionnelles et des dartres invétérées ; ce n'est pas que nous croyions à ce remède une propriété antisyphilitique assez puissante pour qu'il puisse rendre le mercure ou l'iode inutiles; ce n'est pas que nous le croyions capable de guérir les dartres sans le secours d'aucun moyen tonique; mais c'est un adjuvant utile, et auquel on peut et l'on doit avoir recours, surtout après la cessation des accidents les plus graves.