‹ Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicaleChapitre 129 sur 189 · PHARYNX. PHIMOSIS · texte numérisé non relu

PHARYNX. PHIMOSIS

chements avec une solution d'antipyrine, soit même au tamponnement du naso-pharynx à la gaze iodoformée. Je cite ces pratiques pour mémoire et parce qu'on a publié quelques cas d'accidents. Mais je dois ajouter immédiatement que j'ai opéré de la sorte un très grand nombre de sujets et que je n'ai jamais eu la moindre alerte.

Comme traitement antiseptique pré-opératoire et post-opératoire, certains auteurs conseillent l'irrigation d'eau boriquée au siphon de Weber ; quand on fait couler doucement un liquide dans une narine bien bouchée autour de la canule, la tète un peu penchée en avant et le sujet respirant tranquillement, par réflexe le voile du palais s'élève et se ferme, et le liquide ressort par l'autre narine. Mais si la seconde fosse nasale n'est pas très perméable, si l'enfant se débat, lupération peut n'être pas régulière, le liquide peut forcer l'entrée des trompes d'Eustache et des produits septiques ainsi entraînés ont quelquefois infecté les oreilles moyennes. Il est tout aussi eiïicace et tout à fait inoiïensif de faire pénétrer dans le naso-pharynx de la vaseline boriquée ou salolée à 1/10.

Ce traitement sera suivi pendant trois ouquatrejours avantlopérationetune huitaine de jours après. Mais au bout de 48 heures l'enfant peut sortir et reprendre ses occupations habituelles.

Du 8" au 15^ jour, il est bon de pratiquer le toucher pharyngien pour s'assurer qu'il ne reste pas de paquet de végétations, de façon à compléter aussi vite que possible l'intervention.

PHIMOSIS. — On appelle phimosis la longueur exagérée et l'étroitesse du prépuce. Suivant les cas, il y a ou non des adhérences du prépuce au gland. Le phimosis doit être traité, car il est la cause d'accidents nombreux, locaux ou réflexes (balano-postliite, dysurie, incontinence durine, onanisme, etc.). Au point de vue pratique, il faut distinguer plusieurs variétés.

1° Lorsque le prépuce est simplement adhérent au gland, il suflit de le ramener en arrière en décollant les adhérences à la sonde cannelée, jusqu'à la couronne du gland. Après cette intervention, on lavera plusieurs fois par jour la région à l'eau boriquée, pendant 36 ou 48 heures.

2^ Lorsque le prépuce, adhérent ou non, est trop long et trop étroit, deux procédés se trouvent en présence : la dilatation, qui se fait avec une pince à pansements ou la circoncision. Depuis l'emploi de la méthode antiseptique, on ne doit plus avoir recours qu'à la circoncision (voyez ce mot).

PHLÉBITE OMBILICALE. — La phlébite ombilicale est une complication septique due à la contamination du cordon malpro-

492 PHLÉBITE. PHTHIIUASK

pcement pansé ; on l'observe surtout lorsque la fièvre puerpérale sévit en même temps sur les mères. Klle n'existera donc jamais : 1° Si on évite la fièvre puerpérale en accouchant la femme anliscptiquement ou si, la lièvre étant déclarée, on éloigne l'enfant ; 2° si on panse le cordon suivant les règles de l'antisepsie (voyez Cordon).

Lorsque, cette prophylaxie ayant été négligée ou mal appliquée, la phlébite est constituée, l'enfant est presque irrémédiablement perdu. On le traitera localement par des pansements humides, couvrant largement le ventre, à l'acide borique ou mieux au permanganate de potasse. Le traitement général sera Ionique (grogs, café, quinine).

PHLÉBITE DES SINUS. — C'est à prévenir surtout cette

terrible complication des olorrbées, des plaies de tète, des furoncles et anthrax, des érysipèles de la face qu'on doit s'appliquer, en traitant rapidement ces diverses lésions cutanées et muqueuses par les moyens antiseptiques, surtout chez les enfants cachectisés.

La thrombose des sinus étant soup«;onnée d'après les symptômes méningitiques (convulsions, coma, strabisme, etc.) et pyohémiques, le traitement a étéjusqu'àces dernières années exclusivementmédical. On appliquait une ou deux sangsues derrière les apophyses mastoïdes, on donnait le calomel à doses réfractées, on plaçait de la glace sur la tète. En réalité, ilfautopérer chiriirgicalemenl lorsfjuec'estanatomiquement possible, comme c'est le cas pour les phlêhiles du simis hitéi-al consécutives aux otites moyennes chroniques. Après ligature de la jugulaire au cou, au-dessous du caillot septique auquel on barre ainsi la rontt', on trépane la mastoïde. on ouvre le sinus infecté, on le curette, on le lave et on le tamponne à la gaze iodoformée. On a obtenu de la sorte de nombreuses guérisons.

PHTHIRIASE. — Il fautdélrniic les poux des cheveux, en coupant cL'iix-ci ou en les peignant au j^eigne lin inibilx' de viiuiigre chaud pour détacher les lentes. On lotionnera avec l'alcool camphré ou la solution de sublimé à 1 p. 500, dans l'eau ou le vinaigre, on saupoudrera avec la poudre de pyrèthre ou de slaphysaigrc.

Les poux de corps seront détruits j)ar l'onguent napolitain, le bain sulfureux, les fumigations de cinabre.

L'impi'tigo (|ui complique souvent la pédiculose du cuir clievelu, le prurigo que déterminent les poux de corps, seront traités par les moyens a|)|)iiti)riés à ces dermatoses.

PHTHISIE PULMONAIRE.- l'itoi nvi ami . — Les .-nfants nés dune nicrc tuberculeuse seront autant (jue possible élevés au sein

Page 1