‹ Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicaleChapitre 146 sur 189 · SCARLATINE · texte numérisé non relu

SCARLATINE

Venveloppementdans le drap mouillé d'eau à 15°, puis tordu et appliqué exactement sur tout le corps et les membres ; durée 10 miiiules. Renouveler toutes les deux heures.

Le bain progressivement refroidi, c'est-à-dire commencé à deux degrés au-dessous de la température rectale et abaissé jusquà 30" en une demi-lieure.

Le bain froid est le procédé de choix : on peut donner le premier à 25 degrés, le second à 22, le troisième à 20 et le quatrième à 18; la durée variera de cinq à dix minutes suivant 1 âge. Pendant le bain, l'enfant sera frictionné dans l'eau avec la main ; s'il y a du délire, on versera en même temps de l'eau froide sur la tète et la nuque. Suivant la rapidité avec laquelle remontera la température, prise tentes les trois heures, dans le rectum, on donnera de 4 à 8 bains par 24 heures.

Les contre-indications sont : la tendance au coUapsus, peau froideet extrémités cyaniques avec température centrale élevée, faiblesse et irrégularité des contractions cardiaques, gène respiratoire par œdème du cou et de la glotte, polyarllirile, hémorrhagies.

h'affusion froide avec plusieurs seaux deau de 25 à 18°, successivement et rapidement projetés en une mintite de temps sur le malade placé dans une baignoire vide. Le malade est ensuite roulé dans un drap sec non chauffé, recouvert d'une couverture et replacé dans son lit ; on doit lui faire prendre un peu de vin chaud et il s'endort généralement. On recommence 4 à 5 fois par jour, ou on continue le traitement par les autres procédés hydrothérapiques.

L'aiïusion est le procédé d'urgence (hyperthermie excessive avec peau sèche et ardente, tachycardie extrême et prostration).

Ces divers moyens, isolés ou associés, peuvent sulhre à combattre non seulement l'hyperthermie, mais les troubles nervel-x, l'agitation, le délire, et dissiper la prostration. Cependant, si l'on juge utile de combiner leur emploi avec celui des médicaments, ou si, pour une cause quelconque, le traitement hydrothérapique est impraticable, on aura, dans les bromures et le chloral associés à l'opium, les moins mauvais remèdes cojilre les phénomènes d'excitation nerveuse, et dans le café, les vins d'Kspagne ou de Champagne, la caféine, le camphre et l'éther en injections hypodermiques, les stimulants les plus propres à soutenir la conlraclilité cardiaque et à réveiller les forces nerveuses.

Les co.mi'Lications nu côiÉ m: la (;<»r(;e peuvent être soit précoces, soit tnrdiros.

An début, l'angine peut revêtir laspect pseudo-membraneux; dans l'immense majorité descas, cette angine pseudo-membraneuse est din* aux stiepl(»e()(|ues. r'>xcoplionnellcment, dans un milieu di|tlilh(''rique,

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il peut y avoir coexistence de diplitliérie et de scarlatine. L'angine pseudo- membraneuse à streptocoques réclame un traitement énergique par les irrigations antiseptiques fréquentes (eau phéniquée 1/iOO), le nettoyage des fausses membranes avec l'écouvillon imbibé d'une mixture antiseptique comme le phénol sulforiciné, le stérésol, etc. On a pratiqué des injections interstitielles d'acide pliénique au 1/100 ou de sublimé au 1/1000 dans les amygdales pour mettre obstacle à la diffusion des streptocoques. Mais, dans la forme angineuse grave de la scarlatine, qu'il y ait ad('nopathie suppurée (bubons scarlatineux) ou infdtration œdémateuse de tous les ganglions du cou et de leur atmosphère celluleuse, c'est grâce au traitement général de l'infection par la balnéation froide, l'alcool, la'quinine à petites doses, l'acide salicylique, le café et les stimulants, qu'on pourra espérer dans quelques cas un résultat favorable.

Les angines pseudo-membraneuses tardives, qui surviennent chez un convalescent de scarlatine, déjà apyrétique depuis plusieurs jours, sont toujours de nature diphtérique et causées par le bacille de LofUer, isolé ou associé aux streptocoques. On appliquera le traitement de l'angine diphthérique.

Pour les COMPLICATIONS CARDIAQUES et péricakdiqles, voir Cœur, pages 205 et 211.

La NÉPHRITE scarlatineuse, I'axurie etl'uRÉMiE seront traitées comme il est dit à l'article Néphrites, page 434.

Aux arthropathies scarlatineuses, si elles sont purement arthralgiques, on opposera l'enveloppement ouaté avec un liniment laudanisé ; on donnera l'antipyrine à l'intérieur ou le salicylate de soude. S'il y a arthrite avec gonilement et empâtement, révulsion par les badigeonnages iodés, les pointes de feu; immobilisation passagère, puis mobilisation par mouvements passifs. En cas d'arthrite suppurée, l'arthrotomie est préférable à la ponction suivie de lavage antiseptique.

Voir encore pour les Adéxophlegmoxs l'article Cou.

Le malade peut, dans la belle saison, se lever dans la chambre vers le 15^= jour, à la condition que la fièvre ait duré deux ou trois jours seulement, qu'il ait pris déjà plusieurs bains et que sa desquamation soit avancée ; plus souvent on gardera l'enfant couché jusqu'à la fin de la troisième ou de la quatrième semaine. On ne laissera jamais quitter la chambre qu'après desquamation complète, ce qui représente 3 semaines en été, 6 et 8 semaines en hiver. Quand il y a eu albuminurie, même peu durable, on redoublera de précautions.

La réintégration à l'école no peut jamais être opérée qu'après 50 jours.

550 SCLÉRÈME. SCLÉROSES. SCORBUT

SCLÉRÈME DES NOUVEAU-NÉS (Œdème aigu). —

Les traits dominants de cette affection sont le refroidissement, le ralentissement de la circulation, l'induration progressive des téguments et des troubles digestifs.

On combattra Thypolliermie et l'œdème par les frictions sèches et alcooliques, le massage méthodique, les bains chauds prolongés et le séjour dans la couveuse (voyez Pré.matl'rés) ou dans le sable chaud.

On stimulera l'activité circulatoire par le vin d'Espagne ou du vin de Bordeaux étendu d'eau, sucré et chaud, le cognac en lavement, par les injections hypodermiques d'éther, d'huile camplirée et de caféine.

On alimentera avec le lait stérilisé au moyen de la sonde stomacale.

On opposera à la diarrhée la solution d'acide lactique à 2 p. 100.

SCLÉRODERMIE. — Outre les soins hygiéniques, l'alimentation la plus tonique, la vie au grand air et dans les montagnes avec exposition à la radiation solaire, on peut essayer le massage, la faradisation et les courants continus, l'hydrothérapie sous forme de douches écossaises et froides.

SCLÉROSES. — Le processus de sclérose, qui est la conséquence plus ou moins lointaine de la modification imprimée à la nutrition du tissu conjonctif périvasculaire et interstitiel des parenchymes, tantôt par les toxines microbiennes, tantôt par des poisons comme l'alcool ou le plomb, peut être combattu par les alcalins et les iodures, à doses modérées, mais longtemps prolongées. ("Voir Foie, Cirrlioses, Cerveau, Néphrites.)

SCOLIOSE. — Voyez Hachis.

SCORBUT. — Le traitement est le même (juo chez l'adulte: végétaux verts, régime lacté, jus de citron, perchlorure de fer.

SCROFULE. — La scrofule étinit envisagée comme une diathèse, c'esl-ii-dire comme un trovdile j)crmanenl de la nutrition, dont les principaux effets sont la prédisposition à la slase de la lymplie dans les tissus et les ganglions sous l'influence de la moindre irritation, et la constitution d'un terrain de culture particulièrement favorable i\ l'infeclioii bacillaire, exige une PiiopiiYi.AxiEantérieure à laïuiissance.

Pour prévenir l'apparition de la scrt)fule, il faudrait d'abord ne pas marier ensemble des scrofideux, ni même une scrofulcusc et un arlbi'itique.

11 faudra, si ce croisement n a pu être évité, s'efforcer d'activer, au moins passagèrement, le taux nutritif des parents au moment delà

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