POLYPES NASO-PH VRYNGIENS
gies, (le causer des accidents graves, mortels même ; ils doivent donc être traités, et l'indication est d'autant plus formelle que le sujet est plus jeune.
Les méthodes anciennes, telles que lexsiccation, la ligature, le séton, etc., doivent être abandonnées comme infidèles et dangereuses. L'arrachement, toujours incomplète! causant quelquefois des lésions crâniennes graves, n'a que de rares indications. Dès lors on n'aura guère recours, pour attaquer la tumeur, qu à l'extirpation aux ciseaux et au bistouri (méthode rapide, en un temps), ou à l'électrolyse, à la cautérisation actuelle ou potentielle (cure lente).
Pour arriver sur la tumeur, on peut passer soit par les voies naturelles, soit par des voies artificielles, créées à l'aide d'opérations préliminaires. Les voies naturelles sont la bouche et les fosses nasales ; les voies artificielles sont la voie palatine (incision médiane du voile du palais en faisant sauter à la gouge plus ou moins de la voûte osseuse), la voie faciale (résection définitive ou ostéoplastique du maxillaire supérieur), la voie nasale (incision de la narine ; libération du nez rabattu de haut en bas avec son squelette, après ostéotomie des os propres).
Lorsque l'on doit prendre, en présence d'un polype naso-pliaryngien, une détermination thérapeutique, plusieurs questions se posent, souvent connexes il est vrai : 1° faut-il choisir l'exérèse rapide ou les destructions lentes; 2° faut- il agir par les voies naturelles ou créer une voie artificielle; .3" si l'on se décide pour une voie artificielle, laquelle faut-il choisir V
Si le polype est petit, n'a pas envahi les fosses nasales et surtout n'est pas entré dans les autres cavités de la face, il est indiqué de tenter l'ablation par les voies naturelles. En manœuvrant à la fois par la bouche et par les fosses nasales, on peut détacher à la rugine l'implantation du polype; ou bien — et le procédé est préférable — la prendre dans l'anse de l'écraseur, du serre-nœud, ou mieux t'ucdin du galvano-cautère.
Lorsque les conditions que nous venons d't'-niimérer ne sont j>as réalisées, ce dont on se rend compte par le toucher pharyngien, par l'inspection attentive de la face, par la rhinoscopie antérieure et postérieure, il faut renoncer à l'exérèse radicale par les voies naturelles, dont les indications sont en somme assez rares. Quelquefois alors, si la tumeur n'est pas trop grosse, ne cause pas des acc[denls menaçants, on pourra essayer la destruction Içnle par les voies nalurclh's, et on s'adressera soit A l'électrolyse, soit à la galvanopuncture. Uaroment, il est vrai, on réussira de la sorte dans les cas où l'exérèse par les voies naturelles aura échoué, et il sera indiqué de recourir aux voies artificielles.
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I>e choix entre les trois voies que nous avons énumérées dépend d'abord de la rapidité avec laquelle il faut agir. Soit en effet un polype, même volumineux et très déformant, ne causant pas d'accidents réellement menaçants : on ne s'exposera pas aux dangers dhémorrhagie toujours inhérents à l'opération radicale, laquelle nécessitera en outre parfois des délabrements notables. Dans les cas de ce genre, le mieux est, croyons-nous, d'ouvrir la voie palatine — et presque toujours l'incision du voile suffira — puis de modifier la tumeur, devenue largement accessible, par des séances répétées de cautérisation thermique ou chimique. On agira à peu près de même lorsque la tumeur saignera peu mais causera mécaniquement une dyspnée ou une dysphagie graves : mais alors il sera indiqué de réséquer, à l'anse galvanique de préférence, le lobe pharyngien volumineux, cause des accidents; puis on modifiera le reste comme dans le cas précédent.
Soit au contraire un polype à marche grave et rapide, dangereux surtout en raison d'hémorrhagies fréquentes et abondantes. Quelquefois, l'électrolyse, la galvanopuncture mettent fin à ces pertes de sang; mais quelquefois aussi, le moindre attouchement en provoque. Dans ces conditions, l'ablation en une seule séance s'impose, malgré sa gravité. C'est alors qu'entrent en discussion les voies nasale et palatine, lesquelles évidemment donnent sur le pédicule un accès plus large et plus direct. 11 est vrai quelles ont le grave inconvénient de laisser une difformité visible, toujours sérieuse, quoi qu'on en ait dit. Or la plupart du temps, sauf lorsque le sinus maxillaire aura été envahi, on peut mener à bien l'opération par la voie palatine, en réséquant la partie postérieure de la voûte osseuse sur une étendue suffisante.
Pour y voir bien clair, dans les interventions de cette espèce, il est commode d'opérer la tête pendante, dans la position de Rose. L'hémorrhagie est abondante, mais par la compression méthodique on en vient en général à bout. C'est dans ces conditions, lorsque l'on prévoit une hémorrhagie grave, qu'il peut être indiqué de recourir à la trachéotomie préliminaire, qui permet une anesthésie régulière et un tamponnement total du pharynx à la gaze iodoforméependant et après l'opération et qui, d'autre part, met à l'abri de toute crainte d'aspliyxie par entrée du sang dans les voies aériennes.
Quel que soit le procédé employé, on n'oubliera pas que le pédicule de ces tumeurs est jusqu'à l'âge adulte sujet à des repullulations qu'il faut combattre par des cautérisations successives. La voie palatine possède à cet égard de grands avantages, car elle permet une surveillance facile du pédicule, et elle peut rester béante pendant des mois ou même des années sans difformité extérieure, au prix, il est vrai,
512 POLYURIE. POPLITÉE (rÉGIOX)
d'un défaut de prononciation grave; mais il sera aisé d'y remédier plus tard par la slaphylorrhaphie.
POLYSARCIE. — Voyez Obésité.
POLYURIE. — Avec glycosurie (voyez Diaiiktk).
A\ec albuminurie (voyez Néphuith).
Avec phosphaturie. — Indice diin trouble de la nutrition, ce symptôme, qui peut coexister avec des douleurs osseuses, le rachitisme, l'ostéomalacie et certaines tuberculoses, peut aussi exister sans autre lien pathologique ; on prescrira les frictions sèches et alcooliques, la vie au grand air, le repos, les massages, les inhalations d'oxygène, l'hydrothérapie, l'alimentation à base de lait, d'œufs, de farine, bouillie d'avoine, cervelles, ris de veau, laitances, et les phosphates médicamenteux.
Avec azoturie. — Même hygiène. Les médicaments à utiliser sont la valériane, l'opium, la codéine, l'antipyrine. L'hydrothérapie est indispensable
P. Simple, nerveuse. — Elle se voit chez des hystt'riques. C'est le traitement de la névrose générale qui doit en triompher. Il faut songer à une simulation possible.
POPLITÉE (région). — Nous signalerons :
1" Les adéno-phlegmons, qu'il faut ouvrir par une incision verticale, occupant bien le milieu du losange poplité, en général dans sa moitié inférieure ; on incise la peau et on va à la recherche du pus avec la sonde cannelée.
2" Les adénites tuberculeuses peuvent, si l'on a quelque haltitiide de ces opérations, être traitées par l'extirpation.
■ V Les exostoses de croissance du fémur se développent quchjucfois vits le crt'ux puplilc rouqtriinant les nerfs, soulevant les vaisseaux et pouvant même les ulcérer. Lorsquelles causent des accidents, elles seront extirpées (voyez Exostoses).
4" Les lésions des vaisseaux, del'artère surtout qui sont : a, la sec/ /o// par l'cistf-olome, dans une t'chappée au cours de l'ostéotomie suscondylicnne ; b, la rupture ])endant le redrc'ssement d'une ankyloso du genou, ce dont il faut se mélier surtout lorsque l'on constate dans la région poplitée des fistules et des masses cicatricielles; c, Vulcération au ('(uitact df st'qncslres (ostéomyélite j)r(ilongéc de l'extr/'uiité inférieuic du fénnir), plus rarement par extension d'un f«)yer tuberculeux.
POPLITÉE (région), poumon 513
S'il y a hémorrhagie à l'extérieur ou anévrysme diffus, il faut immédiatement faire, par l'incision typique, après hémostase à la bande d'Esmarch, la ligature du vaisseau. Dans certaines ruptures, il n'y a pas écoulement de sang, mais oblitération du vaisseau, avec gangrène plus ou moins étendue du membre si la circulation ne se rétablit pas ; l'abstention doit alors être la règle, et si la gangrène survient on n'interviendra activementqu'après sa limitation spontanée ; jusquelà, on se sera borné à assurer la sécheresse et l'asepsie des régions sphacélées; cl, nous mentionnerons enfin les compressions de la. poplitée comme complication des décollements épiphysaires de l'extrémité inférieure du fémur, avec déplacement ; dans les mômes conditions, on peut observer la rupture. 11 faut alors réduire la fracture en évitant la violence, et au besoin on agira, après incision, à ciel ouvert.
5° Kystes synoviaux. — On observe quelquefois chez l'enfant des kystes poplités qui en général disparaissent spontanément ou sous l'inflence d'un traitement simple (compression, badigeonnages iodés) ; c'est seulement après échec avéré de ce dernier qu'on recourrait à l'extirpation.
PORENCÉPHALIE. — Voyez Idiotie, Cerveau.
POUMON. — 1° Congestion pulmonaire aiguë par
fluxion — a) Primitive et idiopathique , elle est bien rare ; le plus habituellement elle accompagne la bronchite aiguë ou est symptomatique de l'invasion d'une infection (rougeole, scarlatine, grippe, etc.). Si l'enfant n'est pas trop faible, le meilleur procédé est l'administration de l'ipéca. Puis on emploie les ventouses sèches nombreuses, les larges cataplasmes sinapisés, et surtout les enveloppements froids du thorax réitérés, suivant la technique indiquée page 183 à l'article
BrONCHO- PNEUMONIE.
Si l'enfant est faible, on lui donnera de l'alcool.
5) Symptomatique de la tuberculose, elle appelle surtout le vésicatoire, les pointes de feu. L'ipéca n'est pas nuisible ; on peut le donner à faibles doses réitérées, de façon à produire seulement l'état nauséeux. Chez un enfant déjà voisin de l'adolescence, je ne craindrais même pas l'emploi du tartre stibié à dose rasorienne.
La température de la chambre sera fraîche. Parmi les autres médicaments utilisables, je citerai la quinine, la digitale.
2" Congestion pulmonaire subaiguë ou chronique par stase. — Dans la période dadynamie de la jJècre tuplioïde. on la préviendra par le décubitus varié et de temps en temps abdominal.
Tlli:KA.PEUTIC)UE IXFANTUE. 33