MASSAGE
ctasoires, dont on peut aisément se faire une idée dans le magnitique établissement des Néothermes de Paris.
Le Massage, en tant que moyen hygiénique , est employé chez presque tous les peuples de l'Orient et dans le nord de l'Europe. Les personnes qui s'y soumettent prétendent éprouver par cette manœuvre une indicible sensation de bien-être et d'excitation; il leur semble que l'élasticité musculaire delà jeunesse se réveille sous la main qui les presse, que les forces se rétablissent, que le jeu de toutes les fonctions s'exerce plus librement. La fatigue surtout qui résulte de l'abus de la marche, de la veille ou des plaisirs de l'amour, disparaît pendant l'acte niême du Massage. Il est difficile de croire qu'un pareil moyen n'ait pas une influence puissante sur rhomme malade. — Aussi est-il d'expérience que dans les rhumatismes aigus non fébriles, dans les rhumatismes chroniques , dans les paralysies qui sont envoie de guérison, dans l'impuissance vénérienne, cette médication est suivie d'un heureux résultat.
11 est reconnu encore que certaines phlegmasies internes, celles surtout de l'estomac et des intestins et des bronches, qui se lient le plus souvent à un état d'atonie de la peau, et que bon nombre de gastro-entéralgies, accompagnées d'une constipation rebelle , sont avantageusement modifiées par le Massage.
Le docteur Sarlandière, ep essayant de se rendre un compte physiologi que de l'action modificatrice du Massage ordinaire, et ayant égard d'autre part au sentiment de bien-être que l'on éprouve, et à la manière dont on remédie à la fatigue quand on déplace un membre qui est longtemps resté dans une même position, ou, ce qui revient peut-être au même, qui a été longtemps exercé de la même manière, pense que c'était en quelque sorte par un déplacement moléculaire des parties constituantes du muscle qu'on pourrait remédier le plus efficacement aux lésions motrices de cet organe. Il crut avoir constaté que , si la douleur dont un membre est affecté enchaîne le mouvement que l'on exerce sous l'influence de la volonté, dans la direction naturelle des fibres charnues, un mouvement imprimé en sens contraire, et par conséquent au moyen d'une force étrangère, rétablissait la sensibilité dans son état d'intégrité , et redonnait l'aptitude aux mouvements naturels et volontaires.