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latane imbibées de solution desubh'mé à 1 p. 1000. Les pustules qui se forment sur le bord des paupières seront cautérisées individuellement avec un crayon de nitrate d'argent pointu.
Lorsqu'on sera appelé près du malade trop tard pour appliquer la traumaticine, on emploiera l'enveloppement complet du visag^e et du cuir chevelu avec les compresses imbibées de sublimé et arrosées deux ou trois fois par jour.
Les cheveux doivent toujours être coupés ras dès le début. Plusieurs fois par jour on fera une irrigation dans la bouche, la gorge et les fosses nasales avec de Teau boriquée saturée. Si l'enfant est assez grand pour se gargariser, on lui fera prendre cette précaution avant de boire.
Les conjonctives doivent être lavées avec grand soin au moins une fois par jour, et il ne faut pas hésiter, en cas de gonflement trop gênant, à se servir de lécarteur des paupières.
Les mains et les pieds sont enduits de vaseline au sublimé, d'ouate et de taffetas gommé pour empêcher le grattage.
Pendant la période d'invasion, le principal objectif doit être d'écarter les accidents ncrccux que cause Ihyperthermie. C'est à l'hydrothérapie qu'il en faut demander le moyen.
Quand la température, prise toutes les trois heures dans le rectum, dépasse 39°, on donne un bain froid au sublimé de 20" à 25°, dune durée de 10 à 15 minutes. Il sera rarement nécessaire de donner huit bains par jour. A l'issue du bain, renTaut est enveloppé dans un drap séché rapidement. On lui fait prendre un peu de grog et on le replace dans son lit.
A défaut de bains, on ferait l'enveloppement dans le drap mouillé. En cas d'accidents nerveux, comateux, délirants ou convulsifs. on placerait le malade dans une baignoire vide, pour lui faire des aiïusions froides, en lui versant rapidement deux ou trois arrosoirs sur la tête, la nuque et le corps.
La période d'invasion franchie et la fièvre tombée, on peut, pendant la suppuration et la dessiccation, employer les bainstièdesau sublimé (32° ou 33°), 2 par jour pendant trois quarts d'heure ou une heure; tout au moins, les lotions générales (juatre fois par jour avec la solution de sublimé à 1/1000, si la famille s'oppose au bain ou que le malade s'insurge quand on veut l'y mettre.
L'opium et l'i-ther peuvent être employ(''s, chez des enfants déj,^ un peu grands, comme la préconisé M. Du Castel, d'une façon contiime, ou du moins pendant la période de suppuration : l'opium est administré par la voie buccale, sous forme d'extrait théba'i(|uc dans une potion alcoolisée; l'éther est injecté sous la peau, à la partie supé-
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Heure de la cuisse ou dans la fesse, deux ou trois fois par jour.
On peut aussi donner le perchlorure de fer (5 à 10 gouttes parjour).
Le bromure et le chloral peuvent être utilisés contre les accidents nerveux très intenses, mais il faut les employer avec prudence et passagèrement pour ne pas provoquer l'affaiblissement du système nerveux.
L'alcool doit être donné à doses modérées.
On surveillera attentivement le pouls et le cœur. Si on constate les signes delà iinjGcardite, on donnera la caféine en injections souscutanées.
Aux complications iiulmoricàres on ne peut guère opposer que les enveloppements humides, le benzoate de soude et Ihyposulfite de soude.
Les complications intestinales seront combattues : la diarrhée, par le salicylate de bismuth associé au benzonaphtol, la décoction blanche de Sydenham, la limonade lactique ; l'entéro-colite, par les lavements à l'extrait de ratanhia. au borate de soude.
Les siqopurations seront guettées, de manière à ce qu'on puisse donner issue au pus dès qu'il est collecté. Les abcès ou phlegmons ouverts seront drainés et pansés antiseptiquement.
Le malade peut commencer à se lever quand la dessiccation est complète et que la chute des croûtes commence; mais il ne doit quitter la chambre qu'après la chute de toutes les croûtes.
C'est au bout de 40 jours en moyenne qu'il cesse d'être un danger de contagion. Tous ses vêtements, son linge auront été stérilisés par le passage à l'étuve à vapeur sous pression, si on en a une à sa disposition, sinon par un assez long séjour dans l'eau bouillante.
VÉGÉTATIONS ADÉNOÏDES. — Voyez Adénoïdes, Amygd.\l]:s, Pharynx.
VERGE. — 1" Vices de conformation. — On a noté :
a) L"a6se/ice de la verge, ou plutôt son inclusion sous la peau du scrotum. Dans ce cas, il faut par une incision aller libérer la verge, à laquelle il est assez facile de reconstituer un fourreau cutané.
6) La palmature de la verge, fixée par une bride occupant sa face inférieure. Cette malformation, ainsi que la torsion de la verge, est presque toujours associée à l'hypospadias, à propos duquel son traitement est décrit (voyez Urèthre).
c) Des fistules congénitales occupant le dos de la verge et partant du sillon balanique pour aller de là plus ou moins loin. Ces fistules ne sont presque jamais connues que dans làge adulte, à propos dune
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blennorrhagie. Si on les reconnaissait par hasard auparavant, il serait indiqué de les exciser après introduction dun stylet dans le trajet fistuleux.
d) Les malformations du prépuce sont étudiées à Tarticle Phimosis. Voyez aussi Prépuce.
2° Lésions traumatiques. — Nous n'avons à signaler que la constriction de la verg-e par une ficelle, ce que les enfants font soit par jeu, soit pour éviter les punitions que leur vaut une incontinence nocturne de lurine. Le traitement consiste, cela va de soi, à sectionner le lien, ce qui n'est pas toujours facile au milieu des tissus œdématiés, qu'il faut parfois débrider d'abord. S'il y a gangrène du prépuce ou même de la partie antérieure de la verge, on laisse les eschares se détacher sous un pansement humide. Un des résultats les plus fréquents de cette lésion est la production d'une fistule de lurèthre (voyez ce mot).
VERRUES. — Les verrues, qui sont fréquentes aux mains chez les filles, disparaissent souvent d'elles-mêmes, sans cause connue. Lorsqu'elles sont multiples et persistantes, il est indiqué de les traiter. Localement, le meilleur moyen consiste à faire des cautérisations à l'acide acétique, ou mieux à l'acide nilricjue fumant. On trempe dans l'acide une petite tige de bois, avec laquelle on imbibe la verrue, qui tombeauboutde quelques séances. Ilfautéviterd'exciserlaverrue etde la faire saigner, car c'est une lésion parasitaire qui. delà sorte, s'inocule aux points souillés par le sang. Depuis quelques années, on a dit avoir eu des succès par un traitement général, basé sur l'emploi quotidien do la magnésie calcinéeàl'intérieur, à la dose de 50à 75 ceiitigr. par jour.
VERS INTESTINAUX. — Voyez Lomiuucoïdes, Oxyures,