ACTION PHYSIOLOGIQUE DU COLCHIQUE
Nous remarquons d'abord que le Colchique, suivant la saison, le payt> où il a été recueilli, renferme des principes essentiellement différents; qu'ainsi, un principe sucré et amylacé à une certaine époque est remplacé plus tard par un poison énergique, la vératrine; cela sert à expliquer la divergence d'opinions des auteurs, qui administraient à des animaux des bulbes de Colchique; les uns ont signalé leur action vénéneuse, les autres ont contesté qu'elles continssent autre chose qu'un principe irritant qui n'était pas à beaucoup près aussi dangereux qu'on. se plaisait à le dire.
Lorsqu'on a pris une dose un peu élevée de Colchique, il y a, suivant la plupart des expérimentateurs, de la chaleur d'estomac, des nausées, et même une sorte de strangulation, phénomène qui s'observe toutes les fois qu'on a pris un médicament qui contient de la vératrine ; la fréquence du pouls diminue, la peau devient chaude, sèche; les urines deviennent copieuses ; il y a des coliques et de la diarrhée. Si la dose est très- élevée, il survient un véritable empoisonnement, lipothymies, tremblements,, roideurs tétaniques, convulsions, vomissements, superpurgations, etc .. (Mérat et de Lens, Dict. de Thér., t. II, p. 358.)
Suivant d'autres médecins, des doses môme élevées de Colchique ne donnent lieu qu'à quelques vertiges, à des vomissements, à de la diarrhée, et aune plus abondante évacuation d'urine.