‹ Traité de thérapeutique et de matière médicale (volume 2)Chapitre 7 sur 185 · DE L'EXISTENCE DU FEE DANS LE SANG · texte numérisé non relu

DE L'EXISTENCE DU FEE DANS LE SANG

Le Fer n'est point une substance étrangère à l'organisme, il est facile de s'en assurer par la simple incinération du cadavre, car c'est le Fer qui donne à ces cendres leur couleur rouge brune. Mais si, au lieu de faire l'incinération en masse, on examine séparément les différents organes, on voit que le Fer n'est pas répandu uniformément dans l'organisme. Le Fer est avant tout une partie constituante du sang et en particulier des globules rouges : il fait partie de leur matière colorante, l'hématine ; aussi faut-il avoir soin de débarrasser un organe du sang qu'il contient pour savoir si cet organe renferme réellement du Fer.

L'analyse ainsi conduite a montré l'existence normale du Fer dans le suc gastrique, dans les cheveux, dans les plumes des oiseaux, dans le blanc et le jaune de l'œuf de poule, dans le chyle, la lymphe, la bile, dans les calculs biliaires, dans le pigment noir des yeux, enfin dans le lait et l'urine, mais seulement à l'état de traces.

La quantité de Fer relativement la plus importante se trouve dans le sang, mais elle n'a pu réaliser l'espérance de Menghinus, de pouvoir

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