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VACCINATION

L'antisepsie est de rigueur. On lavera la lancette, au moment de s'en servir, dans une solution antiseptique (acide phénique à 5 p. 100), on ressuiera avec du coton hydrophile antiseptique, ou plutôt on la passera rapidement dans la flamme d'une lampeà alcool. On savonnera la partie sur laquelle doit porter la piqûre et on la lavera avec une solution antiseptique, sans l'essuyer. Si on vaccine plusieurs enfants successivement, la lancette devra chaque fois être lavée dans la solution antiseptique et flambée.

L'inoculation sous-épidermique suffit ; la scarification est plus douloureuse, laisse un accès plus large aux microbes étrangers et, donnant lieu à une pustule plus étendue, serait suivie d'une cicatrice trop visible.

La région deltoïdienne est encore le lieu d'élection. Dans les familles où les enfants sont bien tenus, on peut céder au désir exprimé par les parents de vacciner les filles au mollet ou à la face externe de la cuisse, mais il faut prévenir qu'on devra préserver les pustules contre le contact de l'urine et des matières fécales. Chez les enfants porteurs de nœvi materni sur le ventre, le dos, le cuir chevelu, la face, on peut couvrir ces nœvi de pustules vaccinales confluentes.

Bien qu'une seule pustule vaccinale confère vraisemblablement autant d'immunité que des pustules nombreuses, l'usage est de faire deux à quatre piqûres à chaque bras, en les disposant sur une ligne verticale chez les garçons et horizontale ou courbe chez les filles pour correspondre à la forme de l'épaulette des robes décolletées.

Il est bon de recouvrir les piqûres de fragments de baudruche gommée aseptique qu'on enlèvera le lendemain.

Du 7^ au 12*^ jour, quand le prurit est intense et le gonflement de la peau douloureux, on applique deux fois par jour de la vaseline boriquée et de la poudre d'amidon.

Les bains peuvent être continués; à la fin de la période de dessiccation, on évitera de faire tomber prématurément les croûtes.

Un enfant bien portant peut être vacciné dès la première semaine de sa vie, il doit lètre en temps d'épidémie. En temps ordinaire, on peut différer jusqu'à l'époque des premières sorties prolongées, vers la sixième ou la huitième semaine.

Il est prudent de revacciner les enfants vers la sixième ou septième année, avant leur entrée dans les écoles. Nous ne savons pas au juste la durée de l'immunité vaccinale. J'ai vu la variole chez des enfants de six à sept ans, qui portaient sur les bras les cicatrices de la vaccine la plus légitime.

Si un enfant a de l'eczéma, il est préférable d'en attendre la guérison, à condition que la variole ne règne pas épidémiquement. Dans ce

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