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MASSAGE PAR PERCUSSION

Ce praticien ingénieux, tenant compte de l'extrême fatigue que cause à celui qui l'exerce un Massage bien fait, et sachant d'ailleurs combien il est difficile de trouver dans notre pays des gens assez habiles dans cet art, pensa qu'une percussion molle, plus ou moins forte, plus ou moins lente, à l'aide d'un corps non contondant placé au bout d'un levier, afin de moins fatiguer l'opérateur, atteindrait peut-être le même but que le Massage. Il fit donc fabriquer pour cet usaj^p des battoirs élastiques dont la paletle

circulaire de quatre pouces de diamètre est adaptée à un manche de dix pouces de longueur. Les palettes, rembourrées de crin , sont recouvertes de flanelle pour les percussions à sec, et de feutre ou de caoutchouc pour les percussions au milieu de la vapeur aqueuse.

Voici d'ailleurs la manière dont Sarlandière veut qu'on pratique le Massage par percussion.

On se sert de deux battoirs que l'on tient dans chaque main , afin de frapper alternativement de la gauche et de la droite, et non de toutes les deux à la fois.

L'espace entre les deux points frappés varie suivant qu'on a à traiter une partie douloureuse plus ou moins circonscrite, ou qu'on se propose d'agir sur une grande surface, comme pour remédier à un endolorissement général, à la fatigue, ou à un brisement de membres. Si la partie douloureuse est peu étendue, on se renferme pour percuter dans le cercle de la douleur, et on ne le dépasse que d'un pouce environ.

Il faut éviter de frapper le même point avec les deux battoirs, car le plus souvent on augmenterait la douleur, ce qui arriverait également si les coups étaient trop précipités et trop forts. Autant que possible, il faut frapper sur deux points d'un même muscle. Cette condition est plus favorable au succès.

Si l'on doit agir sur une grande étendue, on percute en parcourant successivement tous les points, et en s'y arrêtant quelque temps.

Cette forme de Massage ne doit être employée que pour le cou , les épaules, le dos, les fesses, les lombes et les membres; on doit la rejeter pour le tronc, la face, et, en un mot, pour toutes les parties où les os sont très-supertîciels.

Les parties très- charnues, comme les mollets, les cuisses, les fesses, sont celles oii l'on peut frapper les coups les plus forts.

Les coups seront d'autant plus rapprochés qu'ils seront plus légers ; mais lorsque l'on croira devoir frapper très-fort , il faudra mettre assez d'intervalle entre chaque .coup pour que la partie ne s'échauffe pas, et ne devienne pas plus douloureuse. Il faut attendre, en un mot, que l'impression douloureuse produite par chaque coup soit entièrement dissipée avant d'en frapper un nouveau.

Il est de précepte de commencer par percuter à petits coups toute la surface sur laquelle on se propose d'agir, afin de l'accoutumer d'abord à une vibration légère; et l'on va en augmentant progressivement de force.

Telle est la manœuvre indiquée par le docteur Sarlandière; manœuvre dans laquelle des expériences nombreuses l'ont seules dirigé; manœuvre à laquelle ce praticien attache une importance extrême comme condition sme quu non du succès de la médication.

Sarlandière a remarqué, et cette observation l'a singulièrement étonné, que, lorsque l'on a percuté ainsi pendant quelque temps d'une manière convenable, la peau, au lieu de s'être échauffée, a , au contraire, une

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