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ÉLECTRICITÉ A L'ÉTAT STATIQUE

C'est la première Électricité que les médecins ont eu entre les mains et, par conséquent, la première qu'ils ont employée. Elle a été administrée sous trois formes : le bain, les étincelles et les commotions. «

Bain électrique. Sous ce nom, les médecins électriciens comprenaient l'état d'un patient placé sur un isoloire et mis en communication avec les conducteurs d'une machine. Dans cette situation, le patient prend l'Électricité des

conducteurs et se trouve pour ainsi dire enveloppé d'une couche d'Électricité de faible quantité mais de forte tension. Il ne faut donc en aucune manière confondre ce bain électrique avec ce qu'on voit afficher sur les murs de Paris sous le n'om de Bains électriques. Ce ne sont que des bains d'eau aromatique, placés sur le trajet d'un faible courant voltaïque.

Le bain électrique, qui peut être positif ou négatif à volonté, est la seule manière d'administrer l'électrisation générale. Toutefois, on peut faire varier la tension de l'Électricité dans une région en lui présentant un conducteur, ordinairement en bois, ayant la forme d'une sphère ou d'une pointe, et que l'on met en communication avec le sol. On peut ainsi placer le malade dans une atmosphère électrique qui formera une sorte de courant dont le sens variera suivant que le bain sera positif ou négatif.

Si le bain est positif, il y aura une sorte de courant allant du malade à la pointe placée en face de lui, et inversement, si le bain est négatif, il y. aura au contraire une sorte de courant du sol vers le malade.

Pour donner le bain électrique, on emploie la machine de Ramsden ou de Van Marum, ou mieux encore celle de Kairne qui, recueille eu même temps les deux électricités et permet d'administrer à volonté le bain positif ou négatif.

Étincelles. Pendant que le malade est soumis au bain électrique, on ne se borne pas toujours à produire une plus forte tension en un point donné, en approchant du malade un corps non électrisé. La tension maximum est dépassée et des étincelles se produisent,, étincelles qui sont d'autant plus fortes qu'elles sont plus rares et qu'elles ont une plus grande longueur. On peut ainsi tirer un certain nombre d'étincelles dont l'action excitante est très-manifeste, comme nous le verrons en parlant de l'action physiologique.

Commotions. Les secousses électriques se donnent avec la bouteille de Leyde et elles sont perçues, comme on le sait, par toutes les personnes qui composent la chaîne conductrice. Pour régler l'intensité des commotions, on se sert de l'électromètre de Lane, qui se compose d'une bouteille de Leyde et d'un conducteur mobile qu'on peut plus on moins rapprocher de l'armature interne do celle-ci. Pour faire fonctionner cet électromètre, on charge la bouteille de Leyde, puis on place le conducteur à la dislance qui mesurera la longueur des.

étincelles et, par conséquent, leur force : il suffit aloi'S, pour recevoir la commotion, de fermer le circuit en prenant dans une main la chaîne qui communique à l'armature extérieure de la bouteille et dans l'autre main la chaîne qui communique avec le conducteur. Par ce moyen, on obtient une électrisation loca-

Usée, qui agit avec une tension bien supérieure à celle de la machine. Mais ce moyen de faire de l'éleclrisalion localisée est trjp douloureux pour être accepté des malades; aussi n'a-t-il été que trèspeu employé.

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