C. Paid.) II à XXX goulfes
(Formule du Codexi 1 à 10 grammes.
Morphine 1 milligr. à 0,01 centigr.
Codéine » »
Narcéiau » »
Le chlorrJ est un précieux médicament chez l'enfant comme chez l'adulte. On le donne à dose de 0,05 centigrammes à 3 grammes.
La tolérance de l'enfance pour la belladone a toujours frappé les médecins. On peut donner I goutte à 2 grammes de teinture, 5 milligrammes à dix centigrammes d'extrait, ou de poudre ; l'atropine, de 1/10 de milligramme à 2 milligrammes.
L'nconif est souvent utile.
En voici la posologie :
Alcoolature de fouilles V gouttes à 1 gr.
» (le raci/tes I à X gouttes.
Sirop une cuillerée à cale à une cuillerée à soupe.
Les Ijrohiures de potassium, sodium, ammonium, lithium, de camphre, de strontium s'emploient aux doses de 10 centigrammes à 5 grammes.
L'antiinjriiie est très bien supportée par l'enfant.
Doses suivant les âges pour 24 heures.
Au-dessous de six mois, il est peu prudent de l'employer.
De six mois à un an 0 gr. 10 centigr.
Dans la deuxième année 0 gr. 15 à 0,20
Dans la troisième année 0 gr. 20 à 0,25
Dans la quatrième année 0 gr. 25 à 0.50
De cinq à sept an.s 0 gr. 50 à 1 et 2 gr.
Ces indications sont nalureliement très çiénérales. Il y a lieu de
90 MÉDICATION AMITHEUMIQUE
tenir compte surtout du poids de l'eufant, de sa taille, du fonctionnement de ses émonctoires. Elles sont surtout relatives à l'emploi du médicament d'une manière passagère comme analgésique, calmant ou antipyrétique dans un état aigu, au début des fièvres éruptives.
Dans les névroses à évolution lente avec apyrexie, comme la chorée ou la coqueluche, on peut élever les doses, caries enfants atteints d'affections spasmodiqucs du système nerveux supportent dune manière remarquable des doses élevées.
On peut donner l'anlipyrine en potion :
Antipyrine 0 gr. 10 à 1 gr.
Sirop de groseilles ou de limons 30 gr.
Eau distillée 30 gr.
En lavement, surtout comme analgésique, à dose plus élevée.
Antipyrine 0 gr. 50 à 2 gr.
Bicarbonate de soude 0 gr. 25 cenligr.
Eau bouillie 100 gr.
Pour MouKuiiu LA ni:vni; on doit toujours préférer la miklicafioii rôfri)ii'-ru)ilo externe.
On a utilisé dans les maladies fébriles depuis Scblcmann de Hanovre (1848) et Taylor (de Londres) des o)ivtii))is avec des corps (jras sur toute la surface du corps. C'était le lard que Schlemann employait dans la scarlatine. Colrat, en 1884, a rappelé l'attention sur cette pratique tombée en désuétude ; chez des enfants en général très jeunes, de un à deux ans, dans la scarlatine, la variole, la broncho-pneumonie, il a obtenu par les onctions avec le cérat ou la vaseline un abaissement variant de 0",5'i 1 degré (T. R.), exceptionnellement de deux degrés. La température commence à s'abaisser aussitôt après l'onction, elle est di'jii diminuée de plusieurs dixièmes au bout de cinq minutes ; elle continue à s'abaisser, mais lentement, et c'est au bout d'une heure qu'elle est au minimum ; elle remonte ensuite et met de 2 1 2 à 3 heures pour revenir au chiffre initial. A ce moment, si une nouvelle onction était faite, l'abaissement se reproduirait.
Tout l'cci^mmcnt on a essayé d'abaisser la lemiu'rature des phtisi(jues en badigeonnant une certaine étendue de leur peau avec du gaïacol. Je n'ai pas réussi pour ma part.
Mais 11' meilleur procédé de réfrigération réside dans renij)l()i des dïwQVscs prnliqiics /i;/t//'o//<<'/'.i/(/ry//<'s. Depuis renvclo|)pemenl partiel de certains points du corps, fn»nl, jutignels, abdomen et thorax, dans des compresses mouillées, les lotions froides raj)idem(Mit faites avec l'éponge ind)ilM'e d'eau pure alcoolisée ou vinaigrée. ICnveloppement total dans le (lr;qi nioiiillt' essoré, justpi'aux bains froids et les
MÉDICAMEMS ANTIPYUÉTIQUE S 91
bains tièdes refroidis prof^ressivement, il y a loiile une gamme demoyens pour lutter contre l'élévation thermique fébrile.
Enfin viennentles nntilhorDiiquesi nuklicRmcntoux, dont on peut dire qu'il n'en est pas un seul qui puisse convenir à toutes les maladies fébriles.
La quinine fait tomber la fièvre palustre, la fièvre pyohémiquc, la fièvre typhoïde, celle de Tinfluenza; Y acide salicylique non seulement calme la douleur dans le rhumatisme articulaire aigu, mais abaisse la température; Vauiipiirine agit bien dans certaines fièvres éruptives; elle est remarquablement tolérée par l'enfant à la condition d'être diluée et que son goût soit corrigé. Ce sont les seuls antithermiques que j emploie. L'antifébrine ou acétanilide. la thalline sont dangereuses par la cyanose, les sueurs profuses, le collapsus qu'elles peuvent produire.
La phénacétine, qui a été proposée comme antithermique, peut rendre surtout des services comme analgésique.
Parmi les sels de quinine, j'emploie de préférence comme antithermiques le chlorhydrate, le sulfate et le chlorhydro-sulfate récemment découvert par Grimaux ; — le bromhydrate et le valérianate comme nervins.
Voici le dosage :
Un an et au-dessous 0 gr. 05 à 0,10 ou 0,1.5
Un à deux ans » 0,15 à 25
Deux à quatre ans » 0,25 à 30
Cinq à dix ans » 0,40 à 1 gr.
Dix à seize ans » 0,50 à 1 gr. 50
Comme excipient, j'utilise le sirop de quinquina, le café de glandsdoux, le sirop d'écorces d'oranges. Chez les petits enfants, on peut employer des pilules de 1 à 2 centigrammes enrobées dans des conlitures.
Il faut doubler la dose par la voie rectale.
En injections hypodermiques on donne le ([uart de la dose admise pour l'estomac.
Mkuicatiox toxique. — Comme tonique, il n'y a guère que l'aliment, et, pendant les maladies de l'enfant, il faut s'elforcer de continuer à l'alimenter proportionnellement plus que l'adulte, parce qu'il doit suffire aux exigences incessantes de l'accroissement de sa taille. Les peptones, la glycérine, les phosphates peuvent être envisagés comme des toniques, des reconstituants, puisqu'ils fournissent à l'organisme des éléments chimiques utilisables pour la reconstructiou des cellules détruites.
92 STIMLI.ANTS. ALCOOL
Il ne faut pas confondre les Ioniques avec les sl'nmikints, qui ne laisseront rien d'eux-mêmes à 1 économie après lavoir traversée, mais qui exciteront la vitalité de tel ou tel appareil organique, du svstème nerveux surtout, et par 1 intermédiaire de celui-ci pourront même exercer sur la nutrition, c'est-à-dire sur lusure cellulaire, une influence modératrice. Tel est le rôle dévolu à l'alcool et au vin, au café, à la caféine, au quinquina, à la kola et à la coca. Aux stimulants se rattachent encore la cannelle, l'éther, le camphre et le benjoin, le musc, lacétate d'ammoniaque, le succinate d'ammoniaque.
L'a/coo/ est d'autant plus efficace chez l'enfant que l'organisme de celui-ci n'est pas encore accoutumé à son emploi. On s'accorde à le considérer comme un régulateur de la thermogénèse ; on a dit qu'il réchauffait les algideset refroidissait les hyperihermiques. On l'emploie sous forme de grogs au cognac, de vins d'Espagne (Malaga, Porto), de Bordeaux sucré. Les doses varient suivant l'âge et la maladie. Mais il ne faut pas oublier f[ue l'alcool ost Ip mrdicaiiiont des miilndicx iiKii/i'^s. qu'il ne faut pas en prolonger l'usage dès qu'il cesse d'être indispensable ; car bientôt il deviendrait nuisible en ralentissant la nutrition, en viciant les échanges moléculaires dans le sens des maladies diathésiques les plus répandues à notre épof|ue.
La MÉDICATION AXTisEPTiQLE jouc uu rôIc Capital dans la thérapeutique infantile. L'organisme de l'enfant n'a pas encore subi les immunisations successives que procurent peu à peu les infections bénignes. Il olfre à tous les agents infectieux bien des portes d'entrée : des épithéliums minces et en rénovation incessante, un système lymphalicpie proportionnellement beaucoup plus développé que chez 1 adulte, créent chez lui une prédisposition au parasitisme (teignes, impétigo, etc.), aux infections .secondaires. Il n'est pas excessif de dire que c'est par les infections secondaires que succombent la plupart des cnfanls au cours des lièvres éruptives, des affections aigut's des voies respiratoires et digestives. On s'efforcera donc avec un soin minutieux de iirriu-nir les cxi-orintions de la peau et des inn(|ii<'us('s; (piand elles existent, on en hâtera la cicatrisation ; on tâchera (renq)èeher les germes d'y jiénétrer, par les inigations, les |»iilv(''risations. les insnlUations d'antiseptiques. Le lavage incessant de la peau au voisinage des orilices du lid)e digestif, le nettoyage de la cavité buccale api'ès le repas, lanlisepsii' intestinale, les irrigations dans la gorge et dans le nez au cours des maladies infectieuses aiguës, préviendront souvent les complications du côté des voies respiratoires, de reneephale et des reins.
Les raisons (|ui doivent guider les médecins dans W <h(>ix drs miti'
MÉDICATION ANTISKPTIQUE 93
sep1iqit.es sont : leur degré de toxicité, leur pouvoir irritant local, leur facilité d'application, leur prix de revient. Les antiseptiques faibles seront d'un emploi courant: acide borique, 3 pour 100 ; borate de soude; acide salicylique; solutions faibles d'acide phénique, 1 pour 100; de résorcine, 1 ù 2 pour 1000, de mercure 1 pour 10000 ou 1 pour 5000.
Comme poudres : l'acide borique porphyrisé, le bismuth (sous-nitrate, salicylate, gallate (dermatol), riodoforme, le salol, l'aristol.
Mais, à cause de la susceptibilité des épidermes d'enfants, on se défiera des solutions phéniquées et mercurielles fortes ; l'acide phénique doit même être proscrit dans la première enfance : il a produit quelquefois en applications externes seulement des accidents d'intoxication (coton phénique. J. Simon).
Antisepsie de la bouche dans les fièvres. — Dans le cours des maladies fébriles, la propreté des dents et de la bouche doit être surveillée avec sollicitude chez les enfants comme chez les adultes ; la salis-e devient acide au cours de beaucoup d'états pyrétiques, les enduits saburraux, constitués par des amas de cellules organiques en voie de décomposilion, offrent un terrain de pullulation aux microbes.
On devra donc, deux fois par jour, laver soigneusementlabouche et nettoyer les dents avec une solution alcaline, de l'eau de Vichy, additionnée par exemple d'un peu de glycérine.
Quand il existe une véritable stomatite, comme dans la fièvre typhoide, le collutoire suivant modifie rapidement l'état fuligineux des lèvres et des dents, la sécheresse des gencives et de la langue.
Acide borique 1 gr.
Chlorate de potasse 0 gr. 75 centig'.
Jus de citron 15 gr.
Glycérine 10 gr.
Aidisepsie médicale du tube digestif. — Le nombre des états morbides dans lesquels il est utile ou nécessaire de réaliser l'antisepsie du tube digestif est très grand. 11 y a lieu d'abord de la faire dans des maladies dont le point de départ ou le siège principal est le tube digestif lui-même (stomatites, angines, gastrites, entérites), -dans des maladies générales à localisations sur l'intestin (fièvre typhoïde, par exemple), dans des affections de la peau ou des bronches dans lesquelles il y a lieu de penser que les poisons formés dans le tube digestif peuvent aller influencer la vitalité des téguments ou des nnujueuses (furonculose, certains eczémas, certaines bronchites ou broncho-pneumonies). Suivant les diverses indications à remplir, il y a lieu d'employer des antiseptiques différents.
<)4 ANTISEPSIF. INTI-STINALE
Pour les premières voies, on utilise surtout les attouchements, badififeonnaf^es. pulvt'risations et irrigations. On recherche, principalement chez les enfants très jeunes, des antiseptiques dont la toxicité soit insignifiante ou très faible, pour le cas où une partie du liquide tenant l'antiseptique en dissolution serait déglutie.
L'acide borique et le borate de soude, le chlorate de soude et le chlorate de potasse sont les antiseptiques de choix dans les stomatites de la dentition. On se sert aussi du salicylate de soude en solutions plus ou moins concentrées dans la slowatite aphteuse.
Chez les enfants déjà moins jeunes, on peut employer pour les irrigations, dans les anriines, des solutions phéniquées ; jemploie souvent une solution d'acide phénique à 1 pour 100 dans une infusion de feuilles de coca pour les angines à exsudât suspect ou dans un milieu où la diphthérie sévit.
Comme topiques pour attouchements, la teinture diode pure ou mitigée par l'addition de glycérine; — la solution de bichlorure de mercure à 0 gr, 10 pour 100, dissous par addition d'acide tartrique et non d'alcool ; — le naphtol camphré ; — la mixture de Gaucher (acide phénique dissous dans l'huile d'olives avec le camphre et l'acide tartrique); — le phénol dissous dans lesulfo-ricinatc de soude, de 20 à 30 pour 100.
Dans les angines, j'ai le soin de faire toujours depuis plusieurs années l'antisepsie intestinale en même temps que l'antisepsie locale. J'emploie alors de préférence le salol suivant la pratique recommandée par M. Gougiienheim, le salicylate de bismuth ou de magnt''sie, certaines préparations de naphtol sans saveur répulsive ni causticité. J'ai employé autrefois le salicytate de naphtol fj. connu encore abréviatiquement sous le nom de Bélol; depuis (pielques aimées, je me loue beaucoup du benzoate de naptol ,î que nous ont fait connaître MM. Y von et Berlioz.
Les doses de ces antiseptiques, (jui, suivant les goûts, peuvent être pris en suspension dans une potion gonuneuse, ou roulés dans du pain azyme, ou mêlés \ des confitures, varient d'après 1 âge, entre 0 gr. 20 et 1 gr. ,')() pour le salol et le bétol ; entre 0 gr. 50 et 2 gr. pour le benzoate de naphtol. Il faut toujours avoir présentes i\ l'esprit les règles si bien formult-es par .M. Bouchard, relativement à l'administration des anliscpliques du tube digestif : c'esl par doses très fractionnées et régulièrement espacées qu'ils d(»ivenl être introduits dans le tube digestif.
L'an/i.scji.ste de l'estomac doit être réalisée rapidcnu-nt dans certains cas où raulo-inloxication par le contenu gastrique putréfié est menaçante : c'est alors l'indicalion du lava<'i' de l'estonuic. J'en