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SCROFULE

C. — On emploiera encore le vin iodo-ioduré suivant dans les hypertrophies ganglionnaires et a?7ij/g(/a/ie?7nes, en variant la dose suivant l'âge, et en le donnant toujours à la fin des repas.

Teinture d'iode 5 gr.

lodure de sodium 15 »

Sirop de gentiane 200 »

Vin de Banyuls Q. S. p. un litre.

D. — Quand le développement du squelette paraîtra se faire péniblement :

Phosphate de soude ... ; 5 à 10 gr.

Phosphate de potasse 5 à 10 »

Sirop de quinquina 200 gr .

Vin de Malaga ou de Lunel Q. S. p. un litre.

Le traitement par 17(iu7e de foie de morue jouit depuis bien longtemps de la confiance du public et des médecins ; peut-être y a-t-il lieu de faire quelques réserves au sujet de la banalité avec laquelle cette substance est prescrite. Chez les scrofuleux pourvus d'un bon tube digestif, capables de transformer et d'assimiler une grande masse de graisse, on observe à coup sûr des résultats étonnants par l'administration de l'huile de poisson; mais, comme l'a fait remarquer bien des fois M. Grancher dans son enseignement, ces résultats ne peuvent être obtenus qu'à la condition de faire prendre l'huile à doses massives ; il y a loin des deux cuillerées traditionnelles qu'on fait prendre dans les familles pendant les mois d'hiver aux enfants lymphatiques aux 4, 6, 10 et 14 cuillerées d'huile que j'ai vu prendre et digérer par certains scrofuleux. et sous l'influence desquelles fondaient des engorgements ganglionnaires considérables et s'affaissaient des gommes scrofulo-tuberculeuses, se tarissaient des acnés suppuratives confluentes.

En dehors de ces cas où l'enfant digère merveilleusement les graisses, il n'y a qu'un parti restreint ù tirer de l'huile, et il faut craindre chez les autres enfants l'entrave qu'elle peut apporter ùl alimentation par l'anorexie qu'elle cause et les perturbations gaslro-inlestinalos. On devra tàtcr la susceptibilité do l'eufaiit pour l'huile; s'il la supporte bien, pousser hardivemcnt aux doses les plus élevées possibles; sinon, y renoncer complètement.

On [)Out d'ailleurs user de divers artifices pour la faire ingérer aux enfants : cuiller spéciale à opercule, émulsions avec divers sirops, mélange à la bière, lavage de la bouche avec l'eau alcoolisée avant et Jiprés, etc. Mais, à vrai dire, les enfants cpii ont l'habiludc de cet aliment, l'acceptant facilement, et il est à |)eu près inutile, sinon les

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premières fois, de prendre tant de subterfuges. L'addition de créosote à l'huile, dans la proportion de 1 à 5 p. 100, dans tous les cas où le scrofuleux présente du catarrhe bronchique, esttoutà fait indiquée.

SÉBORRHÉE. — Celle du cuir chevela chez le nouveau-né (crasse, chapeau) est traitée par le ramollissement des croûtes avec de l'huile d'amandes douces, puis les lotions savonneuses ou avec la décoction de Panama. Chez les enfants plus grands, on tiendra les cheveux ras afin de pouvoir savonner fréquemment la tète, puis chaque soir on lotionnera avec une mixture ainsi composée :

Alcool 100 gr.

Alcoolat do Fioraventi 50 »

Chloroforme 10 »

Acide salicylique 5 »

On pourra, de temps en temps, appliquer une pommade au goudron ou au soufre, ou bien on saupoudrera avec : salicylate de bismuth 10, poudre d'amidon 20.

La séborrhée dos paupières sera combattue par les lotions avscl'eau boriquée chaude, l'application de vaseline à l'oxyde jaune 1/20 ou au précipité rouge 1/20.

A la séborrhée du iJrépji ce, qui souventprovoquelabalano-posthite, surtout chez les sujets ayant un phimosis, on opposera les lavages fréquents, les injections entre le prépuce et le gland avec une solution d'acétate de plomb (eau blanche). On opérera le phimosis.

La disposition à la séborrhée sera combattue par l'usage interne des alcalins, la réglementation de Ihygiène alimentaire, l'abstention des graisses, l'hydrothérapie, les bains alcalins.

SEIN. — 1" Mammites. — La mammite s'observe à deuxâsres: chez le nouveau-né, où elle est très fréquente, et à la puberté. Dans un cas comme dans l'autre, on obtient presque toujours la résolution sous un pansement humide borique. Si la mamelle vient à suppurer, on pratiquera l'incision et le drainage, comme pour un abcès ordinaire.

2° Hypertrophie. — C'est vers la puberté que commence souvent l'hypertrophie mammaire, chez la femme ou chez l'homme (gynécomastie). Il est rare qu'on soit appelé à intervenir avant l'âge adulte. On pourrait chez l'enfant agir par la compression.

3° Tumeurs. — On cite quelques cas d'angiomes, sous-cutanés ou, plus rarement, glandulaires, en général bien disposés pour l'extirpation, de kystes dermoïdes, d'adénomes, qui devront eux aussi être extirpés.

O04 SEPTICEMIE. SERUM

SEPTICÉMIE DES NOUVEAU-NÉS.— Linfection puerpérale par les pyog-ones, streptocoques seuls ou associés aux staphylocoques, peut frapper l'enfant avant la naissance. Elle peut ne se manifester qu'après la naissance, l'enfant né sain se trouvant contaminé par le voisinage de la mère, dont l'infection s'est faite pendant l'accouchement. La chose se passait souvent ainsi dans les maternités d'autrefois. La prophylaxie de la septicémiedes nouveau-nés se trouve réalisée par l'application actuelle de la méthode antiseptique à l'obstétrique.

Lorsque, par accident, une femme infectée présente des manifestations puerpérales, il faut aussitôt faire cesser l'allaitement et éloigner l'enfant. On lui donne la meilleure nourrice qu'on peut trouver.

Si on constate chez le nourrisson la fièvre et les manifestations septiques, inflammation de l'ombilic, artérite et phlébite ombilicales, ulcérations de la bouche et de la peau, arthrites, etc., on combat la fièvre par les enveloppements froids et les bains donnés avec précaution ; on peut donner à faibles doses réfractées la quinine, le benzoate de soude et le salicylate de soude.

Les phlegmons de la peau, la mastite suppurée, les arthropathies seront incisés et pansés avec des antiseptiques peu toxiques.

SEPTICÉMIE VACCINALE. — Voyez Vaccination.

SÉRUM. — 1" ArtificieL — On peut employer avec avantage dans les affections qui produisent rapidement une grande déperdition d'eau (choléra asiatique, choléra infantile, diarrhées cholériformes, hémorrhagies profuscs), des injections sous-cutanées d'une solution d'eau salée à 5 ou 7 pour 1000, stérilisée et maintenue à 38° C. On en injecte avec lenteur 10 à 100 c. c. en un ou plusieurs points au niveau de l'abdomen, des flancs, de la région lombaire.

2° Antitoxique. — Contre le tétanos et la diphthérie on a commencé à ulibser les sérums antitétanique (Roux) et antidiphthérique (Kitasato), consistant en cultures atténuées et stérilisées par fillralion des microbes pathogènes de ces maladies. Ces sérums ne peuvent être préparés que dans certains laboratoires et ne sont pas encore entrés jusqu'ici dans la pratique.

SIMULATION. — Mlle est frécpiente chez les enfants. Pour la j)r(VLiiir et la dc'pister, il faut bien savoir dans quelles circonstances on la rencontre : deux fois plus souvent chez les filles, surtout dans les pensionnats et les maisons de détention, par suite de la contagion de l'imitation ; moins fréquemment à la campagne qu'à la ville;

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