‹ Traité de thérapeutique et de matière médicale (volume 4)Chapitre 47 sur 147 · ANGUSTURE · texte numérisé non relu

ANGUSTURE

(1 demi-gros à 1 gros) pour 200 à 250 grammes (6 ou 8 onces) d'eau bouillante. La teinture vineuse se donne à la dose de 100 à 125 grammes (3 ou 4 onces) par jour; l'extrait à celle de 1 à 2 grammes (20 à 40 grains) en vingt-quatre heures.

Quassia simarouba. On n'emploie en médecine que l'écorce de ses racines.

Cette écorce, dont l'amertume rappelle si bien celle du Quassia amara, contient pourtant une très-forte proportion d'acide gallique et de tannin.

Elle a joui d'une célébrité beaucoup plus grande que le Quassia amara. Employée, dit-on, de temps immémorial en Amérique dans le traitement de la dyssenterie, elle fut importée en Europe au commencement du dixhuitième siècle, et singulièrement préconisée dans les flux de sang dyssentériques. Barrère, Jussieu, Degner, Pringle, Tissot, Zimmermann, lui ont reconnu des propriétés antidyssentériques et antiscrofuleuses évidentes (Anc.journ. de méd., t. LVII, p. 513).

Négligé de nos jours dans le traitement de la dyssenterie, le Simarouba n'est plus guère employé que dans les mêmes circonstances que le Quassia amara.

Toutefois, il est bon de remarquer que la poudre de Simarouba jouit de propriétés émétiques évidentes,' comme l'ont démontré les expériences de Desbois de Rochefort et de Bichat, qui la rangent parmi les émétiques.

La poudre de Simarouba se donne comme antidyssentérique à la dose de 30 centigrammes (6 grains) cinq ou six fois par jour. L'infusion se fait avec 8 grammes (2 gros) d'écorce pour 1000 grammes (2 livres) d'eau.

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