OCCLUSION' INTESTINALE
contre nature et la laparotomie. Si l'on intervenait toujours de bonne heure, sur un sujet encore résistant, on repousserait d'un accord unanime l'anus contre nature. Toutefois cette opération, simplement palliative, peut rendre des services chez les malades épuisés par une trop longue attente, incapables de supporter une intervention un peu grave. Même dans ces conditions, cependant, je suis en principe partisan plutôt de la laparotomie franche avec recherche de l'obstacle, et je dirai que, pour ma part, j'ai pratiqué plusieurs laparotomies pour occlusion intestinale chez l'euifant; que jamais, par contre, je n'ai eu recours à l'anus contre nature.
La laparotomie, en effet, peut être menée à bien avec une grande rapidité, même quand il y a un météorisme notable. On fera une longue incision médiane, de l'ombilic au pubis, de façon à pouvoir y introduire la main droite tout entière qui ira explorer le ventre, dans la fosse iliaque droite, d'abord, puis à gauche, puis en haut, et sentira très vite s'il existe en un endroit une bride, un anneau entourant l'intestin, s'il y a en ce point des anses intestinales affaissées. Si le météorisme est considérable, qu'on éviscère sans crainte les anses distendues, à condition de les bien protéger par des compresses chaudes aseptiques. De la sorte, on arrivera vite sur l'obstacle, qu'on supprimera par des moyens variés suivant sa nature (bride, hernie interne, diverticule). Cela fait, et après avoir bien vérilié si le passage est libre entre la dernière anse distendue et la première anse vide, il reste à réduire les anses éviscérées, ce qui parfois est laborieux. Je crois cependant que ce sera toujours possible, en les entourant d'une large compresse de toile, dont les bords seront engagés sous les lèvres de la plaie abdominale et à travers laquelle on fera une sorte de taxis. En outre, pour diminuer le météorisme lorsqu'il est très prononcé, j'ai coutume de faire introduire une grosse sonde œsophagienne dans le rectum pendant ces manœuvres. L'intestin réduit, on termine par une suture en étages et un pansement compressif.
L'opéré est mis pendant 24 à 48 heures sous l'inlluence de l'opium; diète à peu près absolue; injections sous-cutanées d'éther, de caféine. Purgalion au 2" ou au 3* jour.
ODEURS FÉTIDES. — Voyez Suelhs fétides.
L haleine fétide se rencontre chez les enfants sous rinllucncc d'une des conditions suivantes : orif/i/^c 6urca/e, dents cariées avec complications de périostile alvéolo-dentaire, suppuration gingivale, stomatites; — oriçihie iim\iQ chilienne cl pharipujienne, amygdalite lacunaire nvec dtHritus caséeux retenus dans des cryptes, certaines végétations adénoïdes du j)liarynx nasal avec sécrétions muco-puru-