PHARYNX
est constante. Aussi n'interviendra-t-on que dans des cas bien déterminés. Il va sans dire que la dysphagie et la dyspnée sont des indications formelles : cette dernière a même pu conduire à la trachéotomie d'urgence. Ces deux indications correspondent aux rétrécissements des trois premières variétés. Quant à lankylose palato-pharyngée, elle ne menace pas l'existence, mais elle se borne à causer du nasillement : on n'opérera que si l'occlusion est complète, ce qui est exceptionnel, d où stagnation de sécrétions muco purulentes dans le naso pharynx.
0° Végétations adénoïdes — Ces végétations, dues à l'hypertrophie des follicules lymphatiques du naso-pharynx (voyez Adk- >oïuEs), sont la cause banale des coryzas chroniques, des otil^es moyennes; en outre elles entravent, par obstruction nasale et gène chronique de Thématose, le développement général du sujet.
On les reconnaît aisément par le toucher pharyngien. Leur ablation peut se faire en les écrasanteten les arrachant avec une pince spéciale, le malade étant endormi et placé dans la position de Rose (tète pendante hors du lit). Mais je crois préférable d'employer le couteau de Gottstein (voyez la figure ci-jointe). L'enfant est enroulé dans un
drap, et il est tenu, debout, entre les jambes d'un aide qui maintient les mains, tandis qu'un deuxième aide fixe la tète de l'enfant appuyée contre la poitrine du premier et pas trop renversée. Dans cette ^ittitude, l'enfant est endormi au lu'umure d'élhyle (voyez AM:sTnî:sn:). Sitôt qu'on sent la lète devenir ballante, le chirurgien assis en face de l'opéré, ouvre la bouche à Laide de l'abaisse-langue qu'il tient de la main gauche, puis introduit le couteau dans le pharynx, manche en bas. i)n fait passer la lame derrière le voile du palais, puis on attire fortement avec elle ce voile en avant, et en faisant remonter lecouteau tout en le poussant en arrière, on abat d'un coujiles vt'gélations mt'dianes ; après quoi on agit de niènie vers eiiaeuiie îles faci s latérales, puis avec le doigt on vérifie s'il n'eu reste |)as. Les masses morbides coupées sont en parties crachées, eu pai'lie mouelu'es. en |»arlie avalées. Après cette (qx-ralion, l'hémorrhagie inimétliale est aboudanle, mais il est hml :i fuit exrepliomicl qu'elle ne s'arrête pas eu (|uel(|ues niiiiules. Si elle devenait sérieuse, on aurait reeoui's soit aux allou-