HYGIÈNE DE LA CHAMBIIE DV MALADE
ai plus d'une fois obtenu de bons effets, non seulement dans des (lastrites et des dilatation.^ de Vestomnc. mais dans Vocclusion intesti)tale, dans des accès d'nsthmo, d\''chirnpsie et de tétanie provoqués par des stagnations gastriques.
Je range parmi les antiseptiques de l'intestin le calomel, ce médicament précieux, de tout temps préconisé par les médecins d'enfants, la poudre grise {hydrargyrum cum creta) de la pharmacopée anglaise. S'il résout si bien tant de conae.'^tions héoptiquos, c'est moins comme cholagogue, que parce qu'il restreint les fermentations microbiennes dont les produits solubles vont irriter le foie.
L'antisepsie du gros intestin est nécessaire dans les typhlites et appendicites, les colites simples ou dysentériformes ; elle l'est encore dans la constipation simple, si fréquente dans la seconde enfance et si souvent négligée, et dans divers états morbides de la peau et des muqueuses. J'ai vu disparaître des eczémas et des bronchorrhées après l'irrigation bi-quotidienne du gros intestin avec de l'eau naphtolée (0 gr. 20 àOgr. 50 pour 1000), ouboriquée, avec des lavements contenant 5 gr. de borate de soude et 10 gr. de teinture de benjoin pour 1000.
Ibjîjiène antiseptique de la chambre du malade.
Quand on a dans une famille un enfant atteint d'une maladie contagieuse, on doit aménager la chambre du malade pour le placer dans les conditions d'hygiène les plus favorables à la guérison, et s'efforcer d'empêcher que les personnes appelées à donner les soins au malade ne se contagionnentelles-mèmes ou ne portent la contagion au dehors.
Le nombre des per.sonnes chargées de donner leurs soins à l'enfant doit être aussi restreint que possible, et on recommande avec raison de choisir dans la famille et parmi les domestiques celles, qui ont déjà été atteintes de la maladie, ou qui par leur âge et leur santé habituelle doivent être présumées moins exposées à la contagion. Il fautécarter absolument les autres enfants, les individus que la débilité de leur constitution ou certains états morbides chroniques placent plus que d'autres en état d'opportunité morbide.
Les médecins et garde-malades doivent avoir un vêtement .spéc/a/ pour entrer dans la chambre du malade ou mettre par-dessus leurs vêtements un sarrau de toile, qu'ils quittent en sortant.
Chaque fois qu'on aura procédé aux soins de propreté du corps du malade, touché ses orifices naturels, son linge de corps, qu'on lui aura donné le bassin, on devra se savonneries mains dans une .^olntion antiseptique qui doit être en permanence dans une cuvette ou dans une fontaine. On peut employer pour ces ablutions fréquentes et ra-