TROISIÈME PARTIE
I 497. Après le systfime nerveux, vient le système vasculaire, presque aussi général que lui, et présentant avec lui des analogies physiologiques remarquables. Sans doute, dans les perturbations de la circulation, nous I aurons souvent à reconnaîlre une origine nerveuse, par conséquent à faire remonter jusqu'au trouble nerveux, la > source de Tindication ; mais, outre qu'il n'en est pas toujours 1 ainsi, que le trouble circulatoire peut Être primitif et di- ; rectement lié à telle ou telle influence extérieure (hypostase, i par exemple, etc.), il est encore bien évident que ce môme t trouble morbide peut ôlre en lui-môme, et indépendamment 1 de son mode pathogénique, l'occasion d'une intervention et I l'objet d'une indication.
Cette distinction entre l'indication de fait et l'indication ) pathogénétique est importante à préciser, si l'on veut bien < se rendre comple des phénomènes observés chez les malades, et comprendre quelle est, au juste, la valeur que méritent I les expressions d'aclifs et de passifs, atlribuées aux modifications de circulation qui font l'objet de ce chapitre : savoir les congestions, les anémies, les ischémies et, comme ap- 1 pendice, les hémorrhagies.
498. Or ces phénomènes sont dits actifs, quand ils sont produits par une excitation fonctionnelle des organes qui en sont le siège, et en particulier quand ils sont subordonnés a une exagération des fonctions nerveuses, ils sont dits passifs au contraire, quand ils sont le résultat d'une asthé-
nie fonctionnelle et en particulier d'une asthénie nerveuse. Mais sthéniques ou asthéniques, actifs ou passifs, ces phénomènes sont avant tout et en eux-mêmes, ou bien un afflux sanguin, ou bien une anémie, ou encore une hémorrhagie, et, comme tels, ils sont la source d'indications particulières.
499. L'expérience a d'ailleurs confirmé cette autonomie possible des fonctions, pour ce qui regarde le système circulatoire capillaire. En ii-ritant la membrane ombilicale d'un œuf de poule au quatrième jour de l'incubation, alors qu'il ne saurait être encore question de nerfs vaso-moteurs, on voit le sang affluer dans le point irrité, si bien qu'il n'en reste plus dans les vaisseaux et dans le cœur. Le phénomène congestif est donc primitif, ou, comme on dit encore, essentiel, et, comme tel, il peut ûire la source d'une indication propre et immédiate.
500. C'est de cet te indication que je vais m'occuper dans ce chapitre, non sans montrer toutefois comment elle s'unit aux indications palhogéniques, notamment à celles que nous avons déjà puisées dans l'étude du système nerveux. N'estil pas évident que, si un afflux sanguin excessif envahit la poitrine et menace le malade d'asphyxie, il y aura, avant tout, à provoquer le départ et l'évacuation du sang amassé, quitte à rechercher ensuite, pour la combattre, s'il est une modification nerveuse qui ait réalisé cet afflux sanguin ? Et de mûme, quand une femme est menacée de mourir d'une métrorrhagie, ce qui importe avant tout encore, c'est de fermer la voie à la perte sanguine, avant môme de se demander si celle-ci tient à une excitation ou à une débilité fonctionnelle de la matrice ?
Après avoir traité des circulations capillaires et des indications dont leurs troubles peuvent être l'objet, je consacrerai un chapitre à l'organe central de la circulation. Ce chapitre, pour nous, se' résumera facilement, et cela pour les mêmes motifs que je viens d'exposer, relativement au système capillaire : c'est-à-dire qu'après avoir détermmé les indications puisées dans l'innervation et l'énergie musculaire du cœur, et, devant formuler plus loin celles qui relèvent de la nutrition de l'organe, il ne me restera guère à étudier ici que les indications qui tiennent au plus ou moms de réplétion du cœur par le sang.
CONGESTION VASCULAIRL;.