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sang" par la forcipressure. le tamponnement, la ligature ou même la néphrectomie.
Si le foyer rénal s'infecte secondairement, il faut inciser largement, par la voie lombaire; on ne fera la néphrectomie que plus tard, si l'incision reste fistuleuse.
Les plaies du rein, bien plus rares, fournissent des indications tout à fait analogues.
2" Lithiase. — La lithiase rénale chez l'enfant ne donne presque jamais d'indications chirurgicales. (Voir ce mot et Colique néphrétique.) En cas de calculs rénaux causant de la douleur et des hémorrhagies, on pratiquera la néphrolithotomie. A la période de suppuration (pyonéphrose calculeuse), onpréfèrera en principe la néphrotomie, vu l'état souvent douteux du second rein. La voie abdominale est souvent la meilleure, parce qu'elle permet d'explorer le second rein et que la distance ilio-costale est très courte chez l'enfant.
3'^ Hydronéphrose. — L'hydronéphrose peut être congénitale, et dans ce cas elle est parfois assez volumineuse pour être une cause de dystocie ; elle est alors liée à des lésions congénitales de l'uretère (absence, imperforation, abouchements anormaux, compression par des vaisseaux anormaux) ou de l'urèthre (voyez ce mot), et dans ce dernier cas elle est bilatérale. Pour l'hydronéphrose bilatérale, le résultat dépend, cela va de soi, de la curabilité de la lésion causale à laquelle il faudra toujours s'adresser d'abord, si elle est opérable. En présence d une hydronéphrose unilatérale, avec intégrité certaine de l'autre rein, le procédé de choix est la néphrectomie, si l'enfant paraît en âge et en état de la supporter ; si l'état de l'autre rein est doateux, on pratiquera la néphrotomie, mais il faut ajouter que, l'hydronéphrose infantile étant en général liée à un vice de conformation, si elle est unilatérale c'est que la lésion porte sur un uretère et que l'autre rein est sain : les indications de la néphrotomie seront donc rares. Sur le nouveau-né et l'enfant en bas âge, on pourra, à l'aide de ponctions faites avec une antisepsie rigoureuse, attendre que l'enfant puisse être soumis à la néphrectomie. Pour cette dernière opération, on choisira la voie abdominale ou la voie lombaire suivant le côté vers lequel la tumeur proémineraleplus.
Une variété particulière, spécialement fréquente chez l'enfant, est Y hydronéphr ose traumnlique (pseudo-hydronéphrose plutôt, car il s'agit d'un épanchement urineux périrénal enkysté dû à une rupture). Après échec d'une ou deux ponctions (qui parfois sont suflisantes) on incisera la poche, et on ne fera la néphrectomie qu'en cas de fistule persistante.
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4° Pyélonéphrite. — La suppuration non calculeuse du bassinet et du rein, rare d'ailleurs dans l'enfance, sera traitée, après échec du traitement médical (voyez Pyélite), comme chez l'adulte par la néphrotomie, suivie de néphrectomie secondaire si Tautre rein est sain et si. ce qui est la règle, l'incision reste tistuleuse.
5" Tuberculose rénale. — Le traitement de la tuberculose miliaire aiguë est nul. Celui de la tul)erculose chronique, caséeuse, sera la néphrectomie. si on diagnostique l'unilatéralilé des lésions. Si les lésions sont bilatérales et s'il se forme une poche d'abcès froid, on fera la néphrotomie.
Le TR.viTF.MEXT MÉDICAL comportc le régime alimentaire composé de lait, d'œufs cuits, de viande crue; comme médicaments, la créosote, l'iodoforme et le tannin.
0" Abcès périnéphriques. — Les abcès chauds seront traités par l'incision et le drainage (incision verticale le long du bord externe de la masse sacro-lombaire) ; on explorera avec le doigt les organes voisins, le rein (assez rarement en cause), les côtes et le rachis (ostéomyélite). L'incision est indiquée, sans attendre la iluctuation, parla fièvre, la douleur et l'œdème de la région lombaire.
Les abcès froids (tuberculose rénale, mal de Pott) seront incisés et curettes plutôt que soumis à la ponction et à liiijection iodoformée.
1" Tumeurs. — Le rein est un des sièges d'élection des tumeurs chez l'enfant, et ces tumeurs sont presque toujours malignes. Après leur extirpation, la mort opératoire est fréquente et en outre, cliez les sujets qui survivent, la récidive et la généralisation sont à peu près fatales; cette gravité tient non seulement à la malignité plus grande de toutes les tumeurs chez l'enfant, mais aussi ù ce que les tumeur.s rénales sont presque toujours latentes, no sont reconnues, par hasard, que lorsqu'elles ont un volume considérable. En présence de ce pronostic désespér»', certains auteurs sont pour l'abstention. Nous conseillons cependant rintcrvcntion, car on lui doit (pielquos succès, exceptionnels sans doute, mais h prendre toutefois en considération puisqn il s'agit d'une lésion fatalement mortelle si elle est abandonnée à elle-même. Kn outre, il existe (|uel(|ues rares exemples de timieurs bénignes. Presque toujours ces tumeurs se développent vers l'abdomen et il faudra recourir ;\ la m'-plirectomie traiispériti»n»''ale.
S Rein flottant <»n mobile. — Il y en a <|uel(|ues exempU-s chez l'enfant, mais ils sont ran-s et surtout le rein d«'[)lacéest rarement douloureux. Lorscpi'en raison de ces douleurs on portera le diagnostic, on conseillera l'usage d'une ceinture, ou mieux la ncpliropexie, caron
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est ici dans les conditions anatomiques favorables au succès thérapeutique de cette opération.
On peut avec grande utililé organiser la pnopnYi.AxiF. du rein mobile chez (es filles adolescentes. La pathogénie delà néphroptose est complexe; les circonstances qui la favorisent sont les suivantes : variations fréquentes dans la pression intra-abdominale, telles qu'en produisent les accès multipliés de météorisme gastro-intestinal auxquels sont sujets les dyspeptiques avec dilatation gastrique et les névropathes : tuméfactions intermittentes du foie; amaigrissement rapide après une maladie aiguè, ou alternatives d'amaigrissement et d'embonpoint; défaut do résistance de la paroi abdominale par une débilité congénitale du tissu musculaire, qui est une des tares dunenro arthritisme. Toutes ces circonstances ne sulfiraient pas sans doute à produire le déplacement progressif du rein, si le corset n'exerçait pas à la base du thorax une constriction qui s'oppose à ce que les fausses côtes subissent une expansion excentrique, au moment où se produisent la tuméfaction du foie et le météorisme gastro-intestinal.
En vertu de ces données, on devra conseiller, chez les jeunes filles neuro-arthritiques, de prévenir et de combattre le météorisme par le régime alimentaire, de lutter contre l'atonie gastro-intestinale par les préparations strychniques, dene laisser ijorter que d'une façoji intermittente et le moins souvent possible le corset, qui doit être dépourvu de toute armature rigide, et absolument élastique. Au moindre indice d'abaissement du rein, on fera porter par contre une sangle abdoininale, en tissu élastique, parfaitement adaptée, pour suppléer à l'insuffisante résistance de la paroi musculaire.
RÉTENTION D'URINE. — La rétention d'urine peut être congénitale, cas auquel elle est due à des malformations uréthrales (voyez Urèthre). On lui attribue encore comme cause la dilatation kystique du sinus j)ocularis (cavité du verumorttanum) ; cas auquel il suffit de cathétériser l'urèthre pour que la sonde, en passant, fasse évacuer le kyste, et la rétention ne se reproduit plus. De même pour l'accolement des lèvres du méat.
Chez la fille, l'accolement des petites lèvres jusqu'au-devant du méat est une cause possible de rétention : il est très aisé d'en venir à bout par l'écartement des replis soudés. Quelquefois, on constatera des malformations de l'hymen, de la vulve, qui nécessiteront de petites interventions opératoires.
Plus tard, la rétention d'urine n'est pas très rare chez l'enfant : elle peut être aiguë ou chronique.
La rétention aiguë s'observe au cours des maladies infectieuses,
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après certaines opérations chirurgicales telles que la circoncision, la cure radicale dune hernie inguinale, lincision dune fistule à l'anus, après une luxation de la hanche, etc. Dans ces conditions, il faut faire le cathétérisme évacuateur avec une sonde molle aseptique, en caoutchouc rouge : cette sonde passe toujours ; on prend les numéros de G à 12. selon l'âge de l'enfant. Un seul cathétérisme sufiitpresque toujours. La rétention chronique a pour cause à peu près unique à cet âge la paralysie de la vessie, au cours de paraplégies; elle est, il est vrai, relativement rare dans la plus fréquente des paraplégies de l'enfance, celle du mal de Pott. La vessie sera évacuée par la sonde de 3 à 4 fois par jour. On prendra alors des précautions antiseptiques minutieuses, la rétention chronique fournissant un terrain très favorable à l'infection.
RÉTINE. — Voyez Gliomk. Œil.
RHUMATISME ARTICULAIRE. — P Aigu {Polyarthrite aiguë fébrile). — L'enfant doit être tenu au lit.
Le régime lacté avec addition d'eau alcaline, les tisanes diurétiques de chiendent, de queues de cerises, additionnées de nitrate de potasse, constitueront l'alimentation et les boissons pendant les périodes de forte iièvre. Quand la température sera peu élevée, on donnera des potages, des laits de poule.
On obtient la régularité des garde-robes par des lavements ou de légers laxatifs.
Les jointures douloureuses sont enveloppées dans l'ouate et la llanelle. après badigeonnage avec le laudanum ou un liniment chloroformisé.
On s'assurera que la sécrétion urinaire est suffisante et, si les urines ne sont pas ou sont peu albumineuscs, on administrera le salicylale de soude à doses de 0 gr. 50 à 3 et 4 gr.
Quand les douleurs ont cessé, on ne supprime pas brusquement le salicylatf, mais on commence à diminuer progressivement la dose. On peut essayer le procédé d'introduction du salicylate de soude préconisé par M.Bourget (de Lausanne); il consiste h faire autour des jointures enflammées des onctions avec la pommade suivante :
Acide salicyh(|iie
Essence de térébenthine àà 10 gr.
Lanoline
.\xonge HO gr.
On recouvre de ll;iiie||e.