‹ Traité de thérapeutique et de matière médicale (volume 4)Chapitre 6 sur 147 · MORELLE · texte numérisé non relu

MORELLE

l'ichthyoso. M. Bretonneau, de Tours, dont le témoignage est si grave en thérapeutique, regarde la Douce-Amère comme un des agents les plus utiles dans le traitement de toutes les affections chroniques dont nous venons de parler, et il la considère comme le dépuratif le moins infidèle. Résumons-nous : la Douce-Amère, en tant que substance vireuse, est de beaucoup inférieure aux autres soîanées , et surtout à la stramoine, à la belladone et à la jusquiame; mais c'est surtout comme dépurative qu'elle devra être employée, et à ce titre elle se recommande au choix des praticiens.

Les tiges seules de cette plante sont employées en médecine, bien que toutes les parties de la plante jouissent de propriétés à peu près identiques.

On donne la Douce-Amère en infusion, en décoction, en poudre, en extrait. :

En infusion et en décoction, depuis 2 grammes (1 demi-gros) jusqu'à 125 grammes (4 onces) pour un kilogramme '(2 livres) d'eau.

En poudre et en extrait, depuis 50 centigrammes (10 grains) jusqu'à 8 grammes (2 gros).

Mais il est important, dans l'administration du médicament, d'observer les préceptes que donne M. Bretonneau : commencer par la dose la plus faible et augmenter graduellement jusqu'à ce que le médicament produise un léger trouble de la vue, des vertiges, des nausées; rester à cette dose pendant longtemps, et même après la disparition complète de la maladie pour laquelle on administre la Douce-Amère.

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