‹ Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicaleChapitre 21 sur 189 · MOYENS DE PKOCUREIÎ LE SOMMEIL · texte numérisé non relu

MOYENS DE PKOCUREIÎ LE SOMMEIL

dron, créosote) favorise l'expulsions des mucosités intra-bronehiques.

Comme médicaments, ceux qui s'éliminent par la muqueuse bronchique (tous les balsamiques, les essences, les sulfureux, les expectorants (ipéca, loxyde blanc d'antimoine) peuvent être utilisi-s ; le vomitif, qui agit mécaniquement, favorise aussi l'évacuation du contenu de l'arbre aérien.

Le SOMMEIL est indispensable à l'enfant malade. On ne doit qu'exceptionnellement le troubler; il le faut quelquefois pourtant, pour ne pas perdre le bénéfice de la continuité d'action de certaines médications (irrigation naso-pharyngiennes et attouchements dans la diphthérie), bains, lotions ou enveloppements hydriatiques dans les fièvres graves, ou les congestionspulmonaires.Pour ces diverses médications, on peut d'ailleurs compter que le sommeil interrompu par elles reprendra vite après, et même sera meilleur par suite du soulagement rapide de tel ou tcd symptôme incommode, hyperthermie, dyspnée.

Pour assurer le sommeil de l'enfant malade, il faut d'abord organiser régulièrement le roulement des soins multiples que nécessitent l'hygiène, l'alimentation et la médication ; il est nécessaire de fixer les heures auxquelles chaque chose sera faite et d'en faire coïncider plusieurs, de façon à assurer à l'enfint des temps de repos suffisants ; l'entourage doit être discipliné à ce point de vue dès le premier jour. A-insi, il faut profiter du même moment pour nettoyer l'enfant, lui faire prendre le bain, le faire ensuite boire, en lui administrant sa polion. Puis, cela fait, on doit exiger le silence autant que possible; il faut lutter contre ces marques intempestives d'attendrissement et cette fausse sollicitude, qui portent trop souvent les parents à parler à chaque instant à l'enfant malade, à vouloir le distraire et le faire jouer. Il nous appartient d'éclairer la famille sur ce qui est le véritable intérêt du malade, et jamais nous ne devons négliger de donner sur toutes ces questions les explications les plus détaillées, quand nous ne savons pas encore si l'entourage est familiarisé avec le traitement des enfants. Le médecin, qui prend la peine de faire ainsi l'éducation d'une famille dans laquelle il est appelé pour la première fois, s'en trouve d'ailleurs récompensé dans l'avenir; car, cette éducation une fois faite et les bonnes habitudes prises, dans les maladies ultérieures la peine sera moins grande et la perte de temps moindre pour lui.

Si le sommeil ne survient pas naturellement, il faut le provoquer. On peut y réussir en s'eiforçant de supprimer les causes de l'insomnie, comme Ihyperthermie, la dyspnée, la douleur; et, sans même recourir aux narcotiques, on obtient souvent le sommeil par les bains et les lotions, l'enveloppement de l'abdomen dans un demi-maillot humide, le transport d'une chambre habitée tout le jour dans une

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