‹ Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicaleChapitre 160 sur 189 · CIO VACCINATION. VAGIN · texte numérisé non relu

CIO VACCINATION. VAGIN

cas, on maintiendra les piqûres aussi isolées que possible par un emplâtre occlusif.

Pour les revaccinations dans les établissements scolaires, on choisira de préférence le printemps et l'été.

Les COMPLICATIONS de la vaccine seront traitées chacune suivant sa nature : œdème, lymphangite, vaccine généralisée, eczémateuse, septicémie, syphilis vaccinale.

VAGIN. — i'' Vices de conformation. — Voyez Génitaux

{oi'<janes\.

2*^ Lésions inflammatoires. — Voyez Vulvo-vaginite.

o' Lésions traumatiques. — Les plaies et déchirures, plus ou moins contuses, sont presque toujours le résultat du viol. On les suturera aussi exactement que possible, après antisepsie soignée du vagin, qui sera ensuite tamponné à la gaze iodoformée.

Les corps étrangers, introduits par jeu ou par masturbation, seront extraits en ménageant l'hymen dans la limite du possible.

4° Tumeurs. — Ces tumeurs, quoique souvent d'origine congénitale, sont rarement reconnues dans l'enfance. Elles sont en effet ignorées, si elles n'acquièrent pas un volume considérable, tant que la femme est vierge ; on rencontre ici :

a) Des kystes, formés dans des débris anormalement persistants du canal de "NVolff. Ils siègent de préférence sur le tiers supérieur de la paroi postérieure du vagin. Lorsqu'ils sont bas et aisément accessibles, on les extirpe; lorsqu'ils sont élevés, on se borne à exciser largement leur f)aroi vaginale et à tamponner leur cavité à la gaze iodoformée.

h) Des corps fibreux, qu'il est aisé d'énucléer et qui parfois même sont pédiculisés (ijolypes).

c) Des sarcomes, dont on tentera l'extirpation, sans grand espoir, si elle est anatomiquement possible.

VARICELLE. — Cette affection est dans l'immense majorité dos cas si bénigne qu'elle ne réclame que des soins d'hygiène: séjour au lit tant qu'il y a fièvre ou bulles nombreuses, ou à la chambre seulement.

Linéto cathnrtique. s'il y a anorexie et état saburral.

Alimentation légère.

Calmer les démangeaisons et Tinfeetion secondaire des vésicules par 1(^ poudrîigc avec la poudre d'amidon, mélangée ou non de salicylatt* de bisniulli, l'application de vaseline Ijoriquéo, saloléeou au sublimé.

VARICELLE. VAIUOLE 611

Quand il y a des vésicules dans la bouche, faire gargariser ou pulvériser avec une solution antiseptique, surtout après l'alimentation.

S'il y a quelques vésicules sur la conjonctive ou la cornée, lotions boriquées chaudes et compresses occlusives, vaseline au calomel à 1/20 introduite entre les paupières.

Surveiller les urines; car il existe un petit nombre de cas de néphrites varicelleuses. Si les urines deviennent rares et brunes, si on trouve de l'albumine, régime lacté absolu.

VARIOLE. — Le traitement pourrait être résumé dans les deux termes : hygiène et antisepsie des téguments.

Large ventilation, renouvellement quotidien du linge, température de la pièce modérée; ne pas provoquer par l'accumulation des couvertures des transpirations pro fuses.

Alimentation liquide par le bouillon, le lait; boissons abondantes, tièdes ou fraîches.

Évacuation régulière de l'intestin par les lavements boriques ou naphtolés. Antisepsie intestinale par des doses réfractées de benzonaphtol.

L'antisepsie des téguments et des muqueuses doit être commencée dès que le diagnostic est assuré, par un nettoyage complet du corps dans un bain tiède savonneux, additionné de 1 à 10 grammes de sublimé dissous dans l'alcool.

Dès que le diagnostic est posé, il faut se préoccuper de prévenir autant que possible la transformation des papulo-vésicules du visage en pustules; c'est le seul moyen que nous ayons d'éviter à l'enfant des cicatrices. On y réussira quelquefois par l'application d'un masque antiseptique; plusieurs ont été proposés; nous nous arrêtons à l'emploi d'une traumaticine au sublimé. La traumaticine est, on le sait, une dissolution de 1 partie de gutta-percha purifiée dans 10 parties de chloroforme, et on peut y incorporer divers antiseptiques : mercure, salol, acide phénique, ichthyol, aristol. On formulera donc :

Bichlorure d'hydrargyre 0 gv. 50

Traumaticine 50 »

Avec un pinceau, on étendra ce mélange sur toutes les parties du visage en réservant les paupières. Ce vernis sera recouvert de nouvelles couches, dès qu'il tendra à s'écailler: mais son application n'a de raison d'être que dans les quatre premiers jours. Plus tard, les pustules sont constituées et l'application du vernis antiseptique n'aurait qu'un mauvais effet, celui de favoriser la résorption du pus.

Sur les paupières, on placera en permanence des compresses de tar

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