‹ Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicaleChapitre 144 sur 189 · ROUGEOLE · texte numérisé non relu

ROUGEOLE

taire passe d'emblée aux accidents secondaires et tertiaires et où la syphilis acquise est exceptionnelle, ne réclame pas d'autre indication que le traitement mercuriel.

Les roséoles siiisonniëres sont traitées par le repos au lit, la diète lactée, un purgatif.

ROUGEOLE. — Pour les indications générales soulevées par Icutc lièvre éruptive, voir page 322. Une rougeole régulière, chez un enfant d'ordinaire bien portant, ne requiert d'autre traitement que le repos au lit, la diète à base d'aliments liquides jusqu'à la chute de la fièvre, quelques calmants de la toux, si elle est très pénible. La fine desquamation furfuracée sera traitée par les onctions à la vaseline boriquée et un ou deux bains au borate de soude avant de laisser l'enfant reprendre la vie commune. La rentrée dans les établissements scolaires ne peut être effectuée qu'au bout de 15 à 20 jours.

Les rougeoles graves d'emblée par /jyper^/ierm/e, l'éruption ne se faisant pas. seront combattues par les enveloppements dans le drap mouillé, le bain froid ou tiède, lantipyrine.

La congestion fluxionnairo initiale de l'appareil respiratoire est justiciable de l'ipéca, des applications de ventouses sèches, des cataplasmes sinapisés, de la quinine, des enveloppements partiels du thorax dans les compresses froides.

A la laryngite striduleusey qui précède souvent l'invasion de la rougeole, on oppose les moyens indiqués à l'article Lahvnx. La IracJwo-broncJiite intense cédera aux révulsifs, aux inhalations de vapeurs tièdes et balsamiques, à l'aconit, à la belladone, aux opiacés.

Pour la bronclio-pneiDnonic, la prophylaxie consiste dans l'éloigriement des agglomérations morbides, l'antisepsie buccale et nasopharyngienne. (Pour le traitement, voir page 178.)

f^o catarrhe l)ronchi(iue rnuco-pnnilent, «pii persisle assez longtemps clie/, les lympiiatiques, est tari peu à peu par le benzoate neutre de soude, le baume de tolu, la torpine.

Si la diavrJiée est modérée, elle doit être respectée ; excessive, elle est combattue par l'eau de chaux, les sels de bismuth associés au benzonaphtol et aux opiacés.

Ii"o///c, qui sera souvent prévenue pai" une antisepsie pn-coce du carrefour naso-pharyngien, l'inlriHluclion bi(|uolidienno de vaseline boriquée dans le nez et de glycérine phéniquée à 1/40 dans le conduit aiidilif, sera traitée, dès qu'elle aura été reconnue, par les moyens indiqués à l article Otite.

Pour les adénites, voir ce mol.

Les manifestations de la scrofule, (\u\ sont éveillées ou ranimées si

RUBÉOLE. SACRO-COCCYGIEXNE (rÉGIOX) 545

souvent par la rougeole, seront combattues énergiquement dès le début, et même prévenues souvent, par les iodiques et autres anti-strumeux.

RUBÉOLE (Rôtlœln). — Cette affection, rare en France, évolue d'ordinaire dune façon si bénigne qu'elle ne réclame guère que les soins dhygiène, le séjour au lit et à la chambre. L'hypertrophie ganglionnaire cervicale ou inguinale, qui l'accompagne à peu près constamment, et constitue un des pivots du diagnostic, peut persister chez les enfants après la guérison de la rubéole et nécessiter le traitement du lymphatisme (voir ce mot) et les bains de mer.

SACRO-COCCYGIENNE(Région). — Cette région est intéressante chez l'enfant par des lésions congénitales qui sont : 1° des fistules ; 2° des tumeurs.

1'^ Fistules. — Ces fistules sont en général réduites à de simples dépressions dont on n'a pas à s'occuper. Lorsqu'elles sont profondes, et surtout lorsque leur orifice extérieur s'oblitère, elles peuvent être le siège de quelques phénomènes inflammatoires, et même d'abcès qui s'ouvrent à l'extérieur par plusieurs pertuis. Il est alors indiqué d'intervenir et, comme pour tout kyste dermoïde, l'incision simple est insuffisante ; de même le raclage, auquel on est tenté d'avoir recours si on commet l'erreur, assez fréquente, de croire à une ostéite du sacrum ou du coccyx. En réalité il faut extirper la poche, ou tout au moins la détruire par cautérisation au fer rouge.

2'^ Tumeurs. — Aux fistules il faut rattacher les kystes dermo'ides, qui d'ailleurs leur sont en général associés. Mais, outre ces kystes, et outre la possibilité d'un appendice caudal dont l'ablation n'a rien de spécial, on observe ici des tumeurs volumineuses et graves qui sont : a) des poches de spina-bifida sacré ; h) des téralomes à structure très complexe, allant jusqu'au véritable monstre double ; c) des néoplasmes divers (lipomes, fibromes, sarcomes). Ces tumeurs doivent être enlevées au bistouri, car on a obtenu ainsi de bons résultats, et par l'abstention la mort est presque fatale, même quand la tumeur est de nature bénigne. Au point de vue opératoire, il faut être averti que ces tumeurs se prolongent en haut soit en avant, soit en arrière du sacrum, et que dans ce dernier cas elles communiquent souvent avec le canal rachidien. qu'il s'agisse ou non d'un spinabifida. Il est donc utile d'avoir déterminé à l'avance ces connexions par le palper et par le toucher rectal.

SACRO-COXALGIE. — C'est l'ostéo-arlhrite tuberculeuse de

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l'articulation sacro-iliaque. Le sujet sera immobilisé au lit, dans le décubitus dorsal, au besoin dans la gouttière de Bonnet ou dans la claie d'osier. Les abcès sont de deux ordres : extra-pelviens et intrapelviens. Les abcès extra-pelviens seront toujours traités par l'incision large. Les abcès intra-pelviens, qu'il faut rechercher par le toucher rectal, sont souvent difficilement accessibles, même à la ponction suivie d'injection iodoformée. Lorsque cette ponction aura été reconnue insuffisante, on les ouvrira ; suivant les circonstances, l'incision sera faite au-dessus ou au-dessous delà symphyse, en réséquant plus ou moins de l'os iliaque pour se donner du jour.

SARCOMES. — Les sarcomes sont chez l'enfant des tumeurs presque toujours très malignes. On en pratiquera donc l'ablation aussi large et aussi précoce que possible, tout en sachant que la récidive et la généralisation sont la règle.

SCAPULALGIE. —Voyez Épaule.

SCARLATINE. — Pkécaltions nvr.iÉNiQUES (voir Fièvres ÉRLi'Tivii.s, page o22). — Dès le début, l'enfant doit être isolé dans une chambre vaste et aussi bien aérée que possible, assez éclairée aussi pour que l'examen de la gorge y soit aisé chaque jour, sans tenture ni tapis, et ne contenant que les meubles indispensables. Plus encore que dans toutes les maladies infectieuses ces précautions doivent être prises, à cause de la durée forcément longue du séjour que la malade y fera et de la difïusibilité des squamules contagionnantes.

On maintiendra une température égale, mais non excessive(18 à 20").

Pendant la saison chaude on pourra ouvrir chaque jour à plusieurs reprises les fenêtres, le malade étant couvert et dans son lit. Pendant la fièvre d invasion el lériiplion, on se gardera d'accumuler sur le corps trop de couvertures ; c'est pendant la desquamation que les téguments doivent être surtout protégés contre le refroidissement.

L'alimentation ne comprendra que du lait, au moins pendant la durée de la fièvre; on peut le couper avec une eau alcaline, ou l'additionner d'eau de chaux s'il y a de la diarrhée. I^e régime lacté pourra être avec avantage continué exclusivementjusqu'àlafin de la maladie; mais, si aucune complication n'est survenue, si l'enfant s'est dégoûté du lait et n'en prend pas assez pour soutenir ses forces, à partir du quinzième ou vinglème jour on l'alimentera avec des potages, des œufs, des fruits. Les boissons seront abondantes, mais non alcoolisées ; l'eau minérale acidulée avec du sirop de fruits, la tisane d'orge, de chiendent, de (jueues de cerises, peuvent être prises fraîches.

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