NERVOSISME. NEURASTHÉNIE
cipalementde l'hérédité, c'est par l'éducation qu'on peut arriver à le modifier.
Dés les premières semaines de la vie il faut combiner tous les moyens dont on dispose pour atténuer l'intensité des réactions nerveuses, discipliner le système nerveux. Il faudra toujours pour commencer faire l'éducation de l'entourage, et. après avoir fait comprendre aux parents les misères que l'avenir réserve à l'enfant et à eux si le nervosisme congénital n'est pas combattu dès les premiers temps de la vie, on insistera sur l'établissement d'un certain nombre de règles d'hygiène physique et morale. On rendra oljligatoire la régularité dans les tétées, après lesquelles l'enfant sera toujours couché immédiatement dans son berceau, puis laissé seul dans l'obscurité et le silence, malgré ses cris ; on jouera le moins possible avec lui, on ne le tiendra surtout pas éveillé le soir, à la lumière vive et au bruit des conversations.
On l'habituera de bonne heure à l'hydrothérapie froide sous ses formes les plus simples, lotions et afTusions.
Quand l'enfant sera soumis à l'alimentation de tout le monde, on reculera jusqu'à 4 ou 5 ans l'usage du vin, même très dilué ; dans la seconde enfance, on évitera absolument le thé, le café, même accidentellement. On opposera la patience et la froideur aux boutades et aux emportements ; on choisira avec discernement les punitions, mais on tiendra la main à ce que les menaces soient toujours suivies d'effets. Le choix des camarades de l'enfant, la nature de ses jeux sont des circonstances très dignes d'attention.
Quant aux médicaments, tels que les bromures et autres anti-spasmodiques, on n'y aura recours qu'en présence d'accidents nerveux précis, et d'une façon temporaire. La gymnastique, la vie au grand air le plus possible, avec des exercices physiques, valent mieux que toute la pharmacopée anti-nerveuse.
NEURASTHÉNIE — Lorsqu'à la suite d'une maladie aiguë débilitante, à l'occasion d'une croissance trop rapide, du surmenage intellectuel, de l'établissement de la menstruation, se manifestent les stigmates neurasthéniques (céphalée occipitale, anorexie et troubles de la digestion, langueur du visage, insomnies, dégoût des jeux et de tout exercice), il faut le plus tôt possible changer l'enfant de milieu, l'envoyer à la campagne et même, «quand les circonstances le permettent, dans les montagnes de préférence.
Il faut instituer l'hydrothérapie active sous diverses formes.
Il convient de choisir les aliments parmi les plus facilement assimilables (lait, œufs), de ne pas suralimenter sans nécessité avec la viande.
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On devra ne pas prêter trop aisément l'oreille aux doléances de l'enfant, mais sans lui causer de fatigue, exiger un petit effort quotidien (courte marche), ou au moins le soumettre aux exercices passifs (massage, frictions;.
Comme médicaments, les préparations strychniques, les alcalins à doses modérées par cures périodiques, les phosphates solubles et particulièrement les injections sous-cutanées de phosphatede soude (2gr. p. 100, 1 à 3 cent, cube par jour) peuvent être employés tour à tour.
NÉVRALGIES. — Chez l'enfant comme chez l'adulte, pour instituer le traitement rationnel d'une névralgie, il faut en établir aussi exactement que possible le diagnostic étiologique.
Les causes les plus habituelles sont le rachitisme, l'anémie et la chlorose, le rhumatisme et l'impression du froid, l'hystérie, la dyspepsie gastro-intestinale et la gastreclasie. plus rarement la syphilis, limpaludisme, le zona.
11 faut toujours rechercher soigneusement s'il n'y a pas quelque cause provocatrice locale, agissant mécaniquement ou par irritation réflexe, comme une exostose, une ostéite, une arthrite, une tumeur.
Le véritable traitement consistera à supprimer cette cause, soit par une intervention chirurgicale dans ces derniers cas, soit, dans les cas précités, par la médication ferrugineuse, phosphatée et arsenicale, par les alcalins et la lithine, par Ihygiène alimentaire, le traitement anti-syphilitique, la quinine, les bains sulfureux, les douches.
C'est en attendant l'effet de cette médication fondamentale, qui no peut être immédiat, qu'on opposera à la douleur :
1° Les révulsifs variés: badigeonnages iodés, sinapismes, pointes de feu, stypage avec le chlorure de mélhyle, applications de compresses imbibées de chloroforme dilué, lélectrisalion galvanique ou statique, etc.
2'^' Les mécWcamenls anahji'siquc.^ : antij»yrine, opiacés, phénacétine, aconit, quinine, teinture de gelsemium.
Les névralgies sontparfoissymptomatiques de névrites. <{ui nécessiteront une révulsion plus fré(|uente et plus ])rolongée et pourront s'accompagner d'A.MVoTnoi>nii:s, justiciables de l'électricité, du massage, des douches sulfureuses locales.
NÉVROME PLEXIFORME— Voyez FinnoME mollusclm.
NO MA. — Voyez STo.MArni: (janché.neuse,
NOURRICES. — Voyez page 8.
ODESITE
NYSTAGMUS. — Le nystagmus congénital est lié à des défectuosités de l'acuité visuelle. Lorsque la lésion causale est curable, c'est elle qu'il faut traiter (amétropies intenses, cataractecongénitale). S'il existe du strabisme concomitant, ce qui est fréquent, on le combattra par les moyens appropriés (voyez Strabisme).
Le nystagmus symptomatique d'une altération des centres nerveux n'est justiciable d'aucune médication spéciale.
OBÉSITÉ — La tendance à l'obésité, qui se montre souvent de bonne heure chez certains enfants issus d'arthritiques, de diabétiques, obèses ou non eux-mêmes, doit être combattue énergiquement dès qu'elle est constatée. Car c'est seulement par un régime sévère et prolongé qu'on pourra l'enrayer. Il faut obtenir des parents qu'on écarte de l'alimentation les sucreries, les pâtisseries, le beurre en tartines ; qu'on ne donne qu'exceptionnellement les féculents et les farineux. Mais, par contre, les végétaux verts et les fruits seront donnés libéralement. L'usage du pain sera réglementé : on ne donnera pas le pain tendre ni le pain riche, mais de préférence le pain rassis de seconde qualité ou le pain grillé, et non à discrétion.
L'enfant, à partir de 10 ans, ne fera chaque jour que deux repas importants et le déjeuner du matin. Onnele laisserapas boire entre les repas, età chacun des repas onlui alloueralOO, i50ou200grammes de boisson, suivant son âge, la saison et l'exercice qu'il aura fait. Car en aucun cas un enfant qui est soumis à de fortes sudations ne doit être trop privé de liquides. On lui donnera du vin coupé de trois quarts d'eau, mais pas de bière.
On pèsera régulièrement l'enfant toutes les semaines et on notera ses poids successifs, qui permettront approximativement de juger, d'après la table de Quételet ci-après, si son poids est proportionnel à sa taille.
Quand l'obésité est très accentuée, il ne faut plus se contenter de surveiller le régime, il faut instituer un vrai traitement chez l'enfant comme chez l'adulte. Il faut examiner d'abord le taux de l'urée excrétée, et le coefficient d'oxydation, c'est-à-dire le rapport entre lurée et le reste des matériaux solides de l'urine ; si l'urée et les phosphates sont en excès (azoturieet phosphaturie, obèses par excès, A. Robin), on n'aura pas à instituer un traitement oxydant, qui conviendra dans le cas contraire (^anazoturiques, obèses par défaut).
Dans ce dernier cas on commence le traitement par une cure de faim on de réduction destinée à accélérer le mouvement nutritif (voir cure desDiATHÈsES, p. 50). Le mieuxest dedonner des aliments complets, mais en quantité insulFisante (500 à 1,000 gr. de lait et deux
à quatre œufs sans paîn en 4 ou 6 repas). Puis, quand on a vu fondre son malade pendant quelques jours, on lui restitue une alimentation variée, dans laquelle le régime d'entretien respectera le rapport physiologique indispensable dans l'alimentation normale : 1 partie d'azotés pour 5 d'iiydrocarbonés, en restreignant le plus possible la graisse et le sucre (sans les supprimer totalement), et en donnant assez de végétaux verts et de fruits pour obtenir une masse alimentaire convenableetintroduiredans l'économiede la potasse, à lafaveur de laquelle se feront mieux les combustions intimes.
A côté de l'alimentation une large part dans la cure doit être faite au massage, aux frictions, à l'exercice à jeun et en plein air, à la cure d'altitude. à l'administration périodique de bicarbonate de soude et de sels neutres pour solliciter l'activité du foie. Les bains chauds assez prolongés, salés et alcalins, certaines cures thermales (Brides, Cliatel-Guyon) compléteront la cure, qui doit toujours être conduite avec ménagement, mais persévérance, tout en observant des temps d'arrêt.
T'thlcan (les moyennes de la taille et du poids aitx différents â^es.
GArtrox.s