RÉGIME
129 II importe beaucoup de connaître le régime alimentaire habituellement suivi par le malade, pour déterminer
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DES INDICATIONS DE LA SANTÉ
celui qu'il faut lui prescrire. La diète ne saurait convenir indistinctement à tous et dans la même mesure ; celui qui a pour habitude de marger abondamment la supportera bien plus difficilement; et quelque factices que soient, au début, ces besoins que ressent l'estomac, de recevoir une masse alimentaire d'un volume donné, ils n'en sont pas moins réels plus tard et parfois tout à fait impérieux. Les complications gastro-intestinales sont souvent à craindre en pareil cas.
Un malade d'un petit appétit dans l'usage ordinaire suivra plus facilement les règles de la diététique thérapeutique; encore faut-il surveiller avec soin le choix des aliments qu'il peut prendre. Le régime alimentaire, aussi bien que la diète respiratoire, seront étudiés plus loin, à propos de chacune des indications à la satisfaction desquelles ils peuvent concourir.
130. Les habitudes relatives aux condiments et surtout aux boissons excitantes, doivent être enrayées pendant la maladie. Il importe toutefois de ne pas le faire toujours avec une trop brusque sévérité, si l'on ne veut provoquer des accidents qui tiennent alors à la suppression d'un excitant devenu nécessaire par l'habitude. Tel est le délire analcoolique des ivrognes sevrés de tout alcool, au début d'une maladie aiguë. Les mômes accidents ne sont pas à craindre en général pour le tabac.
Les boissons abondantes sont des plus utiles pour tempérer l'activité organique, pour adoucir les humeurs en étendant leur dissolution, pour favoriser les éliminations.
131. linfin, comme il semble que le silence et la suppression de toute activité extérieure soient nécessaires à l'heureux accomplissement des actes organiques qu'exige la guérison, le malade atteint d'une affection aiguë doit se condamner au repos et se laisser vivre de la vie végétative autant que cela lui est possible. Le lit est de toute nécessité, en ce qu'il met tous les muscles dans le repos, dispose an sommeil et à la diaphorèse, tous adjuvants de guérison. 11 est bon d'éviter tout acte violent, tout mouvement passionnel, toute application de l'esprit.
DEUXIÈME PARTJE
DES INDICATIONS QUE DÉTERMINENT LeS TROUBLES