‹ Traité de thérapeutique et de matière médicaleChapitre 34 sur 312 · DOUCE-AMÈRE · texte numérisé non relu

DOUCE-AMÈRE

Faites infuser pendant doux heures et mie d'eau; on passe sans expression, on passez. (Hôp. de Paris.) fait une seconde infusion que l'on mêle

au sirop, et l'on évapore jusqu'à ce que

, le sirop ait perdu un poids égal ù. celui

Sirop de Doitce-Âmere. jg 1;^ première liqueur de Douce-Amère ;

ou ajoute alors cette première qu'on a

Pr. : Douce-Amère 1 part, conservée à part, et l'on passe le sirop à

Sirop de sucre 3 — travers un blanchet.

Cliaque cuillerée à bouclie contient la On fait pendant deux heures infuser la substance de 3 grammes de tige de Douce-Amère dans deux parties et de- Douce-Amère.

HISTORIQUE

La Douce-Amère est un de ces médicaments dont les propriétés thérapeutiques ont été exaltées avec une telle exagération, que les expérimentateurs qui sont venus depuis, trompés presque toujours dans leur attente, ont fini par contester à cette plante toute vertu médicinale; et si le discrédit dans lequel est tombée la Douce-Amère n'est pas tout à fait mérité, au moins faut-il reconnaître que les éloges dont elle avait été l'objet étaient plus injustes encore.

Indiquée par Dioscoride, qui la croyait diurétique et qui la conseillait dans l'hydropisie, elle est encore mentionnée avec honneur dans les commentaires de Matthiole et dans Bauhin, mais c'est surtout aux élèves de Boerhaave, de Linné et de Sauvages qu'elle dut la grande faveur dont elle jouit dans tout le cours du siècle dernier.

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