SCARLATINE
Les urines de chaque jour seront conservées autant que possible en totalité dans un bocal gradué, si l'âge de Tenfant permet de les recueillir, pour que le médecin puisse connaître la quantité émise en 24 heures et faire la recherche quotidienne de Valbumine-, pour cela, on aura fait placer dès le premier jour en permanence une lampe à alcool, deux tubes à essai et de l'acide nitrique ou acétique.
On traitera Vangino, même dansles casles plus simples, par Vantisepsie de la bouche et du jiharynx. Si l'enfant est en âge de se gargariser, il le fera plusieurs fois par jour, et notamment avant et après chaque ingestion de lait ou d'autre aliment. avec une solution boriquée saturée et salicylée. On emploiera celle ci très chaude, 40 à 43°, si la dysphagie et la douleur sont vives. Si l'enfant est trop jeune, on badigeonnera plusieurs fois par jour ses amygdales et son pharynx avec un collutoire glycérine contenant 1/5 d'acide borique ou 2 p. 100 d'acide phénique, ou bien on organisera des pulvérisations ou irrigations avec de l'eau boriquée. On introduira dans les fosses nasales de l'huile de vaseline boriquée.
[j'antisepsie des téguments comporte un bain tiède à 32 ou 35° dès lepremierjour de l'éruption, ou des lotions savonneuses tièdes de tout le corps, des lotions quotidiennes des organes génitaux.
Dès que la desquamation commence, on fait une onction de toute la surface cutanée avec de la vaseline ou de l'axonge boriquées.à 1/20, phéniquée à 1/10 ou bichlorurée à 0,10 p. 100, et on donne deux fois par semaine un bain tiède borate.
Les scarlatines anormales sont graves par l'hyperthermie, les désordres nerveux, ou les accidents angineux.
Contre I'hypeutheumie, il est inutile et même dangereux de recourir aux médicaments antithermiques. La seule pratique recommandableest l'hydrothérapie, et j'ajoute Vhydrothérapie froide.
Le bain tiède de 25 à 30° ne suffit que dans les cas où existent des troubles nerveux (délire, agitation, convulsions) sans hyperthermie et qui tiennent alors plutôt au tempérament nerveux du malade qu'à l'intensité de l'infection. Mais, quand les accidents nerveux sont accompagnés d'une élévation excessive et surtout persistante de la température, l'eau froide seule peut y remédier efficacement et elle doit être employée sans retard ni hésitation. Les divers moyens à essayer sont les suivants par ordre d'activité et d'importance croissantes :
Les lotions froides, faites pendant2 à 3 minutes toutes les deux heures avec une éponge ruisselante d'eau à 20° sur tout le corps ; l'eau peut être additionnée de vinaigre ordinaire ou aromatique. On enveloppe ensuite le malade dans une couverture.