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KI8 MÉDICAMENTS TONIQUES NÉVROSTHÉNIQUES

goutte aiguë et régulière, nous proscrivons le Quinquina comme tous les autres médicaments vantés dans cette circonstance, il n'en est plus de même au déclin de la maladie, ou bien quand la goutte est devenue vague et viscérale, caractérisée alors par l'asthme, par des dyspepsies, par des troubles divers du côté des Jippareils de l'innervation, de la respiration, de la digestion, de la circulation. Alors, il devient utile de donner de temps en temps le Quinquina de la même manière que dans les fièvres; et ce moyen convient surtout quand le malade, à la suite de la goutte anormale, est tombé dans une cachexie profonde.

Fièvre intermittente symptomatiquc. NouS avous déjà dit que souvent les phlegmasies aiguës, à leur début, ainsi que les phlegmasies chroniques, s'accompagnaient de symptômes fébriles intermittents. Le Quinquina échoue sans doute dans cette circonstance, à moins que le malade n'ait eu antérieurement des fièvres d'accès ou qu'il n'existe actuellement une véritable complication, ce qui n'est pas rare dans les pays où la fièvre règne endémiquement. Nous avons tenté, en J834, à l'Hôtel- Dieu, une série d'expériences pour constater l'influence du sulfate de quinine sur la fièvre hectique. Dans les deux tiers des cas, à peu près, nous pûmes faire disparaître le frisson, et l'accès fut évidemment moins long ; mais au bout de peu de jours, le fébrifuge restait complètement inefficace et provoquait même bientôt de légers accidents qui nous mettaient dans la nécessité de ne plus l'administrer.

Fièvres continues. Le Quinquina était à peu près généralement abandonné dans le traitement des fièvres graves, lorsqu'en 1840 le docteur Broqua (du Gers) adressa à l'Académie de médecine un mémoire dans lequel il exposait les bons résultats qu'il prétendait avoir retirés du sulfate de quinine, employé comme moyen curatif de la fièvre typhoïde.

A la suite de cette communication, et pour répondre à l'appel qui leur avait été adressé par M. Louis, rapporteur du travail de M, Broqua, on vit un certain nombre de médecins des hôpitaux de Paris s'empresser de soumettre cette médication à de nouvelles recherches.

Nous n'avons pas à citer ici tous les chefs de service qui se livrèrent à ces expérimentations, ni ceux de leurs élèves qui en publièrent les résultats soit dans des thèses, soit dans des articles de journaux ; mais pourtant nous croyons devoir une mention particulière à M. Martin-Solon, qui prit l'initiative de ces essais, et surtout à MM. Blache et Briquet, qui s'appliquèrent à recueillir de concert des observations aussi nombreuses que précises, dans le but d'éclairer cette grave question de thérapeutique.

Ajoutons qu'en province il y eut aussi quelques médecins qui adoptèrent le sulfate de quinine comme base du traitement de la fièvre typhoïde, et qui firent grand bruit des succès qu'ils disaient en avoir obtenus.

Et d'abord nous commencerons par déclarer que nous ne comprenons

QUINQUINA. Si9

pas très-bien comment un agent qui, comme le sulfate de quinine à haute dose, agit en stupéfiant si énergiquement le système nerveux, puisse convenir, comme médication générale, dans une maladie dont le caractère essentiel semble consister dans un état asthénique, une dépression des forces radicales, bien qu'acccessoirement et transitoirement il puisse s'y joindre un élément inflammatoire et des complications phlegmasiques plus ou moins dominantes.

Ajoutons que nous comprenons moins encore que la fièvre typhoïde, cette affection multiforme, si différente d'elle-même suivant les temps, les pays, les constitutions épidémiques, suivant les individualités même, puisse s'accommoder d'une méthode de traitement une et identique, que cette méthode repose sur le sulfate de quinine ou surtout autre agent de la matière médicale.

Mais cette réserve faite, nous sommes tout disposés à admettre que le sulfate de quinine, au môme titre que la saignée ou que tout autre remède, peut être appelé, en raison de ses propriétés toutes spéciales, à rendre des services dans le traitement de la fièvre typhoïde, en aidant le médecin à satisfaire à quelques-unes des indications particulières plus ou moins importantes, que présente souvent cette maladie si complexe. — Nous laisserons donc maintenant les questions de principe pour ne plus écouter que les faits et les résultats de l'expérience.

A cet égard, nous croyons ne pouvoir prendre de meilleur guide que M. Briquet, qui à bon droit fait ici autorité.

Or, tout d'abord, rendons-lui cette justice, c'est que malgré la prédilection, d'ailleurs fort naturelle, qu'il a vouée à un médicament qui a fait l'objet tout spécial de ses études depuis de longues années, il a eu le bon esprit de ne pas s'en laisser imposer par quelques avantages particuliers, si importants qu'ils pussent être à ses yeux, et qu'il s'est bien gardé de présenter le sulfate de quinine, nous ne dirons pas comme le spécifique, mais même comme un moyen réellement curatif de la fièvre typhoïde.

Pouvait-il d'ailleurs en être autrement lorsque, après avoir soumis à un examen consciencieux les données fournies par sa propre expérience, et avoir fait l'analyse rigoureuse des observations publiées par les autres, M. Briquet se trouve conduit à faire cette déclaration, savoir : que les faits recueillis jusqu'à ce jour ne peuvent autoriser à conclure que le sulfate de quinine exerce une influence plus favorable que tout autre traitement, soit sur la durée, soit sur la mortalité de la fièvre typhoïde.

Mais cette déclaration faite, le même observateur se croit en droit d'être plus affirmatif, relativement à quelques autres effets thérapeutiques de cette médication ; et après avoir passé en revue les diverses conditions morbides dans lesquelles cette médication lui a paru utile et même efficace, il formule son jugement définitif dans un certain nombre de propositions générales, que nous essayerons de résumer aussi succinctement que possible.

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Et d'abord, hâtons-nous de le dire, loin de constituer pour M. Briquet une méthode générale et banale de traitement de la lièvre typhoïde, la médication par le sulfate de quinine ne lui paraît admissible que comme un moyen de combattre soit certaines formes de la maladie, soit certains accidents prédominants.

Il est un premier fait qu'on peut regarder comme positivement démontré, savoir : que l'action sédative du sulfate de quinine s'exerce d'une manière notable sur la circulation, sur la calorification et sur les fonctions de l'encéphale.

Ainsi dans l'affection typhoïde, lorsque la fièvre offre une très-grande intensité, que le pouls est très-fréquent, la chaleur de la peau excessivement acre et brûlante, le sulfate de quinine donné pendant plusieurs jours, à la dose de 1 à 2 grammes (10 centigrammes seulement à la fois de deux en deux heures), a pour résultat presque constant d'abattre le mouvement fébrile, d'abaisser la température de la peau, et, par suite, de diminuer l'un des symptômes les plus incommodes pour les malades, et surtout, ajoute l'auteur, de prévenir les congestions et les phlegmasies viscérales qui sont assez ordinairement la conséquence d'un appareil fébrile trop intense et trop prolongé.

11 en résulte que cette médication devra être réservée à peu près exclusivement pour les cas où la fièvre, par son intensité ou son excès, demandera à être atténuée et réprimée.

Après la modification sur la circulation et sur l'appareil fébrile, nous signalerons l'influence également très-notable exercée par le sulfate de quinine sur les troubles de l'encéphale.

Ainsi la plupart des observateurs qui ont expérimenté le sulfate de quinine à haute dose dans la fièvre typhoïde s'accordent à reconnaître qu'il amène assez promptement une sédation très-remarquable sur les principaux phénomènes morbides provenant de la lésion du système nerveux et M. Briquet affirme que, dans les fièvres typhoïdes de forme dite ataxique, ce moyen réussit assez généralement à calmer la céphalalgie, l'agitation nocturne, le délire, les convulsions, la roideur du cou, etc.; au contraire, quand il y a prostration, stupeur, somnolence, état comateux, il importe de s'abstenir du sulfate de quinine qui aggraverait presque immédiatement ces accidents.

Notons qu'une des formes de la fièvre typhoïde oii le sulfate de quinine paraît le mieux convenir est celle qui s'accompagne de rémissions et d'exacerbations très-prononcées et régulières. Sous ce rapport, ces fièvres semblent se rapprocher des véritables fièvres intermittentes et rémittentes.

Bien que le sulfate de quinine soit généralement assez bien supporté par les voies digestives dans les cas les plus ordinaires, on devra ne l'administrer qu'avec une extrême prudence dans les cas de fièvre typhoïde où il existe des signes positifs de phlegmasie intense du tube digestif. En effet, on a vu ce médicament administré, d'une manière intempestive,

donner lieu à des accidents graves, et même produire des eschares dans l'estomac ou l'intestin.

Quant aux doses, voici les conseils donnés par M. Briquet : dans les cas peu graves, on se contentera de donner de 1 gramme à le^50 par jour; dans ceux qui le sont plus, on doit porter la dose de 15 décigrammes à 20 décigraniQies, et enfin, dans les cas les plus graves, élever la dose à 3 et même 4 grammes par jour.

Comme le sulfate de quinine manifeste en général son action thérapeutique dans les premiers jours de son emploi, il devra être continué tout au i)lus pendant une huitaine de jours. Au delà, son administration non -seulement devient inutile, mais ne peut qu'être nuisible et dangereuse.

Ces conclusions, où se trouvent signalées quelques-unes des principales indications et contre-indications de l'emploi du sulfate de quinine dans les fièvres graves, témoignent sans aucun doute du sens pratique et de l'esprit sage et mesuré de leur auteur.

Toutefois comme, personnellement, nous ne possédons pas les données cliniques suffisantes pour nous prononcer sur la validité de ces conclusions, si réservées qu'elles soient, nous suspendrons à cet égard notre jugement.

Faisons d'ailleurs des vœux pour que l'expérience ultérieure vienne confirmer les résultats annoncés par M. Briquet,

Que s'il en était ainsi, il resterait un fait important acquis à la science, en faveur du sulfate de quinine. En effet, sans avoir la faculté d'arrêter la fièvre typhoïde dans sa marche, ni même d'exercer sur elle une action directement curative, ce serait assurément un rôle encore fort beau, si, en la débarrassant de phénomènes morbides prédominants, et de complications plus ou moins graves, cette médication permettait à la maladie, ainsi allégée et simplifiée, détendre sans trop de difficultés et de dangers vers sa terminaison naturelle. Mais de ce résultat, si considérable qu'il puisse être, il y aurait bien loin encore à cette inqualifiable prétention de ces médecins qui s'en vont prônant le sulfate de quinine comme un remède infaillible, avec lequel ils se font fort de juguler en quatre ou huit jours les fièvres typhoïdes les plus graves.

En résumé, si utile que puisse être le sulfate de quinine dans tel ou tel cas donné, notre pensée est que, loin de constituer jamais la médication générale de la fièvre typhoïde, il n'est appelé qu'à remplir le rôle plus modeste d'adjuvant et d'auxiliaire. Hâtons-nous encore d'ajouter que lors même que certaines indications très-positives sembleront en légitimer le mieux l'emploi, il importera de se souvenir toujours que le mode d'action du sulfate de quinine à haute dose est en opposition directe avec le fond de la maladie qui, nous l'avons dit, est essentiellement asthénique. C'est pourquoi la prudence commandera de surveiller avec soin cet agent si énergiquement sédatif et stupéfiant, car en cherchant à maîtriser un excès de réaction de la part des organes circulatoires, ou à combattre quelques

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complications congestives ou phlegmasiques du côté des centres nerveux, on aura toujours un danger à craindre, à savoir : de déprimer trop profondément l'innervation générale, et, par suite, de mettre l'organisme dans l'impuissance de conduire à bonne fin une maladie d'une solution généralement si longue et si difficile.

Fièvre pnerpéraie. Nous connaissons tous cette terrible pyrexie qui,

dans certaines années, fait de si affreux ravages dans les hospices où l'on reçoit les femmes en couches. Nous savons combien sont insuffisantes les médications les plus diverses et les plus énergiques, et chaque jour, après de nouveaux essais, il n'est aucun de nous qui n'en soit réduit à confesser son impuissance et qui ne se sente plus profondément découragé.

Nous devons, toutefois, signaler une nouvelle et puissante tentative qui vient d'être faite pour lutter contre ce redoutable fléau. Naguère, M. Piedagnel, médecin de l'Hôtel-Dieu, a proclamé l'utile influence du sulfate de quinine associé au carbonate de fer, cà la dose de 1 gramme de chacun, plusieurs jours de suite, chez les femmes récemment accouchées, comme moyen de prévenir l'invasion du typhus puerpéral. M. Beau, médecin de l'hôpital Cochin, a été plus loin ; il a prétendu que, dès que la fièvre puerpérale débutait, on pouvait en conjurer le danger en donnant chaque jour 2, 3 et jusqu'à 4 grammes de sulfate de quinine, de manière à tenir constamment la malade dans l'ivresse quinine. Ajoutons, pour être juste, que M. Beau ne faisait que confirmer, à cet égard, des résultats qui avaient été signalés antérieurement par MM. Lecomte, d'Eu, et Leudet, de Rouen.

Mais malheureusement, des expériences faites en grand, par MM. Danyau et Delpech à la Maternité de Paris, sont venues démontrer l'inutilité du sulfate de quinine comme moyen prophylactique. D'autre part, M. Delpech reprenant les expériences de M. Beau, et nous-mêmes les répétant dans un service d'accouchement que nous avons eu pendant deux mois à l'Hôtel-Dieu, nous n'avons pu obtenir les heureux résultats proclamés par l'honorable médecin de l'hôpital Cochin. De son côté, M. Depaul déclare qu'à l'hôpital de la Clinique ce même traitement a échoué complètement entre ses mains. Nous ajouterons même que pour expliquer des résultats aussi contradictoires, M. Depaul n'hésite pas à révoquer en doute le diagnostic porté par MM. Lecomte et Beau, et à rapporter les cas de succès obtenus par eux, non à la véritable fièvre puerpérale, mais à de simples accidents phlegmasiques, survenant chez de nouvelles accouchées. Quoi qu'il en soit, et bien que les faits cités en faveur de l'efficacité de cette nouvelle médication soient loin d'être probants, ces faits, tels qu'ils sont, nous paraissent mérités d'être pris en considération. Aussi, en raison de l'intérêt puissant qui s'attache à cette grave question de l'action, tant curative que préservatrice, du sulfate de quinine dans la fièvre puerpérale, on est en droit d'espérer que les choses n'en resteront pas là, mais que les médecins, placés à la tête de services

de femmes en couches, s'empresseront de poursuivre les expériences entreprises par un certain nombre d'observateurs recommandables, et de soumettre cette importante médication à la vérification la plus sérieuse et la plus approfondie.

Nous ne terminerons pas sans ajouter que tout récemment M. le docteur Cabanellas vient de reprendre cette médication d'après une méthode particulière qu'il appelle méthode de saturation. Elle consiste, dès le début des accidents de fièvre puerpérale, à administrer le sulfate de quinine à la dose de 10 centigrammes toutes les heures, plusieurs iours de suite, jusqu'à disparition des symptômes généraux et locaux. Si, après une interruption de plusieurs jours, il y a un retour des accidents, la même médication est reprise à nouveau jusqu'à l'entrée en convalescence définitive. A l'appui de cette méthode à laquelle il attache une extrême importance, M. Cabanellas, dans sa note lue devant l'Académie (mars 1862), a rapporté six cas de guérison, tous observés sur des femmes de la ville, c'est-à-dire placées dans les conditions favorables que présentent l'isolement des malades et le caractère sporadique de la maladie.

Maintenant, il reste à faire l'épreuve de cette même médication chez les malades des hôpitaux, surtout en temps d'épidémie puerpérale ; sans rien préjuger, faisons des vœux pour que, dans ces conditions tout autres, elle ne perde rien de son efficacité, et que les premiers succès obtenus par M. Cabanellas ne soient pas le simple résultat d'une série exceptionnellement heureuse.

En Amérique, on a étendu l'Qsage du sulfate de quinine à l'accouchement lui-même. Dans une séance de la Société de médecine de Knighstown, à l'occasion d'une discussion sur la propriété que possédait le sulfate de quinine de ranimer les contractions utérines, le docteur Cocherau a rapporté un cas d'inertie complète de l'utérus dans lequel il administra, en une seule dose, 50 centigrammes de ce sel ; les douleurs survinrent bientôt, et l'accouchement se fit normalement. Le docteur Canada considère la quinine comme le moyen le plus certain d'exciter les contractions utérines, mais à la condition qu'elle soit donnée à forte dose. John Lewis assure, à son tour, qu'il administre de fortes doses de sulfate de quinine dans tous les cas où il y a rigidité du col utérin, et qu'il attend alors le ramollissement du col et des contractions régulières, tout aussi certainement qu'il attend des garde-robes après l'administration du jalap. Rich a rapporté, dans le numéro de mars 1861 du Charleston med. Journ., plusieurs observations d'hémorrhagies utérines profuses qui avaient été vainement combattues par tous les moyens possibles et contre lesquelles le sulfate de quinine fut appliqué avec le plus grand succès. Enfin, Waren ne connaît pas de moyen plus certain de provoquer l'avorlement. {Bulletin de thérap.. 1862, t. I, p. 180.)

Phlegmasies diverses. On sait qu'en Italie, sous le règne des doctrines

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rasoriennes, le Quinquina à haute dose était employé à titre d'hyposthcnisant dans un grand nombre de phlegmasies, et notamment dans la pneumonie aiguë. Dans ces dernières années, des expériences ont été reprises en France sur le sulfate de quinine considéré comme antiphlol-'istique, et un certain nombre de médecins, surtout de l'école de Montpellier, ont affirmé en avoir retiré des avantages marqués dans les maladies inflammatoires du poumon et de l'encéphale.

M. Briquet, se basant sur les effets observés par lui dans le traitement des rhumatismes et des fièvres continues, est porté à accorder plus de confiance au sulfate de quinine dans les phlegmasies de l'encéphale que dans les phlegmasies du poumon. Ainsi, il faut remarquer que tandis que le sulfiite de quinine, en raison sans doute de son action sédative en quelque sorte élective sur les centres nerveux, lui donnait généralement d'excellents résultats contre les complications congestives ou inflammatoires du côté de l'encéphale dans la fièvre typhoïde, ce moyen se montrait insuffisant lorsqu'il s'agissait de combattre les mêmes complications du côté du poumon, et qu'il était presque toujours dans la nécessité d'avoir recours alors aux émissions sanguines.

Les observations faites par M. Briquet sur l'efficacité du sulfate de quinine dans le traitement de certains accidents inflammatoires venant compliquer les affections rhumatismales et les fièvres graves, concordent d'ailleurs avec les résultais obtenus par d'autres médecins dans les phlegmasies idiopathiques des centres nerveux ; ainsi dans la méningite cérébro-spinale qui a régné épidémiquement dans ces derniers temps, le sulfate de quinine à haute dose a eu quelquefois des succès là où les émissions sanguines échouaient le plus généralement; et dans ces circonstances ce médicament a présenté, sous le rapport de son mode d'action et de ses résultats, une analogie frappante avec l'opium à dose élevée, qui, à titre de sédatif du système nerveux, a eu, entre les mains de quelques observateurs, une efficacité incontestable, ainsi que nous l'avons établi en traitant de l'opium.

Notons encore que le sulfate de quinine paraît avoir été administré avec avantage dans certaines maladies avec pyogénie : ainsi, on a cité des cas d'arthrites très-inflammatoires, avec épanchement de pus, où ce moyen avait réussi à calmer assez promptemenl des douleurs articulaires atroces ayant résisté aux antiphlogistiques proprement dits, et, de plus, à éteindre ou à diminuer très-notablement les symptômes fébriles si intenses qui accompagnent le plus souvent cette grave maladie. Ajoutons enfin que le sulfate de quinine a rendu plus d'une fois les plus utiles services dans les fièvres traumatiques ; et peut-être les chirurgiens ont-ils le tort de négliger trop souvent de faire appel à ce puissant ncvrosthénique, soit à titre de moyen curatif, soit h titre de moyen prophylactique, pour lutter contre les accidents redoutables de la pyoémie et de la résorption purulente.

Ce n'est point ici le lieu de discuter les conditions dans lesquelles le

Quinquina et los toniques en général doivent être administrés dans les maladies aiguës : ce point important de thérapeutique sera examiné à fond dans le chapitre général qui traitera de la médication tonique névrosihénique.

Dans le même chapitre, on étudiera l'action du Quinquina en tant qu'amer, comme moyen de hâter les convalescences, de ranimer les fonctions digestives, et de rendre aux fonctions nerveuses de la vie organique le ressort qu'elles avaient perdu.

Hydropisie seariatinetisc. Le docteur Hamhurger, de Prague, ayant étudié particulièrement cette complication de la scarlatine, a traité quarante-sept de ses malades par la quinine, et quarante quatre fois il a vu une amélioration survenir, soit immédiatement, soit au hout d'un petit nombre de jours.

Voici les préceptes qu'il indique pour en obtenir les meilleurs effets : Au commencement, autant que dure la période aiguë, l'emploi de la quinine peut être différé. On peut administrer hardiment le médicament, quand même les urines sont foncées et les épanchements considérables. Toutefois, si, an bout de trois jours, on n'obtient pas d'amélioration, il ne faut pas persister. La dose est pour les enfants de 2 à 10 centigrammes deux fois par jour, et, pour les adultes, de 13 à 20 centigrammes. Il faut en même temps surveiller le régime du malade et surtout ne pas surcharger le canal intestinal d'aliments ou de boissons. {Bulletin de thérap.y 1861, t. II, p. 183.).

Ivresse, deiirîum fremcns. M. Houssard regarde la décoction de Quinquina comme tellement efficace dans le delirium treinens, qu'il en fait presque un spécifique ; il dit avoir employé cette méthode avec un succès constant pendant quarante ans. M. Jules Guérin, en entendant cette communication à l'Académie de médecine, l'a corroborée en disant que si l'on coupe le vin avec de la macération de Quinquina, on peut en boire de grandes doses sans se griser. (Bulletin de thérapeut., 1863, t. I, p. 88.)

Usage externe. Les propriétés antiseptiques du Quinquina, indiquées par Sloane en 1709 {Transact. philof^oph., tmàuct. franc., 1732, p. 263), hautement proclamées peu de temps après par Rushworth {Proposai for the improvement ofsurgery, 1731), furent depuis mille fois expérimentées et mille fois constatées par les chirurgiens et p-îr les médecins, soit que la gangrène procédât de cause interne, comme cela est si commun dans certaines fièvres typhoïdes, soit qu'elle procédât de cause externe, comme il est si commun d'en rencontrer des exemples en chirurgie. Quand la gangrène procédait d'une cause interne, le Quinquina était en même temps donné cà l'intérieur et appliqué sur la partie mortifiée ; quand, au contraire, on ne devait l'imputer qu'à une lésion locale, c'était sur le lieu malade qu'on appliquait, soit des décoctions vineuses de

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Quinquina, soit de la poudre de Quinquina, soit des pommades dans lesquelles entrait l'écorce du Pérou. Sous l'influence de ce moyen, les tissus qui commencent às'œdématier se raffermissent, les parties mortifiées se durcissent et se momifient en quelque sorte, et la démarcation entre le mort et le vif ne tarde pas à s'effectuer.

Mais, pour obtenir ce résultat, il faut ne pas craindre d'élever les doses de Quinquina, et l'on doit porter le médicament fort au delà des parties mortifiées ou menacées de mortification.

La quinine et la cinchonine, si puissantes comme fébrifuges, ne sont presque d'aucun secours dans le cas dont nous venons de parler ; il est très-probable que le principe fébrifuge est pour peu de chose dans l'action antiseptique du Quinquina, et que celle-ci réside principalement dans le tannin dont abonde l'écorce du Pérou. Ce qui le ferait croire, c'est que les écorces et les extraits qui contiennent beaucoup de tannin sont aussi et même plus efficaces que le Quinquina dans le traitement externe de la gangrène.

MODES d'administration ET DOSES.

Le Quinquina a été tourmenté de mille manières par les médecins et par les pharmaciens, et le nombre des préparations de Quinquina est vraiment immense. Nous nous bornerons à indiquer l'usage des principales.

Poudre. C'est la préparation la plus simple. On donne la poudre de Quinquina, comme tonique, h. la dose de 20 à 30 centigrammes, deux ou trois fois par jour ; comme fébrifuge, à la dose de 8 à 30 grammes, suivant la nature de la fièvre, suivant la méthode que l'on a adoptée. La poudre se prend sous forme sèche, enveloppée dans un pain azyme, mêlée à de l'infusion de café sucré, à de l'eau, à du vin, sous forme de bols ou d'électuaire, en l'incorporant à du miel, à du sirop, à divers extraits, etc., etc.

Infusion et décoction. L'infusion de Quinquina s'emploie comme tonique, jamais comme fébrifuge, à la dose de 25 à 30 grammes de Quinquina pour 500 à 1,000 grammes d'eau. La décoction préparée en faisant bouillir l'écorce concassée dans la proportion de 15 à 30 grammes pour 500 grammes d'eau, se donne comme fébrifuge. La vertu fébrifuge est augmentée si l'on a soin de mêler à l'eau, avant la décoction, 60 à JOO grammes de fort vinaigre, sans doute parce que l'acide acétique s'empare de la quinine et de la cinchonine.

,, Sirops de Quinquina. Le sirop vineux est le plus usité; il ne contient qu'une petite proportion de principe actif du Quinquina, et son amertume est fort tolérable : on le donne à la dose de 30 h. 60 grammes par jour, dans les convalescences, dans les débilités d'estomac. Il agit alors comme tonique.

QUINQUINA. mi

Vin de Quinquina. Ce n'est en définitive autre chose qu'une dissolution de quinine et decinchonine dans de l'alcool étendu. Comme tonique, il se donne, au moment du repas, à la dose de 15 à 30 grammes; comme fébrifuge, à la dose de 120 grammes en un jour.

Teinture de Quinquina. On l'emploie étendue d'eau pour faire des potions toniques; jamais on ne doit la donner comme fébrifuge. La dose est de 4 à 15 grammes par jour.

Extraits de Quinquina. Ces extraits sont de trois espèces, qui diffèrent par leur composition et leurs propriétés :

1" L'extrait sec ou sel essentiel de Lagaraye, ne contenant qu'une trèsfaible proportion d'alcalis végétaux, ne peut servir utilement dans la médication fébrifuge et sédative; mais comme tonique, c'est un remède précieux qui rend journellement des services de la plus haute importance ;

2° Vextrait mou ou Vextrait aqueux contient, au contraire, une assez forte proportion de quinine et de cinchonine mêlée à un peu de tannin et autres principes amers. Il a une action physiologique analogue à celle de ces alcaloïdes, et il peut être utilisé à titre d'hyposthénisant du cœur et de l'encéphale ; et comme il est en même temps tonique, cette propriété mixte peut lui mériter la préférence dans quelques cas spéciaux.

Les extraits sec et mou de Quinquina diffèrent l'un de l'autre par leur mode de préparation ; le premier est fait par lixiviation, et le second par décoction : tous les deux sont faits avec du Quinquina gris ;

3° Uextrait alcoolique. Quand on le prépare avec le Quinquina jaune, il contient une très-notable proportion d'alcaloïdes, et l'expérience l'a placé au premier rang des préparations fébrifuges; dans ce cas, on doit le donner à une dose double de celle du sulfate de quinine.

Quinine brute. Avec l'extrait alcoolique de Quinquina jaune, nous la regardons comme une des plus utiles préparations de Quinquina. Comme fébrifuge, elle se donne à la dose de 60 à 150 centigrammes, à peu près comme le sulfate neutre de quinine, soit en potions, soit en pilules. Quand on la met en potion, il faut avoir soin de la faire dissoudre dans un peu d'eau aiguisée de quelques gouttes d'acide sulfurique, chlorhydrique ou acétique. Nous avons dit quel avantage on retirait de la quinine brute dans la médecine des enfants, en raison de son peu d'amertume.

Quinine pure. Aussi amère que le sulfate de quinine, elle n'a sous ce rapport aucun avantage sur ce dernier. Elle se donne à une dose un peu plus forte que la quinine brute et que le sulfate de quinine.

Sulfate de quinine. Il y en a de deux espèces, qui méritent d'être distinguées en raison de la différence dans leur activité.

1° Bisulfate de quinine. Il est sans contredit le plus actif de tous les sels qui ont pour base la quinine; et son énergie s'explique par la proportion plus forte d'alcaloïde qu'il contient. L'usage de cette préparation tend à se généraliser de plus en plus dans la pratique. On compose ex-

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temporanément le bisulfate en faisant dissoudre le sulfate bibasique ordinaire, et en ajoutant au véhicule quelques gouttes d'acide sulfurique pour faciliter la solution. Ce sel est très-soluble et excessivement amer : l'absorption en est généralement très-rapide. C'est la préparation la plus puissante et la plus sûre, dans les cas où l'on veut obtenir une action hyposlhénisante prompte et énergique.

2° Sulfate neutre de quinine. Ce sel est celui du commerce. Il est moins sohible que le précédent et, par conséquent, moins amer : il est aussi moins actif. On a calculé que sa puissance d'action est à peu près de moitié moindre que celle du bisulfate. Administré en suspension, sa saveur est assez facile à masquer, et, sous ce rapport, il est quelquefois préféré au sulfate acide, mais alors il faut en élever la dose.

Dans ces derniers temps, on s'est appliqué à composer un très-grand nombre de sels ayant pour base la quinine. Mais il en est peu dont la thérapeutique puisse tirer grand avantage.

A cet égard, nous ne mentionnerons que pour mémoire le chlorhydrate, Vazotate, le carbonate, le citrate et Yacélafe de quinine, qui, à dose égale, ont une puissance d'action inférieure à celle du sulfate de quinine.

On a beaucoup vanté à l'étranger le phosphate de quinine, ainsi que Vhydrocyanate ferrure on ferrocyanate de quinine ; mais les expériences qui ont été faites en France n'ont pas confirmé les avantages dont on s'était plu à doter ces composés.

Le lactate de quinine a été recommandé comme ayant une action plus douce sur les voies digestives,en raison de son acide organique. Il a une saveur moins amère que le sulfate, et néanmoins il est très soluble. Cette double qualité serait de nature à lui mériter la préférence dans les cas 011 les sulfates pourraient offenser la susceptibilité de l'estomac et offrir au goûL une trop grande répugnance, surtout chez les enfants.

Le valérianate de quinine a été composé dans l'intention de combiner les propriétés antispasmodiques de la valériane avec celles de la quinine. Ce sel a été préconisé par quelques médecins dans les fièvres intermittentes et dans les névralgies. Mais M. Briquet objecte que l'acide valérianique, étant très-faible et un composé instable, doit très-pe.i neutraliser la quinine; que, de plus, le sel qu'il forme avec la quinine n'est pas toujours comparable h lui-même, et qu'en somme, c'est un médicament sur la valeur duquel on ne peut pas compter, surtout dans les fièvres intermittentes un peu graves. Dans les cas légers, toutefois, il peut avoir son utilité, surtout chez les enfants ou chez les personnes délicates.

Pour ce qui concerne le tanna te de quinine, nous renverrons à l'article Tannin, t. ï, où nous avons signalé quelques-uns des avantages de ce composé assez nouvellement introduit dans la thérapeutique.

Cinchonine et sels de cinchonine. Nous n'avons que peu de chose à dire de la cinchonine et des sels de cinchonine, qui jouissent, à n'en pas douter, de propriétés fébrifuges sédatives et toniques, mais à un degré

très-inférieur aux préparations de quinine. On devra donner des doses deux fois plus considérables pour arriver aux mêmes résultats.

Dans ces derniers temps, on s'est appliqué à rechercher les moyens de corriger ou de dissimuler l'extrême amertume du sulfate de quinine, qui, dans bien des circonstances, constitue un véritable inconvénient.

A cet effet, M. Desvouves a proposé d'administrer ce médicament dans une infusion de café. On a adressé à ce véhicule divers reproches.

Ainsi, M. Dorvault et plus tard M.. Quévenne ont constaté que l'infusion de café noir masque très-incomplétement la saveur du sulfate de quinine, lorsqu'il est donné à l'état de sulfate acide, c'est-à-dire en dissolution parfaite, bien qu'il produise dans la liqueur un trouble dû à la formation d'une certaine quantité de tannate insoluble, qui lui fait perdre une partie de son action.

De son côté, M. Briquet propose, comme moyen de corriger l'aniertumc du sulfate de quinine, de mêler à la solution du sel un sirop acide quelconque, et notamment le sirop tartrique. Ainsi, il a constaté que 10 grammes de ce sii'op masquaient assez complètement la saveur amère de 3 centigrammes de sulfate acide de quinine, et que 100 grammes d'un mélange de sirop tartrique et de sirop de fleur d'oranger diminuaient très-notablement la saveur d'un gramme de ce sel. Ce mélange aurait l'avantage sur le café de ne pas communiquera la solution de quinine une action stimulante tout à fait en opposition avec l'action sédative qu'on voudrait obtenir, et, de plus, de ne pas diminuer l'énergie d'action du sulfate de quinine, en faisant subir à ce sel une décomposition qui le rend en partie inerte.

Ces reproches peuvent être fondés au moins en partie. Toutefois, dans les cas ordinaires oij l'on n'a pas besoin de demander au sulfate de quinine son summum d'action, et surtout lorsqu'on a affaire à des enfants ou à des personnes très-susceptibles, on trouve un véritable avantage s. se servir de l'infusion de café comme véhicule; seulement il convient de doubler la dose de sulfate de quinine, pour compenser la partie décomposée.

M. Briquet, après avoir fait des expériences comparatives nombreuses sur les divers modes d'administration du sulfiite de quinine, accorde la préférence à la solution, dans tous les cas oij l'on veut obtenir une action prompte et énergique. En effet, c'est sous cette forme que l'absorption s'opère le plus rapidement et le plus sûrement. La forme pulvérulente et la forme pilulaire lui paraissent généralement défectueuses, et il leur reproche de ne se prêter que lentement et incomplètement à la dissolution et à l'absorption, et, en outre, d'adhérer souvent k une portion de la membrane muqueuse et d'y déterminer une irritation locale. Il est donc porté à condamner ce mode d'administration comme lent, incertain et même comme infidèle, surtout dans les cas où l'on veut obtenir une action puissante, et il ne le conseille que lorsque la répugnance des

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o30 MÉDICAMENTS TONIQUES NÉVROSTHÈNIQUES.

malades est telle qu'on ne peut en employer d'autre ; et alors il recommande d'augmenter la dose d'un tiers au moins, et de donner immédiatement, à l'exemple de M. Legroux, une boisson acide. Enfin, ce mode d'administration, passable pour les cas où il n'est pas nécessaire de fortes doses, ne peut guère servir pour les doses élevées.

Quand on veut employer la méthode endermique, M. Briquet recommande encore de déposer sur la plaie du vésicatoire le sulfate de quinine en dissolution, parce que sous cette forme il a l'avantage de ne déterminer qu'un picotement très-léger et peu d'irritation locale.

Il fait voir, au contraire, que si l'on dépose sur la surface dénudée ce môme sel à l'état pulvérulent., il en résulte une cuisson vive, une douleur plus ou moins intense, et même si cette poudre est appliquée plusieurs jours de suite, elle peut agir comme caustique et donner lieu à une eschare, et par suite à une ulcération, ainsi que nous-mêmes l'avions déjà parfaitement démontré depuis longtemps.

M. Briquet fait observer avec raison que cette différence entre l'action irritante de la solution et celle de la poudre de sulfate de quinine, dans la méthode endermique, peut servir à expliquer la différence qu'il a notée entre l'effet de la solution et celui des pilules, ou de la forme pulvérulente, sur la membrane muqueuse de l'estomac.

Ethar quinique. Il arrive quelquefois que les préparations quinique& sont mal supportées par l'estomac. Pour obvier à cet inconvénient y M. Manetti a composé un éther quinique qui a été introduit dans la thérapeutique par M. Pignacco, de Milan.

Cet étber s'obtient en distillant l'alcool avec de l'acide sulfurique et le quinatede chaux. C'est un liquide incolore d'une odeur agréable, volatile.

On le fait respirer à la dose de 2 à 3 grammes versés sur une compresse. Malgré les bons résultats obtenus par M. Eissen, de Strasbourg^ qui a vu les accès diminuer d'intensité et disparaître quand la fièvre était simple et légitime, l'éther quinique est aujourd'hui très-peu employé.

Administration des sels de quinine par la méthode hypodermique.

Depuis quelques années la méthode hypodermique, si heureusement appliquée à l'opium et à la belladone, s'est étendue jusqu'aux sels de quinine.

Sœmann assure que, dans un cas, il a pu guérir une fièvre tierce au moyen de deux injections contenant chacune 10 centigrammes de sulfate de quinine, tandis qu'on en avait donné à l'intérieur I gramme sans résultat.

Rosentbal dit avoir guéri, par le même mojen, un certain nombre de névralgies et de fièvres intermittentes, et que, dans un certain nombre de cas, la durée de la fièvre a été modifiée. Ce mode de traitement a été employé encore par Zuelzer, de Berlin, Paul et Jarotzky, dcBreslau.

Le docteur Desvignes ayant eu à soigner dans les maremmes de la Toscane un grand nombre d'ouvriers du chemin de fer atteints de fièvre

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