‹ Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicaleChapitre 10 sur 189 · POUR LA 2« ANNÉE · texte numérisé non relu

POUR LA 2« ANNÉE

AflJMEXTATIOX TOI PS

gr. kil.

A 13 mois 300 9.300

Dans les premiers mois de la première année il sulfit, en général, dans les familles de faire la pesée une fois par semaine, quand la santé de l'enfant est bonne. Au moindre trouble, il est plus pruflent de la fiiire chaque jour, en tenant compte des variations inévitables qui se produisent, suivant que l'enfant est à jeun ou vient de teter, a expulsé ou non l'urine et les matières fécales. Ou ne doit donc altaclicr d'importance qu'à la moyenne de plusieurs jours. Au bout de quelques mois on peut se contenter de peser l'enfant tous les 15 jours, et dans la seconde annc-e une fois par mois. On iK)le les pesées sur un carnet ou mieux sur un Iracê graiihinur. M. Sutils a dt-duit de la comparaison d'un grand nomi)re de tracés graphiques quelques conclusions intéressantes dont voici la substance.

Tous h'S accidents de qui'l(|ue valeur son iiiarqut's p;ir le pesage dune façon claire, soit au iiKinieiil oii ils se pnuliiisenl. soit, ce qui est beaucoup plus précieux, un i-ertain lem})s à iarance.

Les accidents dus i\ l'état hygiénique ou ])hysioIogique de Penfant (dentition) ou de la nourrice (grossesse, retour des règles) passeraient souvent inaperçus sans le jtesago.

CONCLUSIONS TIRKES DU GP.APHIQUK DES l'KSKRS 45

Une augmentation de poids anormale, non liée à un état maladif antérieur, appartient, pendant les premiers mois de l'existence, aux enfants dont le poids initial était trop faible, soit par suite d'une grossesse pénible, d'un état maladif de la mère, soit par suite de l'arrivée avant terme.

Une augmentation anormale, liée à un état maladif antérieur, indique la reprise de l'état de santé et se continue généralement jusqu'au retour du tracé à son niveau particulier et quelquefois même le dépasse.

Une diminution ou simplement un arrêt, sans état maladif appréciable de lenfant ou de la nourrice, indique, soit une poussée dentaire en voie d'évolution (ce qui estdebeaucoup le cas le plus fréquent), soit un état maladif en incubation, vis-à-vis duquel on doit se tenir sur ses gardes.

Une diminution, sans état maladif apparent de l'enfant, peut être liée, chez ceux qui sont élevés au sein, à des phénomènes physiologiques ou pathologiques du côté de la nourrice et il y aura lieu de l'interroger pour savoir: si elle est enceinte, si ses règles sont survenues, si son lait a diminué comme quantité ou est devenu impropre à la nutrition. Elle déclarera d'elle-même si elle est malade.

Une diminution, liée à un état maladif bien déterminé, indique le degré de perturbation auquel l'enfant a été soumis par une perte plus ou moins considérable et elle sera suivie, si la guérison s'effectue, d'un accroissement de poids d'autant plus intense que la diminution aura été plus sensible.

Malgré la guérison, il peut se faire que l'axe de la normale ait été déplacé et dans ce cas, le trac^se continue régulièrement, mais à un niveau inférieur à celui du début.

Il peut se faire encore que, malgré la guérison apparente, létat maladif persiste un temps. Le tracé est alors troublé pendant un laps de temps analogue et bien plus long que l'état maladif appréciable.

Les augmentations les plus élevées correspondent au mois d'octobre, les enfants ayant presque tous plus ou moins souffert des chaleurs de l'été.

Par contre, les diminutions ou les états stationnaires les plus nombreux auront lieu pendant les mois de chaleur et varieront avec l'intensité de la saison.

Les tracés les plus réguliers appartiennent en grande majorité à l'élevage au sein ou à l'allaitement mixte (ce dernier étant certainemen t le plus fréquent) et sont inlluencés dune façon moins apparente par les divers états maladifs, que les tracés d'enfants élevés au biberon.

Les tracés les plus irréguliers sont le fait en majorité de l'élevage

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