‹ Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicaleChapitre 124 sur 189 · PAUPIÈRES. PELADE · texte numérisé non relu

PAUPIÈRES. PELADE

pion cicatriciel (brûlure, abcès osseux, lupus) relève d'opérations autoplastiques spéciales. Lorsqu'il y a perte de substance, on pratiquerai blépharoplastie.

3° Lésions traumatiques. — Rien de spécial à l'enfance.

4° Lésions inflammatoires. — Pour les Blépiiarites, voyez ce mot. Xous mentionnerons en outre :

a) Les abcès froids ossiftuents ; ceux de la paupière supérieure sont liés à une lésion tuberculeuse, toujours sérieuse, de la voûte orbitaire, c'est-à-dire de la base du crâne ; ceux de la paupière inférieure, à une lésion de l'os malaire, et ils laissent une cicatrice adhérente qui souvent cause de l'ectropion. Ces abcès seront traités par l'incision suivie de l'évidement de l'os malade.

b) Le chalcLzion est une petite tumeur arrondie qui. après essai de larévulsion par lesbadi^eonnagesà la teinture diode, doitètre extirpée au bistouri, en ayant soin de ne pas perforer la paupière de part en part. Pour y bien voir, on assure l'hémostase à l'aide de pinces spéciales (pinces à chalazion).

5° Tumeurs. — a) Les angiomes, fréquents surtout à la paupière supérieure, seront traités, suivant leur siège et leurs dimensions, par l'extirpation, par l'électrolyse ou par la galvano-puncture.

6) Le fibrome mou ou nérrome plexiforme sera excisé à l'instrument tranchant.

c) Le lymphangiome relève de l'excision cunéiforme.

PELADE. — Bien qu'il y ait lieu d'admettre comme vraisemblable la nature différente des cas de pelade, les uns étant d'origine parasitaire, les autres d'ordre trophoneurotique, comme il est encore impossible dans l'état actuel de la science, au point de vue objectif comme au point de vue histologique, de distinguer une pelade contagieuse d'une pelade qui ne l'est pas, le médecin est obligé en conscience de prendre dans tous les cas les mesures proimiylac- TiQUEs propres à prévenir la contagion : isolement de l'école ; port constant d'une coiffure (bonnet, perruque) ou d'une couche isolante (collodion médicamenteux). Tous les cheveux seront coupés ras et maintenus tels.

Traitement. — Autour des plaques, dans une étendue circulaire de deux centimètres, et sur celles-ci on fera passer le rasoir. On peut aussi avec avantage faire épiler cette zone. En tout cas la rasure sera pratiquée une ou deux fois par semaine. Le cuir chevelu doit être savonné et brossé à l'eau chaude, puis lotionné avec une solution antiseptique. La meilleure est une solution mercurielle.

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