‹ Traité de thérapeutique et de matière médicale (volume 4)Chapitre 58 sur 147 · BAOBAB · texte numérisé non relu

BAOBAB

Baobab, Adansonia digitata (Malvacée) est le plus grand arbre que l'on connaisse : c'est Adanson, célèbre botaniste voyageur, qui le premier l'a fait connaître : il a vu de. ces arbres auxquels on pouvait attribuer plus de six mille ans d'existence; il croît en Afrique depuis le Sénégal jusqu'en Abyssjnie.

Cet énorme végétal renferme dans toutes ses parties un principe mucilagineux très-abondant; le fruit qu'on appelle pain des singes renferme une pulpe aigrelette et sucrée dont on prépare une boisson employée contre les fièvres; les feuilles pulvérisées constituent le Lalo, préconisé par Adanson contre la fièvre intermittente: mais le docteur Duchassaing, de la Guadeloupe,

a préconisé l'écorce de Baobab comme bien préférable aux feuilles pour combattre les lièvres ; des expériences ont été faites récemment, mais elles ne sont pas assez nombreuses pour qu'on puisse en tirer une conclusion. M. Duchassaing emploie l'écorce de Baobab sous la forme suivante :

Êcorce de Baobab, Eau,

30 gram.

1 litre.

Faire bouillir jusqu'à réduction d'un tiers, M. Duchassaing assure qu'il a vu réussir cette décoction dans des cas où les plus fortes doses de sulfate de quinine restaient sans effet.

FERROCYANURE DE POTASSE ET D'UREE.

M. Baud a préconisé ce sel contre les fièvres intermittentes; le procédé de préparation est tenu secret, tout ce que nous pouvons dire, c'est que ce corps , d'après les expériences de MM. Rabourdin et Hurau, serait un simple mélange de cyanure jaune de potassium et de fer et d'urée; la quantité de celle-ci varie/ d'après M. Hurau. de 4 à

16 p. 100. On comprend combien une pareille substance doit varier dans son action thérapeutique : d'ailleurs son analyse n'a fait que prouver ce que les règles de la chimie avaient prévu. L'expérience n'a pas confirmé les résultats si pompeusement annoncés par M, Baud.

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