LABIÉES. II
11 existe un rapport assez remarquable entre les propriétés chimiques des labiées et leurs propriétés thérapeutiques.
— Division de cette famille de plantes en quatre groupes : le premier groupe est représenté par la mélisse, qui a pour principe de son activité une plus ou moins grande quantité d'huile essentielle. Le second a la menthe pour type; la présence du camphre imprime aux. plantes de ce groupe des caractères thérapeutiques spéciaux, qui les rapprochent des antispasmodiques. Dans le troisième, la germandrée, le marrube, le lierre terrestre, agissent plus spécialement par leurs principes amers, indépendamment des propriétés dues à l'huile essentielle aromatique. Enfin, le quatrième et dernier groupe, est représenté par la sauge, don tl'action semble résulter de l'association de tous les principes médicamenteux reconnus dans les plantes précédentes, savoir : l'huile essentielle, le camphre et le principe amer. La sauge possède en outre des propriétés astringentes. II, 465.
Mélisse. II, 465.
Matière médicale. II, 465. —Thérapeutique. II, 465. — Un mot sur les médicaments dits nervins. II, 466 et suiv. — Définition des médicaments nervins. II, 466. — La mélifse est utile dans les débilités musculaires; dans les céphala gies des gens délicats et nerveux; — dans les obnubilations passagères, les bourdonnements d'oreille, les vertiges qui ne tiennent pas à l'état de pléthore. II, 468. — A l'extérieur, en frictions, dans les dou- ■ leurs rhumatismales apyrétiques ; les névralgies vagues et peu intenses ; en lotions, dans les faiblesses commençantes de la vue; — dans les douleurs otalgiques; — dans le tremblemens des mains et de la tète. II, 468. — Considérations sur les médicaments céphaliques et exhilarants. 11,469. — Propriétés anticéphalalgiques de la mélisse. II, 470. — Propriétés exhilarantes. II, 470. — La mélisse est utile contre la mélancolie, l'hypochondrie. II, 471.
La mélisse bâtarde, la cataire, le basilic, sont les Labiées les plus rapprochées de la mélisse par leurs propriétés.
Menthe. II , 472.
Matière médicale; IL, 472. — Action physiologique. Il, 472. — Action thérapeutique. Il, 473. — Affections spasmodiques et flatulentes. — Vomissements nerveux. — Gastrodynies spasmodiques.
— Coliques nerveuses. II. 473. — Gastralgies des jeunes filles chlorotiques. — Fièvres nerveuses primitives. — Fièvres
typhoïdes à forme nerveuse. — Fièvres catarrhales avec atonie générale. II, 474.
— Choléra asiatique. II, 474. — Flux exagérés. — Fièvres intermittentes pernicieuses. — Vomissements chez les enfants allaités. — Propriétés antilaiteuses de la menthe. Il, 475. — Propriétés anaphrodisiaques? II, 47 5. — La menthe pouliot (mentha pulegium) est utile surtout dans les toux convulsives, et spécialement dans la coqueluche. Il, 476.
Les autres labiées, susceptibles d'être rangées dans ce groupe, sont : le romarin, la lavande, le stachys, le thym, le serpolet, etc.; mais nulle de ces plantes n'a de propriétés thérapeutiques aussi marquées que la menthe.
Hysope, Germandrée, Marrube, Lierre terrestre. II, A76.
Ces labiées sont recommandées dans les affections de poitrine; — dans la phthisie pulmonaire tuberculeuse; — dans les catarrhes pulmonaires chroniques et aigus ; — dans l'asthme ; — dans les affections nerveuses des organes respiratoires. II, 476 et suiv. — On les administre aussi avec succès (la germandrée spécialement) contre les maladies chroniques du foie; — les hydropisies;
— la cachexie des lièvres intermittentes prolongées; — les atonies du tube digestif, etc., etc. 11, 478. — Utiles dans les convalescences des fièvres typhoïdes à forme adynamique. Il, 478. — Maladies aiguës à leur déclin. — Vertus antiasthmatiques et anticatarrhales de l'hysope. — Le marrube a été recommandé plus particulièrement dans la phthisie, dans l'aménorrhée et dans le scorbut. — Le lierre terrestre est de toutes les labiées amères celle qui a conservé le plus de vogue. II, 479.
Sauge. II, £80.
Matière médicale. II, 480. — Action physiologique. 11, 480 et suiv. — Action thérapeutique. — Propriétés sudoriûques. II, 482. — Sueurs exagérées et débilitantes. Il, 483. — Galactorrhée persistant après l'allaitement. — Ulcères atoniques des jambes. — Ulcères scrofuleux des joues. — Ulcérations aphtheuses chez les enfants et chez les femmes grosses, II, 483. — Tumeurs scrofuleuses.
— Abcès froids. — Rotdeurs articulaires, avec ou sans gonflement, suite de rhumatismes. — Comme résolutif sur les membres infiltrés passivement dans les convalescences; — dans l'anasarque essentielle consécutive à certains exanthèmes, aux lièvres intermittentes, etc., etc. II, 483. — Tumeurs blanches. — Carie des vertèbres. — Utile chez les enfants scrofuleux; — chez ceux aussi qui sont plongés dans la cachexie à la suite des convalescences d'exanthèmes. II, 484. — Le Teucrium marum et le Teu~ crium scordium peuvent être placés à îa
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES
suite de la sauge; leur action est du même genre, quoique moins énergique.
Camomille. II, 484.
Matière médicale. II, 484. — Thérapeutique II, '485. — Fièvres intermittentes, vertus fébrifuges de la camomille. Il, 485 à 488. — Considérée comme emménagogue. Il, 488. — Utile dans les coliques venteuses etspasmodiques ; — dans les affections atoniques des organes de la digestion. II, 489.
Absinthe. II , 489.
Matière médicale. II, 489. — Thérapeutique. Il, 490. — Propriétés emménagogues, anthelmintiques, fébrifuges.
II, 491. — Cachexies et lésions organiques diverses qui suivent les fièvres intermittentes prolongées. — Chlorose. *** Aménorrhée. II, 491.
A côté de l'absinthe Tient se placer V armoise, qui jouit d"une grande réputation comme emménagogue. II, 49.2. — Et la tanaisie, utilisée comme fébrifuge. II, 492.
Vanille. II, 492.
Matière médicale. II, 492. — La vanille est employée dans la plupart des cas où la mélisse est indiquée. II, 493. — V. ce mot.
Gingembre. II, 493.
Propriétés stimulantes. — Utile à l'extérieur dans les procidences de la luette. II, 494.
Cannelle. II , 494.
Matière médicale. II, 494. — Thérapeutique.— Propriétés stimulantes. — Usitée en frictions dans certains cas de rhumatisme chronique, de débilité partielle, etc. II, 495.
Cascarille. II, 496.
Propriétés antipériodiques analogues à celles du quinquina. II, 494.
Écorce de Winter, Muscade, Gérofîe, Serpentaire de Virginie, Écorce d'orange. II, 497.
Matière médicale. II, 497 et 498. — Toutes ces substances jouissent de propriétés toniques et stimulantes; elles sont employées à faire des huiles essentielles, et entrent dans la composition de médicaments plus ou moins complexes.
Poivre. II, 498.
Matière médicale. Jî, 498. — Thérapeutique. II, 499. r-* Employé dans les fièvres intermittentes; — dans certaines dyspepsies. Il, 500,
Piment. II , 500.
Le piment ou capsicum annuum vient d'être proposé récemment comme trèsefficace contre les tumeurs hémorrhoïdales enflammées et douloureuses. II,
Il ne supprime pas le flux sanguin, mais il tendrait au contraire à le favoriser. II, 501.
Matico. II, 501.
Matière médicale. II, 501 et 502.— Employé dans la gonorrhée, la leucorrhée et les flux divers. II, 502. — Associé aux ferrugineux, utile dans la chlorose. II, 502. — A paru efficace dans les hémoptysies. — Base hémostatique dans les hémorrhagies externes. — Le matico a encore été utilisé dans les dyspepsies accompagnées de gastralgies. — Dans les débilités succédant à des grossesses pénibles ou à un allaitement prolongé. II,
Cubèbe ou poivre à queue. II, 503.
Matière médicale. Il, 503. — Thérapeutique. II, 504. — Recommandé surtout dans le traitement de la blennorrhagie, même au début. II, 504. — Considérations sur la blennorrhagie aiguë et sur les différentes manières d'administrer le cubèbe dans cette affection. II, 505 et suiv.
Crucifères. II, 507.
Matière médicale du raifort, du cochléaria, du cresson de fontaine, etc. Il, 508 et 509. — V. la Médication excitante pour les indications thérapeutiques de ces plantes.
Café. II, 510.
Matière médicale. II, 510. — Action physiologique. Il, 510. '■ — Action thérapeutique. II, 513. — Propriétés anaphrodisiaques. II, 513. — Céphalalgies- — Migraines. II, 513. — Conseillé dans les maladies soporeuses, les hébétudes des sens, les dispositions aux apoplexies, même sanguines chez les vieillards. II, 514. — Fièvres typhoïdes à forme adynamique. II, 515. — Fièvres intermittentes. II, 515. — Asthme nerveux périodique. II, 515. — Contre la coqueluche. Il, 515. — Propriétés anticalculeuses et antigoutteuses. II, 516. — Contre- indications du café chez les femmes vaporeuses et les hypochondriaques. II, 516.— V. la Médication excitante, tome II.
Thé. II, 517.
Matière médicale. II, 517. — Thérapeutique. II, 517. — Propriétés sudorifiques.ll, 517.— Utile dans les indigestions g-istriques et intestinales. II, 517. — T. la Médication excitante.
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES
Alcool. Vins. II, 518, 519.
V. pour les indications thérapeutiques l'article de la Médication excitante.
Calorique. II, 519.
Sources du calorique. II, 520. — Le calorique est le type de tous les excitants. II, 520. — Des différents modes d'action du calorique comme excitant. 11,250. — De l'emploi thérapeutique du calorique à titre : 1° d'excitant général ; — 2° d'excitant local ou fiuxionnant ; — 3° d'irritant ou modifiant les sécrétions , altérant et détruisant les tissus. I!, 521. — Modes d'application du calorique pour produire l'excitation générale. II, 522. ■ — Considérations à propos de la faculté remarquable qu'ont les animaux à sang rouge et chaud (l'homme en particulier) de garder une température constante et indépendante au milieu d'une atmosphère très-froide ou très -chaude. II, 524. — Il se fait un changement considérable dans la constitution des animaux à sang chaud par l'influence des saisons; l'élévation soutenue de la température diminue leur faculté de produire la chaleur, et l'état opposé de lachaleur l'augmente. II, 524 et suiv. — Sources des indications de l'application du calorique à l'organisme. II, 527. — Action thérapeutique des boissons chaudes. — De l'insolation comme moyen curatif. II, 528 à 530. — Étuve sèche, étuve humide, bain de vapeur, bain chaud. II, 530 à 534. — De l'incubation appliquée au traitement des ulcères, des plaies, des amputations, des inflammat ions, des tumeurs blanches , des rhumatismes. II, 534 et suiv. — Effets de l'incubation sur la douleur, la rougeur et la tumeur des parties malades. II, 534. — Modesd'application variés del'incubation et de son utilité comme moyen thérapeutique dans une foule de cas. II, 534 à 542. — Effets physiologiques d'un air chaud et sec. II, 543 et suiv. — Effets physiologiques d'un air chaud et humide. II, 547. — Effets physiologiques des bains chauds. II, 549. — L'action exagérée du calorique est immédiatement très-excitante, mais elle amène consécutivement une grande atonie dans les parties qui y ont été exposées ; c'est tout le contraire pour l'application du froid. — Conséquences thérapeutiques de cejait. II, 551. — Du calorique employé dans le but de produire une vésication extemporanée. II, 551.— Vésication produite par le marteau de Mayor. II , 552.