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DIURÉTIQUES. TISANES ET BOISSONS

8'' Tnrtrnte de soude et de potasse (Sel de

Seignette) 5 à 20 gi-.

Go Phosphate de soude 15 à 30 gr.

Sirop de limons 30 gr.

Décoction d'orge 120 gr.

10° Crème de tartre

Magnésie calcinée âà 10 gr.

Soufre précipité

Mêler pour une poudre laxative, une cuillerée avant les repas dans un peu d'eau :

11" Sulfate de magnésie 10 à 30 gr.

Infusion de café 100 gr.

Sirop de sucre 30 gr.

120 Sulfate de soude 10 à 30 gr.

Sirop de menthe ; 30 gr.

Eau 120 gr.

Ou dans une tasse de bouillon aux herbes salé.

Dans toutes les maladies une des indications les plus nettes est d'AssuRER LA RÉGULARITÉ DES EXCRETIONS et même d'en accroître l'activité. Dans les maladies infectieuses, c'est par les émonctoires que l'organisme chasse les toxines fabriquées parles microbes et aussi les produits de désassimilation viciée, issus de la destruction des cellules malades (ptomaïnes, leucomaïnes). Dans les maladies primitives de la nutrition, c'est également par les excrétions que s'éliminent les produits incomplètement oxydés qui encombrent l'organisme : acide urique, leucine, ammoniaque, acide oxalique, etc. Les moyens dont nous disposons pour activer l'émonction sont en première ligne les diurétiques, accessoirement les sudorifiques.

Le premier des diurétiques est l'eRU, d'où l'utilité traditionnellement acceptée des ftsa>ies. Les médecins contemporains ont renoncé aux tisanes compliquées de nos pères ; la plupart des jeunes médecins ne les font plus figurer sur leurs prescriptions. Il n'y aurait pas grand mal, s'ils avaient toujours soin de réglementer comme il convient l'usage des boissons, d'en indiquer la nature, la quantité, le mode d'administration.

Dans les maladies aiguës fébriles la nécessité s'impose de boissons aqueuses abondantes et en particulier des boissons froides. Une eau naturelle fraîche, facile à digérer, est une boisson convenable faiblement gazeuse: ainsi qu'une eau minérale neutre ou légèrement alcaline.

Le plus souvent on en corrigera la fadeur par l'addition de sirop et

BOISSONS MTIUTIVES

de sucs de fruits. Ces deux substances rempliront une double indication. Le foie, dont la fièvre tend à suspendre la propriété anti-toxique (Roger)", la récupère quand on met à sa disposition une certaine quantité de sucre. Le suc des fruits contient diverses substances légèrement nutritives (pectine, etc.) et des sels dont le rôle est fort utile pour favoriser les échanges nutritifs, notamment la potasse, qui neutralise les acides fabriqués en excès par un organisme fébricitant. Les sirops de limons, de framboises, de groseilles, d'orgeat, le jus de citron sont généralement ainn-s par les enfants quand ils ont la fièvre.

11 y a lieu d'utiliser aussi les boissons pour introduire des substances nutritives à l'état liquide : les décoctions de céréales, notamment la décoction d'orge, qui constituait l'antique }>iis;inc d'Ilippocrate, et qu'on peut sucrer avec du miel. Les deux boissons alimentaires par excellence sont le lait et le bouillon. Le lait peut être administré pur ou coupé d'une eau minérale légèrement alcaline et gazeuse (Vais, Soultzmatr), d'eau de chaux en cas de diarrhée. Le bouillon, qui devra être toujours soigneusement dégraissé, peut être fait avec de la volaille (blanc de poulet) ou du bœuf.

On peut utiliser les boissons pour introduire des substances médicamenteuses destinées à en accroître le pouvoir diurétique : les sels de potasse (nitrate, acétate) directement mêlés à l'eau ou tirés de certaines plantes qui en contiennent (pariétaire, chiendent, queues de cerise, baies de genièvre), les sels de soude (bicarbonate, tartrale), la lactose.

l'ri bon moyen, trop souvent négligé, d'accroître la diurèse est l'administration fréquemment répét«''e de (iriinds lavemoiils d'oan fioUli'. Us agissent, d'une part, en faisant relluer dans la circulation générale, par suite de la contraction réllexe que le contact du froid proiJuit sur les capillaires intestinaux, la masse du sang stagnant dans le territoire de la circulation porte ; d'autre part, la tension vasculaire se trouve accrue par l'absorption d'une partie de l'eau du lavement et, par suite de l'accroissement de ti'nsion dans le rein, la sécrétion rénale est suractivée. Dans toutes les intoxications, notamment dans l'urémie (Bouchard), dans l'iclère (Krull), les grandes irrigations intestinales froides rendent de grands services pour provoquer la diurèse.

l'n autre proc('dé très utile pour produin- Ihyperséci-i-lion rénale est l'administration des buiiis froids: aussi bien est-ce ii la polyurie (ju'ils déterminent (|ue leurs partisans tendent ù attribuer la plus grande j»art des heureux résultats obtenus grAce a mx dans le traitement des maladies infectieuses.

('oinnie (liuréti(|nes médicainenleiix. j'ai cité les sels de potasse, la

suDoniiiQUKs 85

lactose. La digitale joue certainement un rôle diurétique; les enfants la supportent bien.

Les sudoriflqiies peuvent être des procédés mécaniques et pliysi- (|ues : lingestion de boissons chaudes abondantes et divers moyens de provoquer la vaso-dilatation cutanée. L'application directe de la chaleur sur toute la surface de la peau a pour résultat de déterminer la sudation ; le même elîet est obtenu par l'application brusque du froid qui produit d'abord une courte vaso-constriction et, peu après, par réaction, une dilatation paralytique des vaisseaux aboutissant à des sueurs profuses : le meilleur procédé pour obtenir ce résultat est l'enveloppement dans le drap mouillé.

Comme médicaments sudorifiques, il y a lieu de compter sur l'opium, le gaiac. le jaborandi (plus employé sous forme de pilocarpine). Ce dernier médicament ne doit être manié qu'avec beaucoup de prudence : outre qu'il exerce une action fortement dépressive sur le système nerveux, sa propriété sialagogue et l'hypercrinie bronchique qu'il provoque constituent souvent un danger. Chez des enfants jeunes ou déjà affaiblis et incapables de se débarrasser par expectoration ou expuition de la salive et du mucus hypersécrété, il pourrait produire l'asphyxie mécanique par inondation des bronches.

D'une manière générale il faut préférer les procédés physiques pour provoquer la diaphorèse et il faut toujours considérer la diurèse comme supérieure à la diaphorèse pour l'élimination des produits toxiques de l'organisme. 11 faut en outre se tenir en garde contre l'illusion qui consiste à croire que, si oi\ provoque à la fois la diurèse et la sudation, l'organisme doit bénéficier des effets additionnés de ces deux processus physiologiques ; il est inévitable qu'ils s'entravent réciproquement. L'expérience a prouvé que la plupart des poisons organiques et minéraux, qui sortent de l'organisme dissous dans l'eau, sont entraînés plus rapidement par l'urine que par la sueur. Il faut faire exception pour les venins animaux, qui paraissent avoir une affinité élective pour l'émonctoire cutané. Mais pour les poisons qui encombrent l'organisme dans l'urémie et l'insulTisance hépatique, ^L Bouchard a clairement montré que la sécrétion rénale est leur voie d'élimination de beaucoup la plus active. En tout cas on ne doit jamais oublier que, si on provoque la sudation, il faut assurer l'apport régulier des boissons.

Outre l'excrétion sudorale, on peut se proposer d'ncticor l'oxc ration S(''bac(''o ; c'estsurtout dans les maladies chroniques delà nutrition qu'il peut y avoir intérêt à activer toules les fonctions delà peau: les frictions sèches et alcooliques, les bains chauds, alcalins peuvent répondre à cette indication.

SO EXPJXTORANTS

L'excri'tion ititostitiiilo et celle du. foio sont provoquées par l'usage des purgatifs, en particulier des sels neutres auxquels on reconnaît une action cholagogiie, sulfate de soude, de magnt'sie. Dans le cours des maladies infectieuses l'administration périodique des purgatifs salins à doses modérées répond donc à diverses indications et ne doit jamais être négligée; mais il faut aussi se défier des superpurgalions, puisque le Ihix intestinal excessif, comme la sudation exagérée, a pour contre-coup fâcheux l'oligurie et l'anurie.

L'e.vc/v'//o// }iiiliiwiinire consiste principalement en acide carbonique, accessoirement en certaines substances volatiles, dont très peu nous sont connues dans leur essence et qui sont les résidus des phénomènes chimiques accomplis au sein de l'organisme ou dans le poumon même. Accroître l'exhalation d'acide carbonique par la voie respiratoire est corrélatif d'accroître les oxydations intra-organiques ; c'est rendre un incontestable service à l'économie, puisque l'accumulation d'acide carbonique dans le sang a pour effet de produire sur les centres nerveux vitaux, les noyaux bulbaires du pneumogastrique en particulier, des phénomènes d'inhibition rapidement fatals. Le meilleur moyen do solliciter l'excrétion d'acide carbonique par le poumon est d'activer la fn-quence et l'ampleur des mouvements respiratoires : toutes les stimulations cutanées ont ce résultat, en particulier l'application du froid (lotions, drap mouillé, ou enveloppement partiel humide du thorax, bain froid), les frictions sèches et'alcooli(|ues ; les variations dudécubitiis ont pour effet de favoriser l'expansio!! thoracique ; l'établissement d'une ventilation régulière dans la chambre avec introduction d'un air aussi pur que possible, les inhalations d'oxygène sont les moyens les plus usités.

(^uant à \'('-r;icii:ilinii (h'S jn'odiiils sccrc/cs imr /es bro}wlios et des exsudats formés dans les alvéoles, elle doit être favorisée et provocpuk' par des moyens mécaniques, physi(|ues et médicamenteux. L'altitude donnée aux enfants (surtout s'ils sont très jeunes) est importante. Ne pas les laisser dans le décubilus ilorsal longtemps et même ne pas les laisser dans leur berceau en cas d'encomlu-cment broncho-pulmonaire, — les placer de temps en temps dans le décubitus abdominal pour éviter la stagnation par déclivité vers les parties postérieures des poumons (pii sont le plus généralement le siège des h'siotis passives, — favoriser l'expectoration par la titillation de la luette, et débarrasser mécaniquement avec le doigt ou le pinceau, le pharytïx et l'isthme du gosier des mucosités visqueuses, sont des moyens (pie ne d(»ivent pas nê-gligcr les garde-malades.

L'inhalation de va|)eurs d'eau simple ou chargée de certains principes médicamenteux (benjoin, acide phénique, eucalyptus, gou-

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