CHAPITRE PREMIER
INDICATION TIRÉE DES HYPERCRINIES OU DIACRISES.
700. L'hypercrinie est, après l'hémorrhagie, l'état morbide le plus simple, parce qu'il s'éloigne peu de l'état physiologique (Gendrin). Pour les flux comme pour les hémorrhagies, il en est qui sont tolalemeni physiologiques, sans compter qu'il en est de morbides, dont l'issue favorable manifeste un but d'émonclion utile et de décharge bienfaisante; aussi en est-il beaucoup qu'il faut soigneusement respecter. Tels sont ceux qui sont critiques, ou supplémentaires, ou même seulement complémentaires d'actes utiles, sortes de servitudes physiologiques ou pathologiques dont il ne faut pas toujours chei'cher à s'affranchir.
701. Enfin, autre point d'analogie avecles hémorrhagies : il y a les diacrises actives et les diacrises passives ; les premières se produisant par l'activité fonctionnelle exagérée de leurs organes, les autres, au contraire, par une sorte d'inertie de ces organes. Le premier mode est celui que l'on distingue sous le nom d'irritation sécrétoire; le second semble tenir à une osmose plus ou moins purement physique, ou à l'asthénie sécrétoire : c'est lui qui semble jouer le principal l ôle dans beaucoup d'hydropisies.
ART. I. — DESCRIPTION DE l'indication.
g i»!-. Type élémentaire.
702. L'hypercrinie est un trouble fonctionnel si fréquent et si multiple, qu'il est difficile d'en donner une description qui convienne à tous les cas où elle se produit. II en est
UVPEBCUINIES OU DiACHISJiS. 3 /, 1
quelques types cependant autour desquels les autres peu» vent se ranger.
Les caractères essentiels de l'hypercrinie consistent, d'abord,dans l'accroissementdu produit sécrété. Une augmentation des humeurs, soit dans la cavité séreuse, soit dans les espaces cellulaires qui sont comme le rudiment de ces cavités, soit à la surface des muqueuses, soit à l'orifice des canaux excréteurs, soit dans les réservoirs des glandes : tel est le premier de ces caractères. Cette augmentation du produit peut-elle ne pas s'accompagner d'une altération qualitative? c'est à peu près impossible, il faut l'avouer; on ne considère cependant pas comme telle, celle qui ne porte que sur la proportion des matériaux aqueux, susceptibles d'étendre plus ou moins la solution des éléments essentiels à la matière sécrétée; et c'est la seule que l'on constate, à proprement parler, dans l'hypercrinie.
Les degrés que peut affecter cette perturbation sont des plus étendus. La quantité de matériaux aqueux dont le sang peut fournir l'appoint est en effet des plus variables, selon les sujets et selon la sécrétion en question.
703. Quel que soit le mécanisme qui la réalise, l'hypersécrétion s'accompagne toujours d'un certain degré de turgescence de l'organe sécréteur. Celle-ci se rapport'e à la prolifération cellulaire, qui, dans beaucoup d'organes, accompagne la sécrétion, puis à la turgescence de ces éléments eux-mômes, ou encore à l'afflux sanguin, qui, primitif ou consécutif, accompagne celte activité fonctionnelle exagérée; enfin, à l'hypertrophie nutritive dont les éléments sécréteurs ne tardent pas à être le siège, pour peu que l'acte sécrétoire se prolonge ou se répèle. En efl-et, bien que ce soit là line fonction superficielle, dans laquelle les éléments épithéliaux semblent surtout en jeu, la circulation y prend une grande part, en lui fournissant les matériaux à élaborer. Il y a plus : la sécrétion glandulaire ne fait pas seulement qu'emprunter au sang quelques-uns de ses éléments; on sait aujourd'hui qu'elle en modifie la crase de telle sorte que le sang rutilant qui aborde la glande en
activité, la quitte noir et chargé d'acide carbonique fCl Ber nard). i \ •
11 n'est pas jusqu'au système nerveux qui ne puisse être
3/i2 INDICATIONS DES TROUBLES DE SÉCaÉTION.
mis en cause dans l'hypercrinie ; sou rôle apparaît manifeste dans l'activité des appareils glandulaires; et son intervention, primitive ou consécutive, directe ou réflexe, si elle n'est pas nécessaire à l'activité des surfaces sécrétantes est au moins bien ordinaire et a été souvent constatée (Exp. de CI. Bernard).
704. L'iiypercrinie, outre la turgescence, la congestion vasculaire, et l'éréthisme nerveux dont elle s'accompagne est la cause de modifications secondaires importantes. L'accumulation des liquides sécrétés dans les réservoirs de l'économie peut être l'occasion de troubles mécaniques divers; ou bien, ces liquides versés en quantité surabondante à la surface des membranes entretiennent dans ces points une irritation permanente, et, si ce sont des humeurs irritantes, elles peuvent être le point de départ de lésions secondaires le long des voies d'excrétion. En raison môme de la relation sympathique qui unit la sensibilité de ces trajets à l'activilé sécrétoire, le produit sécrété peut devenir l'occasion d'une nouvelle hypercrinie, et celte stimulation secondaire contribue à entretenir les accidents, jusqu'à ce que l'activité de l'élément sécréteur soit épuisée. Quant aux relations sympathiques et aux troubles dont elles peuvent être l'objet (phénomènes névralgiques et congestifs s'irradiant autour du point alTecté, et môme fièvre proprement dite), ces accidents, rares d'ailleurs, portent avec eux leur indication, A laquelle il sera facile de répondre.
705. Enfin, toute sécrétion se faisant aux dépens des éléments du milieu intérieur, qui n'est autre que le plasma du sang, il est évident que toute sécrétion exagérée aura pour conséquence l'anémie, et une anémie qui portera plus sur les éléments du plasma que sur les hématies. Aussi, cette-anémie est-elle plus facile à réparer que celle qui succède aux hémorrhagies. On a avancé, toutefois, que les sécrétions qui s'accompagnent de l'élimination de matériaux figurés, causeraient l'anémie bien plus sûrement que les autres (Sée). L'hydropisie la plus simple provoque cependant l'anémie ou plutôt l'hypoalbuminémie.
L'asthénie générale, et en particulier l'adynamie nerveuse, suivent bien souvent une excrétion excessive. Le fait est d'observation fréquente relativement à la diarrhée, il se
UYPERCRINIES OU DIACHISÊS. 343
reproduit après beaucoup d'hypercrinies, notamment aprùs les affections catarrhales.
§ 2. — Pathogénie.
706. La fonction que ces troubles représentent est de celles qui peuvent s'accomplir sans système nerveux et même sans appareil vasculaire (Vulpian). Le fait est clairement démontré par l'anatomie comparée; il l'est en pathologie par les hydropisies cellulaires et séreuses; mais cette indépendance n'est pas absolue, et, s'il est établi que Fhypercrinie appelle secondairement la congestion sanguine et l'éréthisme nerveux, il l'est mieux encore, que l'afflux du sang et certaines modifications nerveuses peuvent provoquer les sécrétions et l'hydropisie.
707. L'élévation de la tension vasculaire suffit à provoquer i'hypercrinie, que cette tension tienne à un afHux artériel excessif, ou à une stase veineuse exagérée; c'est ce qui arrive, toutes les fois que vient à se produire une obstruction veineuse, ou une aflection organique du cœur ou une maladie du foie, etc.
Le point de départ de ces accidents peut encore se trouver dans le système nerveux. Souvent le mécanisme de cette lésion est réflexe, ainsi que cela a été démontré pour la glande sous-maxillaire (Cl. Bernard). Sans doute, rien ne prouve que I'hypercrinie soit due alors à l'influence directe du système nerveux sur l'élément sécréteur; il semble, au contraire, que les modifications vasculaires soient Imtermediaire obligé de cette pathogénie, mais l'influence du système nerveux n'en est pas moins indéniable. On peut se demander encore si les influences vaso-motrices paralysantes n'ont pas plus d'efficacité que les excito-raotrices pour provoquer la sécrétion? Il est probable que les unes et les autres peuvent l'influencer, selon que, d'après le lieu de eurapphcation, elles favorisent Texagéralion de l'afflux
iZT' " ^ f hydropisies dyscrasiques, celles qui
tiennent à une altération du sang, laquelle n'est auï chose, le plus souvent, que l'hydrémie. Celle-ci peut être
3U INDICATIONS DES TROUBLKS DE SÉCllÉTION.
relative ou absolue, selon que le chiffre de l'albumine reste ou non proportionnel à celui de l'eau. L'hydrémie absolue peut d'ailleurs tenir à une réparation insuffisante des matériaux protéiques, ou à une spoliation directe des mêmes matériaux (Jaccoud). De M, l'hydropisie qui accompagne certaines anémies excessives, conséquences de l'inanition, ou de cachexies avancées.
709. Quelle que soit la part que prennent ces éléments à la production de l'hypercrinie, il faut se rappeler qu'elle n'est pas tout : l'élément sécréteur est une porte que la circulation ne peut pas toujours forcer à sa guise. Cet élément possède, en un mot, son autonomie fonctionnelle, fait aussi important, pour expliquer certaines hypercrinies et hydropisies aiguës, que pour les combattre par une utile thérapeutique.
Je ne veux que signaler l'hydropisie ex vaeiio, dans laquelle la sérosité remplace un organe atrophié, et l'Hydrops lymjihaticus qui se lierait à une obstruction des voies lymphatiques (Wrisberg, Nasse, Virchow).
Les agents capables de provoquer l'hypercrinie sont surtout ceux qui sont susceptibles de modifier la tension vasculaire de la circulation générale, ou celle de la circulation spéciale à l'organe sécréteur. Tous les agents vasculaires peuvent agir ainsi, et parmi eux, il en est certainement qui agissent par l'intermédiaire d'une modification nerveuse vaso-motrice ; ainsi, le froid; ainsi, la suppression d'un flux sanguin habituel.
710. Beaucoup de substances ont une action topique dont l'hypercrinie peut être la suite; cette action se peut produire à l'entrée du médicament, au point où on le dépose; elle se produit mieux encore à sa sortie, dans les voies par lesquelles il est éliminé; beaucoup de susbstances jouissent sous ce rapport d'une spécificité qui ne tient qu'au mode d'élimination et à la voie toute particulière qu'elles suivent pour être éliminées, passant toujours par le môme appareil séreux, muqueux ou glandulaire, au moins avec une prédominance marquée, sinon à l'exclusion des autres.
llVl'EKCRIN[ES OU DIAGRISES.
ART. II. — INDICATION THÉRAPEUTIQUE
711. Toute hypercrinie qui, par elle-môme, ne cause aucun trouble sérieux, direct ou sympathique dans l'écouoinie, qui, par sa quantité, n'efTectue point de perte grave et n'eniraîoe pas d'auL'mie, peut s'arranger très-bien de la méthode expectante. Si, de plus, il y a raison de penser, que la diacrise en question est supplémentaire, qu'elle remplace une perturbation plus dangereuse par les troubles immédiats ou par les conséquences indirectes qui la suivent, s'il y a lieu de craindre que la sui)pression de cette émonction ne devienne l'occasion de manifestations, plus graves de leur nature, ou capables d'intéresser des organes plus délicats ou des fonctions plus importantes ; dans tous ces cas, il faut s'abstenir, et ainsi que nous l'avons vu pour les congestions et les bémotrhagies, se borner à surveiller les écarts possibles de l'acte morbide, sans chercher à en troubler l'évolution.On avu, par exemple, une congestion pulmonaire grave suivre la suppression d'un catarrhe bronchique; et jusqu'à un certain point, il en est ainsi des sueurs chez les phthisiques et de la diarrhée chez les malades atteints d'affection du cœur.
§ I". — Moyens hygiéniques,
712. En dehors des cas précédents, il faut combattre les hypercrinies; mais, contre un trouble si peu morbide qu'il est sur les limites de la physiologie, il y a tout lieu d'employer d abord, et de préférence, les movens hygiéniques
Ils peuvent concourir à trois indications : d'abord à éloigner toutes les causes de stimulation sécréloire, q'ui nar influence directe ou indirecte, provoquent ou entretiennent les flux morbides, que celles-ci consistent dans les modifications atmosphériques, ou dans les conditions morales. Une forte chaleur favorise les flux et notamment la diaphorèse cutanée; de là l'ut.lilé d'un air frais et renouvelé. Le régime devra èU e doux, bien que suffisamment tonique et répara! leur; cette dernière indication devra môme l'emporter sur la première, dans les cas où les flux se font abondants e sans reaction, comme dans la période dite de colliquation
des cachexies ; la viande et le vin, le vin surtout, en feront la base .
Ensuite, on conseillera le repos; le repos général, ou un exercice modéré, qui, avec le calme de la circulation, diminue les afflux excessifs; et puis, le calme parliel de l'organe spécialement atteint par la diacrise, l'activité fonctionnelle de ce dernier entraînant presque fatalement un mouvement corrélatif dans les sécrétions dont il est capable : c'est la seconde indication.
La troisième indication consiste à faire disparaître les produits de sécrétion, dont la présence peut concourir à entretenir le mal. Ceci s'obtient, soit en les évacuant au dehors, soit en les absorbant, au moyen des substances dites absorbantes, soit en les neulralisant par les procédés chimiques. Mais ceci n'est déjà plus simplement de l'hygiène.
§ 2. — Médication sédative.
*yi3. La médication sédative trouve à plusieurs titres son indication dans le cas de diacrise. Elle doit calmer d'abord, direclemeni, l'état d'excitation dans lequel se trouve l'élément sécréteur, dans toute hypercrinie active. Elle agira plus efficacement encore sur la stimulation nerveuse qui commande le plus souvent à l'hypercrinie, soit directement par les nerfs sympathiques, soit par l'intermédiaire du système cérébro-spinaL Outre le fait en lui-même et ses causes prochaines, cette médication pourra combattre ses effets ; par exetaple, les manifestations névrosiques, qui accompagnent les diacrises et sont surtout des phénomènes douloureux, susceptibles à leur tour d'en prolonger la durée; ainsi encore les irritations que peuvent laisser derrière eux les produits de sécrétion, dans les canaux ou sur les surfaces d'excrétion. Tout cela relève de la médication sédative qui s'adresse avant tout à l'élément nerveux, et en particulier à la sensibilité (142-246-365-413).
Les moyens à mettre en œuvre seront donc les anesthésiques à divers degrés; on pourra y employer aussi, avec succès, les antispasmodiques, dont l'action sur le système nerveux aboutit à un effet modérateur, et dont cependant les effets excitants et astringents trouveront souvent aussi à
HyPERCRlNIES Olî DIACRISBS. 3/j7
jouer leur rôle, notamment dans les diacrises passives, où, tout en modérant le flux, il est bon de réveiller les aptitudes spéciales de l'élément sécréteur.
714. Les topiques émollients et narcotiques, qui conviennent tout spécialement aux diacrises aclives, sont les bains locaux ou généraux, les fomentations, les cataplasmes, les mucilagineux; tous ces agenls doivent être employés à une tempéralure douce, légèrement inférieure à celle delapartie sur laquelle on les applique, sans quoi la chaleur s'exagère et devient un excitant qui provoque la sécrétion. Les préparations d'opium, de jusquiame, de belladone et tous les narcotiques, employés en cataplasmes, fomentations, lotionSjînjections sont encore à noter ici. il est des topiques qui ont un effet à la fois sédatif sur l'organe sécréteur et un effet stimulant sur son tissu j ce sont les préparations dans lesquelles les substances narcotiques végétales sont ajoutées à des principes volatils stimulants, les huiles essentielles, etc. (Gendrin); c'est aussi le rôle des antispasmodiques. Ces divers agents conviendront évidemment aux hypercrinies passives, vis-ù-vis desquelles les sédatifs purs auraient bien quelques inconvénients.
§ 3. — Médication tempérante.
715. Après les sédatifs nerveux, les sédatifs de la circulation. Sachant qu'une modification circulatoire est la condition la plus fréquente, sinon la seule, des variations secrétoires,. on peut comprendre l'importance de cette modification. Il est môme certain que, le plus souvent, les modificateurs nerveux n'influencent la sécrétion que' par l'intermédiaire d'une action vasculaire.
C'est ainsi qu'agissent les émissions sanguines par exemple. Ils seront bien rares les cas où il y aurait lieu d'employer la saignée générale; mais les émissions sanguines locales ont cet eiïet ulile, qu'elles diminuent la turgescence de l'élément sécréteur, qu'elles abaissent la tension vasculaire et tendent à diminuer l'afflux sanguin autour de lui. Aussi sont- elles efficaces dans les flux actifs et non dans les diacrises passives. Elles ont de plus l'avantage de nenlraîner qu'une déperdition insignifiante du sang et des forces
348 INDICATIONS bliS TROUBLES DIS SÉCKÉïION.
considération à ne pas négliger dans un grand nombre de cas.
Je n'ai pas à revenir ici sur l'application de tous les moyens tempérants à l'hypercrinie; elle s appuie sur les conditions qui ont déjà servi de base à l'étude de cette médicalion dans ses rapports avec les troubles vasculaires, je ne reparlerai pas non plus des contro-slimulants, qui viennent naturellement après les tempérants.
716. Parmi ces derniers ce sont les agents vasculaires que l'on choisira de préférence. Les solanées vireuses et l'opium y pourront rendre quelques services : la digitale, l'azotate de potasse, seront surtout employés. Il faut se garder toutefois des effets diacritiques spéciaux que ces agents peuvent déterminer, soit du côté des sueurs, soit du côté des urines.
Ces agents, de môme que le quinquina et ses sels, conviendront bien aux liypercrinies qui sont passives ou près de l'être, en raison de l'effet tonique qu'ils exercent sur les vaisseaux. Pour la digitale en particulier, on en peut retirer de grands avantages, en raison des effets toniques périphériques qu'elle joint à une action tempérante centrale (406-517).
Quant aux contro-slimulants, proprement dits, ils agiront à ce titre ainsi que je l'ai dit plus haut, et, à défaut d'une action dépressive de la circulation et des actes physiologiques en général, ils sont capables d'une révulsion qui peut tître non moins efficace.
§ 4. — Médication révulsive,
717. La médication révulsive a," dans le traitement de l'hypercrinie, une importance proportionnelle, pour ainsi dire, au rôle que joue l'influence nerveuse dans la production de ce symptôme. Aussi, peu efficace conire les hydropisies séreuses, par exemple, elle peut beaucoup, au contraire, pour combattre les diacrises glandulaires; enfin, elle a, pour le même motif, un rôle bien plus effectif dans le traitement des diacrises aiguës et actives, que dans celui des mCmes accidents, lorsque la forme en est diiréreiile.
Sans doute, la révulsion par la douleur peut être efficace dans ces cas, mais ou lui préférera Une impression de même
llYPIiHGHINIES OU DIACKISES. 3/, y
ordre que le trouble qu'il s'agit de combattre, c'est-à-dire une évacuation excrétoire. De là l'utilité des vésicatoires et des purgatifs (voy. ce mot); et, si l'on veut joindre à l'action révulsive un certain degré de spoliation, c'est aux sangsues et surfout aux venlouses qu'il faudra s'adresser.
Enfin, contre les diacrises anciennes et habituelles, il faudrait recourir à la médication irritante transposilive, celle qui emploie des moyens d'irritation plus fixe et plus prolonde (caulères, etc.).
718. AvecIes révulsifs intestinaux,qui seront surtoutchoisis parmi les sels neu(res(manne, casse, crèmede tartre, eau de SedI.tz),ou les purgatifs hydragogues, il y a les révulsifs cutanés simples, qui sont les sudorifiques, le soufre, l'antimoine, l'ammoniaque, les infusions aromatiques, le gaïac a salsepareille, et la canne de Provence); les diurétiques
(sels de nitre, acétate de polasse, digitale, asperge, scille
T't f ''''''' souvent' utile'
pai la facilité avec laquelle il se dig,>re, s'absorbe et s'éli' mine; enfin les mélanges de ces divers agents («m diurétique de là chanté, poudre de scille composée, sirop des cinqracmes). ^
Il y aura peu à chercher d'autres voies d'excrétion révulsive b.en que certaines muqueuses aient pu paraître quelque o.s en relation de balancement sécrétofre avec Inséreuse FerrdT ''''''' -P---«onr
719. En (ous cas, il y aura à modérer ces actions révul sives qui ne sont pas sans inconvénients, indépendam^n; de la spoliation qu'ils provoquent toujou s. L'abus dTs d u reliques, par exemple, expose à la congestion e à i L/ta" tion rénale, d'où peut naître une albuminurie ailifl L L nouvelle source d'hydropisie et de flux séreu^- h 1 ' rèse excessive expose aux mômes acndPn. ' ^^'P^^' sèment et rétroceLion de lX^:^su!:::i^:::t^^
§ 5. — Médication astringente
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médication
720. Une médication des plus efficaces 6t des plus fré lucmment indiquées dans les diacrises, c'est la méSot '••■iiiimp. - Tliûrai.eutique. 20
astringente. Elle a pour but de rafîermir la Irame organique des appareils de sécrétion, de diminuer leur perméabilité aux liquides, dont, en vertu de l'osmose physique, ils se laissent traverser, et de tempérer l'activité cellulaire qui élabore la sécrétion. Aussi, celte médication convient-elle aux diacrises actives et aux diacrises passives, à celles-ci cependant plus encore qu'à celles-là. On peut lui demander des effets topiques et des effets généraux.
721. Topiquement, les agents astringents et styptiques sont employés quand il n'y a pas une trop grande irritabilité de l'élément sécréteur. Les formes pharmaceutiques sont choisies en général, d'après le lieu sur lequel le renifide doit être appliqué; fomentations, cataplasmes, injections, lavements, poudres, onguents, etc., selon qu'il y aà les déposer sur la peau, ou sur une muqueuse d'un accès plus ou moins facile.
Il est évident qu'on recherchera moins, sauf indication secondaire, les astringents amers el eupeptiqucs, qu'on n'ira pas d'emblée aux astringents caustiques, qui conviennent comme hémostatiques; mais qu'on choisira de préférence les astringents, ou styptiques toniques (quinquma, tannin, ferrugineux, etc.). La poudre de quiquina, celle d'écorce de chône, ont cet effet multiple, qu'elles absorbent les produits de sécrétion et raffermissent le tissu de l'élément sécréteur; tels sont encore la ratanhia, le cachou, etc. Les sels de plomb et surtout les sels de fer, employés en solution ou en pommade, auront le même effet.
722. L'action générale des astringents donnés à l'intérieur est d'augmenter la plasticité du sang et des humeurs, en môme temps que la densité des tissus ; c'est par là qu'elle peut modérer les diacrises. Les agents de cette médication sont les mêmes substances que les précédentes; toutefois il faut compter les employer à dose plus mesurée et plus longtemps prolongée, pour en retirer quelque effet. Quant aux procédés thérapeutiques, ils n'ont rien de spécial, mais il y faut de la persévérance. On a employé ainsi la digitale, c quinquina et le tannin; enfin, l'alun, le fer, le ploni^), moins sûrs dans leur application, conviennent au cours ûc ces affections, alors que les sécrétions sont passives ou len-
IIYPERCRINIES OU DIACRISES. 33^
dent ù le devenir; c'est encore dans ces cas que le Froid pourra rendre de vrais services.
723. Enfin, à côté des astringents, il faut noter les irritants, dont l'effet primitif et local est bien slyptique, et fend à diminuer les sécrétions, dont l'effet secondaire, révulsif et substitutif n'est pas moins utile et efficace. Ce sont les irritants divers : moutarde, cautharides, garou, jusqu'aux alcalis et aux acides caustiques, potasse, ammoniaque, acide sulfurique : l'action destructive qu'ils exercent sur l'élément sécréteur suspend la sécrétion radicalement, jusqu'à ce que 1 appareil ait pu se reproduire.
§ 6. — Médication substitutive.
724. Enfin, en présence de diacrises que l'on ne peut atteindre en s'attaquant, soit aux humeurs qui en sont la source soit aux cellules qui en sont l'organe, il faut encore tenter la substitution : les agents excitateurs de la sécrétion (706) peuvent alors Être essayés avec prudence. J'ai acluellement, dans la salle Sainte-Agnès, à l'Hôtel-Dieu, un phthisique sur lequel tous les aniidiaphorétiques ont échoué • 1 ammoniaque seule, ou plutôt l'acétate d'ammoniaque a pu' diminuer notablement les sueurs nocturnes
On doit encore noter ici tous les médicaments, qui en s éliminant par la voie d'une diacrise, peuvent en modifier le travail et les produits: tels sont les éliminateurs" en général les resmes par exemple- pour les urines, les baumes pour la muqueuse bronchique, le chlorate de potasse pour la bouche et le pharynx, etc. Ce sont là au premier chef des agents de substitution, qui peuvent guérir, sans modifie Ihypercnnie autrement, qu'en imposant aux éléments sécréteurs, une modalité diflerente de celle que d'autres conditions leur avaient imprimée.
ART. III. — INDICATIONS MÉDIATES
725 Elles peuvent être multiples et dominer nar lenr impoHance, l'indication immédiate, soit qu'elles ienL t 1 oidre des causes qui la déterminent (influx nerveux trou' bles vasculaires, perturbations de nutrition), soit qu'elles
3 52 INDICATIONS DBS TROUBLES DK SECRETION,
tiennent à l'ordre des conséquences qu'elles entraînent (phénomènes de rétention des produits de sécrétion, phénomènes d'altération de ces produits et irrilations consécutives des voies d'excrétion). J'ui noté déjà les moyens par lesquels on peut pallier ces diverses conditions ; chacune du reste peut motiver une intervention spéciale, ressortissant à d'autres éléments.
L'indication qui se présentera le plus souvent parmi celles-ci est l'indication altérante; elle conviendra de préférence aux formes chroniques, alors que l'hypercrinie séreuse est devenue un fait habituel, et qu'elle est entrée, pour ainsi dire, dans le plan de la nutrition normale de l'organe sécréteur : les mercuriaux, l'iode surtout, qui tarit les sécrétions, et divers moyens hygiéniques répondront à cette indication.
ART. IV. — APPLICATIONS
726. Les cas particuliers dans lesquels l'hypercrinie peut titre labase d'une indication sonldes plus fréquents. Tous les organes sécréteurs peuvent en être le siège, et toute excitation est capable de provoquer une irritation sécrétoire; il en résulte que rien n'est moins rare que l'élément diacritique dans les maladies. Sur les séreuses, c'est de l'hydropisie, ainsi que dans le tissu cellulaire ; sur les muqueuses, c'est du catarrhe; dans les glandes, ce sont des flux ; et, chacune de ces altérations peut entrer comme symptôme dans les étals morbides les plus variés, depuis le plus léger traumatisme, jusqu'aux plus graves des pyrexies et des infections.
§ 1". — Hydropisies.
727 Les hydropisies et les flux séreux sont, au premier chef, des diacrises, qui peuvent Être aiguës ou chroniques, actives ou passives. Leur médication est de celles qui relèvent avant tout, de l'indication étiologique. Apres celle-ci cependant, vient l'indication immédiate, à laquelle on est souvent conduit à répondre.
On peut attaquer directement la turgescence diacrilique, dans les hydropisies actives, au moyen des émollients, et des accents de substitution, bien rarement au moyen des emis-
UYPERCRINIES OU DIACRISES.
sions sanguines; et dans les hydropisies passives, au moyen des toniques astringents.
Les agents diacritiques qui provoquent la diurèse, ceux qui appellent les sueurs et puis les purgatifs, en spoliant le sang d'une certaine quantité de ses matériaux aqueux, tarissent la source où puisent les éléments sécréteurs, et diminuent l'hydropisie.
728. Il y a encore l'évacuation des produits sécrétés, qui ne peut guère être considérée que comme palliative, bien qu'elle facilite le retour à l'état normal, en suppléant une résorption, laquelle est toujours lente et pénible.
Ces moyens toutefois, ne doivent ^tre employés qu'avec la plus grande réserve, en raison de la spoliation indirecte quNls exercent toujours sur le sang, et de l'affaiblissement qu'ils ajoutent à celui qui appartient càla maladie.
§ 2. — Œdème anasarque.
729. Les œdèmes partiels sont les seuls qui reconnaissent quelque mdicalion autre que l'indication étiologique ; et ces indications immédiates, elles sont manifestes surtout, dans les cas où l'œdème est aigu, et où le territoire cellulaire dans lequel il se produit paraît avoir conservé encore, a un haut degré, son autonomie sécrétoire.
730. Or l'œdème local et en particulier la fluxion aiguë doivent être soustraits au froid, qui ne peut qu'augmenter
hydrop.s.e et qui, sur une peau dont la sensibilité est troublée et la nutrition plus ou moins affaiblie par la distension peut aider à la production d'accidents inflammatoires (erytheme, erysipèle). On évitera aussi une chaleur trop élevée, dans la crainte de trop relâcher les capillaires et d augmenter la turgescence diacritique. S'il est possible cependant de mamlenir la région malade dans une chaleur moue qui facilite et provoque les sécrétions de la p au nu doute que le dégorgement de la membrane snlett cielle ne se produise plus facilement alors, au bénéfice des tissus sous-jacents. ubï,
731. Ouantà l'anasarque, fût-elle aiguë, sa généralisation ne permet guère de trouver d'indicat on possible en dehors des indications étiologiques. A la forme aiguë toute-
fois, conviendra spécialement l'usage de la médicaliou sédative et tempérante. L'opium, par son rôle calmant et ses effets diapboréliques, trouve ici son opportunité; il devra être employé à doses fractionnées et mesurées. Tous les agents de la médication tempérante trouveront aussi leur emploi; les diurétiques, qui font partie des agents de cette médication, devront aussi être mis en œuvre, et l'on pourrait, bien qu'avec moins de profit, y joindre les excitants des autres sécrétions spéciales.
732. Il est parmi eu\ un agent dont les effets sont des plus favorables et ne comportent aucun danger: c'est le lait. La diète lactée agit en effet à titre de diurétique doux et souvent plus efficace que les diurétiques mécaniques ou irritants. La modification qu'il imprime aux urines, les transformations que, sous son influence, subit le précipité albumineux, qui devient moins insoluble (Ferrand), témoignent de l'influence beureuse qu'il doit avoir sur les éch mges intimes de la nutrition et de ses effets altérants. Je ne dis rien de la facilité avec laquelle il est digéré et absorbé. On a recommandé encore la diète sèche et l'usage de l'oignon (Serre d'Alais). J'ai donné parfois du vin blanc édulcoré avec quantité suffisante de miel plus ou moins commun.
733. La médication révulsive, dont les diapboréliques et les diurétiques peuvent élre considérés déjà comme les agents, se complète par les purgatifs. Il est clair que ce n'est pas seulement un effet de révulsion qu'on demande k ces moyens, mais encore une véritable spoliation de l'élément séreux du sang, source où toutes les diacrises vont puiser leurs matériaux.
734. On combat encore les eft'ets immédiats de l'œdème par une compression modérée, mais soutenue, qui, en empêchant la distension excessive du tissu cellulaire, facilite aussi la résorption des humeurs infiltrées. On agit aussi contre l'anasarque devenue excessive, au moyen de piqûres faites dans les membres inférieurs, soit avec l'aiguille à acupuncture, soit parfois avec la lancette, ce qui ouvre à la sérosité une issue par laquelle elle s'échappe en soulageant grandement le malade. Toutefois, ce moyen, qui expose à l'érytbème, à l'érysipèle, et même à la gangrène, ne saurait
UYPERCRINIES OU DIACHISRS.
tHre employé sans un molif urgent; il entraîne d'ailleurs une perte de liquide considérable et un notable affaiblissement.
§ 3. — Hydarthroses.
735. Qu'elles siègent dans les synoviales articulaires, dans les'gaines tendineuses, dans lesbourses sous-cutanées, les diacrises doivent être attaquées comme il suit: on emploiera d'abord la mélhode révulsive superficielle : badigeons d'iode, fomentations alcooliques ou salées, pommades irritantes, et, s'il y a lieu, vésicatoires, cautères même, selon l'intensité et la ténacité Je la phlogose. La sudation provoquée par la ouate recouverte de taffetas gommé a pu encore être utile, et, dans les formes absolument chroniques, on a parfois tiré profit de l'hydrothérapie.
Le traitement général étant de nulle importance dans ces cas, si la révulsion demeure sans effet, on recourra aux moyens mécaniques de ponction, simple ou combinée à une injection d'eau tiède, de vin, d'alcool, de teinture d'iode, selon le degré de la phlogose locale.
11 ne faut pas oublier que l'immobilité, nécessaire au début de ces accidents, ne doit pas être observée trop longtemps, si l'on veut éviter les roideurs consécutives.
§ 4 . — Hydrocéphalie.
736. L'hydrocéphalie aiguë, souvent confondue avec la méningite, en a été distinguée cependant, surtout depuis qu'on s'est occupé des encéphalopathies toxiques qui semblent plus aptes à la produire.
C'est dire qu'il faudra d'abord s'attaquer à ces causes indirectes; mais ceci fait, dans la mesure où il est possible de le faire, il faut encore attaquer la diacrise méningée en ello-mâme, et souvent il y aura lieu de commencer par là. Le traitement de la méningite aiguë conviendra au début alors qu on se propose surtout do diminuer la turgescence diacritique et les troubles fonctionnels qu'elle entraîne soit directement, soit sympathiquemeut (703). '
De là l'utilité des agents sédatifs et tempérants. On n'emploiera paslcs contro-stimulants, trop dangereux sans doute.
ni les astringents, dont l'influence serait nulle à travers le crâne; mais la nnéthode substitutive et tous les révulsifs pourront être mis en œuvre.
En somme, on usera modérément des émissions sanguines, sauf le cas où le pouls dur et plein indiquera qu'il y a utilité à les employer. On prescrira avec beaucoup d'avantages, parmi les sédatifs, le bromure de potassium, qui calme la sensibilité et les actes réflexes, et, en émoussant l'irritabilité de l'encéphale, le dispose à s'habituer plus facilement au contact d'une certaine quantité d'épanchement.
737. Concurremment enfin, on mettra en œuvre les moyens révulsifs cutanés ou intestinaux, afin de déplacerle mouvement sécréloii'e du siège qu'il affecte. Celte dernière médication est à peu près la seule qui convienne à l'hydrocéphalie chronique. On a vanté les mercuriaux àl'inlérieur et à l'extérieur (Goeiis), frictions mercurielles au dehors, calomel à l'intérieur, et leur double rôle de révulsifs et d'altérants. Les frictions stibiées elles exutoires divers sont utiles tant qu'il n'y a pas à craindre d'ajouter à l'épuisement des sujets. Enfin, on a donné les alcalins, et surtout l'iodure de potassium (Hoskins) à dose altérante (0,20 à 0,25 centigr. par jour, el aussi à plus haute dose).
Les applications irritantes faites directement sur le cuir chevelu sont une arme à deux tranchanis, en raison de l'énergique révulsion dont elles sont capables, et des dangers d'excitation auxquels elles exposent. On a souvent employé cependant les vésicatoires sur le cuir chevelu ; ils ne sauraient ôlre bien dangereux quand la sensibilité est éteinte ou fortement émoussée; on devra s'en abstenir, au contraire, si les symptômes dénotent une vive réaction des fonctions nerveuses.
Les moyens chirurgicaux (compression, ponction, trépan) n'offrant que peu de chances de succès et beaucoup de dangers, ne seraient à conseiller que dans les cas extrême?.
§ 5. — Hydrothorax.
738. Étant presque toujours deulhéropathique, l'hydrothorax a pour première indication de s'attaquer à la maladie
UYPERCRINIKS OU IJIACKJSIÎS. 357
primitive qui en est la cause. Mais, ceci posé, il reste encore à mettre en œuvre les moyens qui sont susceptibles de limiter i'épanclicment, ou d aidera sa résorption, ou enfin de l'évacuer.
U sera parfois possible de limiter l'épanchement, dans la forme aiguë siirloul;el cela, par les mômes moyens qui sont susceptibles daider à sa résorption, c'est-à-dire par l'usage des diurétiques et des révulsifs cutanés et intestinaux. Dans les formes chroniques, c'est surtout au\ exutoires permanents et aux altérants qu'il faudra demander leur intervention. C'est cette afiection que le de Saussure n'a pas craint de traiter par des doses excessives de digitale (60 gr. en infusion, etc.) déterminant une véritable intoxication.
739. Quelle que soit la forme morbide, quand l'épanchement devient abondant, quand la dyspnée est considérable, il faut ponctionner et é-vacuer le liquide. Si l'affection est double, il faut ponctionner un côté d'abord, le gauche de préférence, parce que c'est le côté où l'épanchement peut être plus nuisible, en déplaçant le cœur et gênant ses fonctions ; les deux côtés seront ponctionnés s'il y a lieu mais successivement. La fluidité du liquide et la facilité de son extraction permettent de s'en tenir au procédé de Reybard l'aspiration ne pourrait pas nuire toutefois, ne fût-ce qu'en permettant l'usage d'un trocart -capillaire ; ce qu'il faut avant tout, c'est éviter l'entrée de l'air dans la plùvre
§ 6. — Hydropéricarde.
740. Les dangers imminents qui résultent de l'épanchement dans la cavité du péricarde témoignent assez combien Il y a urgence à prévenir les accidents de compression en dimmuanlla quantité de liquide épanché, sauf à combattre ensuite la maladie primitive, cause de l'épanchement
Les diurétiques et les purgatifs drastiques, ainsi que les diaphorét.ques, sont les moyens généraux à employer: on a même conseillé les bains de vapeur. Les révulsifs c'uianés les vésicatoires appliqués à la région précordiale (sauf lé cas de maladie de Bright) seront souvent efficaces. On peut encore les remplacer par des frictions irritantes, par des ap
plications d'ammoniaque, qui peuvent aller jusqu'à produire la vésication.
741. Enfin, quand il y a un épanchement assez abondant pour rendre le cœur inégal, irrégulier, faible dans ses battements, et pour menacer la vie, il faut ponctionner le péricarde (Riolan, Sénac, Trousseau). La paracentèse se fait au moyen du bistouri, plus sûrement qu'avec le trocart, ou bien avec le trocart capillaire aidé de l'aspiration, au niveau du cinquième espace, là surtout où la malité est la plus parfaite 3 on peut la faire suivre d'une légère injection iodée.
§ 7. — Ascite.
742. Lorsque l'hypercrinie occupe une surface aussi étendue que celle du péritoine, quelle qu'en soit la cause, elle prend une importance qui tient à celte étendue même et aux troubles fonctionnels qu'elle ne tarde pas à entraîner, par compression, distension, etc.
L'observation ayant montré que l'ascite a pu disparaître spontanément, en coïncidence avec un flux urinairs ou intestinal supplémentaire, il était tout naturel de combattre l'ascite par les purgatifs et par les diurétiques (v. ces mots). Les diaphoréliques ont pu être utiles autsi, et les fomentations chaudes et excitantes peuvent modérer ou atténuer l'épanchement.
743. Les diurétiques sont pris à l'intérieur, ou appliqués sur le ventre, en fomentations ou en frictions; ces dei*nières ont paru agir quelquefois par excitation des diacrises cutanées plutôt que par augmentation des urines (Trousseau et Chrestien).
Les purgatifs semblent devoir réussir plus spécialement ici, en raison du voisinage du péritoine et de la muqueuse intestinale sur laquelle ils agissent: le fait est qu'il faut y insister et en varier l'emploi; les plus usités sont les suivants ; je note pour mémoire l'écorce fraîche de sureau : (Sydenham, Gaubius, etc.) : les hydragogues, comme l'élatérium, qu'il ne faut employer qu'avec prudence; le colchique qui est encore à ménager; la coloquinte, la gomme-gutte, l'huile de croton, etc.; la scammonée et toutes les pilules
tlYPKRCRINJES OU DIACKISES. 339
faites avec les résines hydragogues. Les vomitifs sont bien moins utiles.
Les diaphorétiques divers sont aussi à essayer: bains sulfureux, bains de vapeur, de vapeur humide ou sèche, simple ouaromaiique; j'ai vu retirer bon effet de fumigations sèclies faites avec du benjoin, ou des baies de geniôvre Les tisanes d'infusions excitantes et chaudes peuvent ajouter à 1 ellet diaphorétique. Je n'ai pas à revenir sur la diite lactc'e et sur les autres moyens déjà indiqués.
Les médications toniques, altérantes, etc., répondent à cl autres indicalions, d'ordre étiologique en général
744. Toutefois, après les révulsifs externes et la compression, qui est rarement supportée, il faut noter la ponction qui se pratique entre l'ombilic et l'épine iliaque, à gauche le plus souvent, pour éviter le foie, et que l'on ferait à droite SI la rate était assez hypertrophiée pour justifier ce choix La ponction simple ou avec aspiration peut être suivie d'injeclion médicamenteuse, alcoolique, iodée, etc. Le liouide se reproduisant le plus souvent, il importe de faire suivre a pouclion d une compression assez énergique, qui ralentisse la reproduction de l'épanchement; et, quan à la mu ti- Pl.ci é des poncions, s'il est bon de ne pas'trop les rapp 0che pour éviter au malade des déperditions de liquide qui 1 affaiblissent toujours un peu, il est bon cependa, t de ne pas laisser e ventre se développer au point que les fonctions de circulation et d'hématose qui s'y passent ord nai rement, soient sérieusement entravées el q^ue es paro s de 1 abdomen aient perdu toute élasticité. C'est un Ce de mesure qu'il faut apprécier en présence du maJade.
§ 8, — Kystes et hydrocèles.
745. 11 n'y a guère que chez les enfants, dont les échan " ges nutritifs sont très-actifs rnio l'nn • ^es ecnati-
elle est de date encore récente "''^ "ï"^"^
Dans le cas contraire, le traitement de l'hydrocèle se con-
3 60 INDICATIONS DliS TROUBLES DE SÉCRÉTION.
fond avec celui des kystes, dont la paroi exécute si facilement et avec tant de persistance la sécrétion dont elle a pris riiabilude; celte aptitude est manifestée par la reproduction du liquide apri'S ponction.
746. Dans ces maladies, le traitement général est à peu près inutile; la révulsion n'a guère d'effet possible sur une surface qui n'a, pour ainsi dire, pas de relations sympathiques; la spoliation ne saurait être portée assez loin pour atteindre un organe, dont la nutrition toutes végétative est capable d'absorl>er à son profit les dernières ressources de l'économie ; les altérants enfin peuvent traverser sans le modifier un système cellulaire qui semble n'avoir de vie que pour sécréter, qui est si peu capable d'une impression quelconque, que les injections irritantes ne peuvent que difficilement y proNoquer l'inflamoaalion, et jamais l'inflammation adhéïive. C'est encore un moyen de trailement que l'on peut tenter, celui qui consiste à provoquer la suppuration de la poche kystique, soit par injection, soit par cautérisation, soit enfin par incision et ouverture.
747'. Rcïtenf en effet les moyens chirurgicaux. La compression n'est guère utile qu'après la ponction. La ponction elle-même peut être simple ou suivie d'injection médicamenteuse ; l'alcool, le vin, et surtout l'injection iodée, reprise par Boinel, sont employés dans ce but. Quant à l'opportunité de la ponction et à la fréquence avec laquelle on peut la répéter, ce que j'en ai dit à propos de l'ascite (729) convient ici. Il y a enfin l'extirpation que l'on n'a pas craint de pratiquer, même dans le péritoine (ovariotoraie), et non sans quelques succès (Chereau). Elle paraît être la seule ressource des kyslesmultiloculaires; on conçoit toutefois qu'on ne tente cette grave opération qu'après avoir échoué dans l'emploi de moyens moins formidables.
Toutes ces considérations s'appliquent d'ailleurs parfaitement à la thérapeutique des kystes de l'ovaire.
• § 9, Flux muqueux. Catarrhes.
748. Caractérisés de môme que les flux séreux par l'hvpercrinie, les flux muqueux donnent un liquide plus ou moins séreux, mêlé de cellules épithéliales et de mucus. Les mêmes conditions étiologiques président aux uns et aux
llYi'ERCHlNIES OU DIACRISES. 3 61
autres, et les mômes formes morbides peuvent y donner lieu : ffux actifs ou passifs, aigus ou chroniques. Toutes les muqueuses peuvent en dire le siège. C'est à proprement parler ce que l'on a désigné sous le nom de catarrhe, si l'on veut bien ne pas confondre sous ce nom, les véritables inflammations des muqueuses. La différence est que, beaucoup moins avancé dans la catégorie des lésions morbides, le^ catarrbe produit surtout des flux séreux, pauvres en neocytes, plus ou moins privés d'albumine, et qui ne sont susceptibles d'aucune néoplasie ; mais qui, unis aux éléments epithéliaux qu'ils renferment, ne sont capables que rt cire éliminer, ou résorbés, ou transformés par déîénération (état caséeux, etc.).
749. Il y a, dans les phases possibles de ce travail pathologique, la source des indicalions principales que réclame le catarrhe : diminuer la sécrétion en atténuant la turgescence diacritique, favoriser la résorption ou l'élimination de pioduits sécrètes, et enfin, prévenir la dégénération de ces mômes produits, en relevant le mouvement nutritif des
tronh e ?J' ^Pr.^^^^"d'-ait aussi bien à la classe des dystrophies. Il est certain, en tous cas, que le mouvement de
iln^lT . exsudât, et aussi par l'infériorité d'en- 750 ren'; r '"^'^ '"^^ actes nutritifs.
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Sr^l^i^Snr^ -^^oyens-=;^
à o.Tr.T' ^^'^ considérable que prend
à ce traitement la médication substitutive .ni/m,' ^ directement par impression topique soi^ ^ll? "^T rectement par élimination. Les muq'ueu es on. "° fV^'^i" sur les séreuses, un avantage mraué ? * % ' d'élimination, elles ont oonr l/f ^ ' . '"^^^^^
sïmmenl, el nous li,re„i le moyeu le IvA^Î " ballre leurs calai rhes. ^
°r.' ' T,""'"''" 4 com.
i EnnAND. — riiui-apeutique.
battre la turgescence sécrétoire, elle sera remplie par des procédés divers, selon que l'on aura affaire k un flux actif ou à un flux passif. Au premier, conviendront les topiques doux et émoUients, les prescriptions aqueuses etanodynes, capables de tempérer l'activité sécrétoire, ou tout au moins, de la priver d'une excitation quelconque. Au flux passif, au contraire, les astringents, les astringents Ioniques, et môme les excitants, pourront convenir, puisque c'est le fait d'une excitation un peu vive, de tarir les sécrétions avant de les altérer et de les accroître.
§ 10. — Stomatite catarrliale. Stomatite mercurielle.
752. Ces affections , plus catarrhales qu'inflammatoires, ont un fonds commun d'indications que je vais noter ; après quoi, je signalerai ce qu'il y a de plus spe'cial à chacune d'elles.
La turgescence diacritique est la source de la première indication ; la médication topique doit y répondre. Ses principaux procédés seront les boissons, les gargarismes et les collutoires, ceux-ci, à base de miel ou de glycérine, etc.
On emploiera les topiques émoUienls, mucilagineux (eau de gomme, eau de guimauve, eau d'orge) et môme sédatifs (eau de pavots, laudanum), quand l'acuité de la diacrise sera manifestée par la douleur locale et les phénomènes généraux.
Le plus souvent, au contraire, il y aura lieu de réfréner la turgescence diacritique au moyen des acidulés; dans lastomatite mercurielle, en particulier, on touchera les gencives avec un collutoire à l'acide chlorhydrique étendu; on emploiera encore les acides végétaux, qui sont très-recommandés dans la stomatite scorbutique. Puis viennent les astringents,à proprement parler : alun, tannin, ou écorce de chêne, chaux, sel ammoniac, et acétate de plomb, qui répondent à des flux salivaires plus excessifs que cuisants. Enfin, comme leur faisant naturellement suite, les caustiques; en première ligne, l'acide chlorhydrique fumant (Ricord) et le nitrate d'argent (CuUerier); ces agents sont surtout employés dans les stomatites mercurielles graves. Il faut y ajouter les agents que l'on a appelés des masticatoires ; ce sont des racmes arc-
EYPERCRINIES OU DIAGRISES. 3 63
raafiqueset lanniques (pyrèlhre, angélique), dont les principes, dissous dans la salive, quand on les broie lenltment entre les dents, agissent pour raffermir les gencives et toute la muqueuse, et, en provoquant une certaine salivation mécanique, peuvent modifier avantageusement l'activité diacritique de la cavité buccale. Aussi, sont-ce des sialagogues plus susceptibles de substitution que d'autre chose, et qui ne conviennent guère qu'aux formes passives de l'hypercrinie.
753. Dans ce môme ordre des substitutifs, nous avons les médicaments qui agissent par élimination : le chlorate de potasse en est le type, la salive étant un des principaux véhicules qui l'emportent hors de l'économie. La saveur fraîche qu'il laisse dans la bouche au moment de l'ingestion, la facihté avec laquelle il s'élimine, en font un agent que l'on peut employer dans presque toutes les irritalioris catarrhales de la cavité buccale. Il ne reconnaît qu'une contre-indication : c'est lacescence des liquides, laquelle se produit assez souvent, et motive l'usage de gargarismes alcalins (borax, bicarbonate de soude, eau de Vichy simple ou coupée de lait), ou tout au moins l'allernance dans l'usage des alcalins et du chlorate. Ajoutons que l'innocuité plus grande du chlorate de soude l'a fait préférer au chlorate de potasse (Blache, Barthez, Guéneau de Mussy).
On pourrait encore, dans les affections catarrhales et fluxionnaires anciennes de la bouche, employer l'iodure de potassium, qui s'élimine aussi par la salive et dont la puissance altérante et résolutive est connue, [.es syphiligraphes ont conseillé le chlorate de potasse et l'iodure de potassium avant, pendant et après le tiailement mercuriel de la syphilis, pour prévenir, combattre, et guérir les effets, quelquefois SI graves, de la salivation mercurielle; le chlorate de potasse en gargarisme et en potion paraît y ôti'e fort utile L'iode, le soufre et le camphre, qui ont encore été préconisés a ce titre, ont beaucoup moins d'efficacité ; mieuv vaut s'adresser aux autres surfaces d'élimination, à la peau, aux reins, et en activer les fonctions.
754. Je ne dis rien du traitement général, qui est nul le plus souvent, ou ne relève que d'indications étrangères à la stomatite elle-même. On a conseillé et les antiphlogistiques et les dérivatifs gastro-intestinaux jpourles motifs sus-
INDICATIONS DES TUOUBLES DK SÉCRÉTION.
indiqués, je crois qu'il y aura lieu le plus souvent, de recourir à la rnédication tonique.
755. Enfin, il n'est pasjusqu'à certains modes de fermentation et de décomposition des produits de sécrétion de la bouche qui ne demandent l'intervention du médecin, ne fût-ce qu'à cause des dangers de résorption putride auxquels ils exposent. On les combattra au moyen des gargarismes détersifs, acidulés et astringents, fréquemment répétés, et en particulier, au moyen des chlorures, notamment du chlorure de chaux.
Il y aura enfin à tenir compte de quelques autres conséquences de ces lésions buccales : l'acescence, le muguet et les aphthes (voy. ces mots).
§ 11. — Coryza. Catarrhe du nez.
756. Trùs-fréquenl chez certains sujets, il a rarement l'importance d'une maladie, excepté chez les nouveau-nés et chez les enfants à la mamelle, dont il peut entraver gravement l'alimentation, en rendant la succion impossible.
On conseille les onclionsgrasses et les fomentations émollicnles locales. Mais les injections légèrement stypliques sont plus efficaces (ne pas oublier qu'elles sont souvent avalées et doivent être préparées en conséquence). Les poudres absorbantes inertes (poud. réglisse), ou excitantes (sucre, tabac, camphre), ou astringentes (alun, tannin), sont employées comme poudres à priser, ainsi que toutes les poudres slernutatoires dont le rôle est quelque peu différent. Il y a encore les fumigations humides ou sèches, et les inhalations en général : on pourrait y joindre la pulvérisation.
Dans ces formes de coryza où existe, avec une sécrétion séreuse plus ou moins abondante, une fluxion ou turgescence sécrétoire considérable de la muqueuse, on a employé comme particuhèrement efficaces les inhalations de teinture d'iode, qui peuvent agir en effet comme un puissant modificateur.
Enfin, il est des agents capables de modifier la pituitaire par élimination; c'est ce qui se produit dans l'iodisme aigu. Aussi, les préparations d'iode et l'iodure de potassium don-
UYPERCRINIES OU DIACRISES.
nés à rintc^rieur pourront-ils ûtre utiles, dans les cas rebelles par leur durée ou parla fréquence de leurs récidives, et surtout dans les cas de coryza sec.
§ 12. — Catarrlie bronchique.
757. Quelque peu profonde que soit la lésion catarrhale, le trouble qu'elle constitue devient sérieux, quand il occupe une muqueuse de cette étendue et de cette importance physiologique. Dans certaines formes, dites bronchites capillaires, et qui sont des fluxions séreuses étendues à tout 1 arbre bronchique, l'afTeclion atteint sa plus haute gravité, surtout quand, n'étant plus simplement superficielle, elle devient parenchymateuse, par une sorte d'œdèmeaigu de la muqueuse. Depuis ce degré jusqu'au rhume le plus léger, le catarrhe bronchique peut affecter les variétés intermédiaires: il peut encore, localisation secondaire d'une pyrexie sérieuse, piirfois même d'une maladie épidémique, descendre au second rang dans l'échelle de l'indication, et s'associer du moins à un élément nosologique. Tel est celui que manifeste, par exemple, la malignité de la grippe (voy. ce mot).
758. On conçoit combien il importe avant tout, en cas de catarrhe bronchique, de combattre la turgescence diacritique qui le prépare. Pour cela, on conseille d'abord le repos : le repos musculaire qui prévient, avec l'anhélation, un des modes principaux de l'excitation fonctionnelle, et le silence, repos non moins important. '
L'utiliié d'un milieu à température moyenne, de moyenne humidilé, constant surtout dans ses qualités, se conçoit en raison du conflit continuel qui existe entre ce milieu et la muqueuse malade. Une pression barométrique exagérée est, au^ contraire, une condition favorable, par la décougcstiorl qu'elle tend à produire dans les voies aériennes ; aussi, doit-on, dans ce cas, éviter le séjour des hauts plateaux.
Quant au régime alimentaire, il sera gradué selon l'intensité des phénomùnes généraux de la maladie, depuis la dicie sevére, jusqu'au régime normal restreint et adouci
759. La médication antiphlogisiique et les émissions sanguines qui la résument, trouveront rarement leur utiliié à moins d'intensité extrême des accidents et de menace
3Û6 INDICATIONS DES TROUBLES DE SrXUETION.
d'asphyxie. La saignée, produisant une brusque déplélion, sera, dans ce cas, préférée aux sangsues; mais le procédé qui est appelé à rendre le plus de services, à cause de l'effet révulsif qu'il joint aux autres, c'est celui des ventouses scarifiées, qu'on applique tout autour du thorax, en avant, en arrière, à la ceinture, etc.
760. Les agents éraollients enaployés en polions,julepsou loochs, en inhalations, fumigations ou pulvérisations, n'auront d'utilité qu'autant que l'hypercrinie suit un état d'éréthisme nerveux et fonctionne! caractérisé ; on y peut noter toutes les espèces béchiques et pectorales. Contre ce mt'me état on emploie avec avantage les narcotiques, l'opium en première ligne (pil. d'ext. thébaïque de 0«',0o, de cynoglosse 0^',iO à 0«S13, sirop .diacode, sirop thébaïque, de morphine, de codéine, eau de laurier-cerise, chloroforme, éther, jusquiame, belladone et dalura). Les préparations d'opium en nature l'emportent sur les autres en ce qu'elles joignent à la sédalion narcotique, une diaphorèse cutanée, cl une anexosmose relative des sécrétions muqueuses, ce qui constitue des eflets très-favorables dans la circonstance. Les topiques gras et les cataplasmes appliqués sur le thorax, n'ont généralement que peu d'efficacité, mais ils sont utiles dans la médecine des enfants (suif, huile d'amandes, beurre de cacao).
761. Les agents du contro-stimulisme semblent avoir une aptitude toute spéciale à calmer l'éréthisme nutritif et fonctionnel de l'appareil respiratoire. De là, l'utililé de 1 émétique à haute dose, ou encore de l'ipéca; mais on doit réserver cette médication pour les cas graves et menaçants. Ces mCme agents, l'ipéca surtout, peuvent avec moins de dangers se donner utilement k dose nauséeuse (0^2d d'ipéca en potion ou infusion). Enfin, ils sont encore utiles, à titre d'expectorants, lorsqu'on les donne i dose vomitive, et par la décongeslion que comporte la nausée, et pari expulsion des produits excrétés, et enfin par la révulsion qu ils déterminent du côté de l'intestin. Fauvel conseille de es donner à dose vomitive à la première période des bronchites graves, et de les continuer ensuite à dose fractionnée.
762. A ces agents,il faut joindre tous les expectorants divers, le kermès (0«^ 1 5 à 0'%30 et 0»',50) , fin fusion de polygala,
nYPERCRINIES OU DIACRISES.
l'oxymel scillilique, et mâme la poudre de Dover, qui réunit aux effets de l'opium ceux du nilre et de l'ipéca, enfin les eaux sulfureuses. On peut encore activer l'expectoration ralentie ou insuffisante au moyen des stimulations cutanées, sur lesquelles je vais revenir (764).
763. Les purgatifs, moins directement utiles, sont souvent commandés par des complications. Toutefois, dans les cas de fluxion catarrhale intense et étendue, un drastique d'effet rapide et prompt (eau-de-vie allemande, et tous les purgatifs résineux) est souvent nécessaire; et, dans le cas de diacrise simple, une révulsion douce exercée sur l'intestin, pourra encore dire utile. On emploie alors l'huile de ricin, la casse, la manne ; j'associe souvent avec avantage celte dernière à la magnésie calcinée (4 gr. de magnésie et 30 à 40 gr. de manne). On bannira l'usage des purgatifs salins, dont l'action dialytique peut arrêter l'évolution d'une diacrise bronchique et en tarir l'excrétion, sans atteindre la turgescence diacritique ni l'éréthisme nerveux, mais en exagérant, au contraire, ces deux éléments préparatoires.
764, Par contre, tous les sudorifiques peuvent être utiles : la chaleur, puis l'opium et la poudre de Dover déjà notés, les infusions chaudes aromatiques. Toutefois, on n'usera qu'avec mesure des diaphorétiques fortement excitants, tels que l'acélate d'ammoniaque, et seulement dans les cas où l'on n'aura pas à craindre d'exagérer un peu l'excitation sécrétoire, avant de la calmer. La peau offre du reste à la révulsion une surface tellement favorable, que tous les procédés y peuvent être mis en œuvre, depuis les frictions irritantes jusqu'aux caulères. Les rubéfiants, sinapismes, badigeon d'iode, sont les plus simples parmi ces agents; puis viennent les papiers dits chimiques, le tliapsia, l'huile de croton, la pommade slibiée, enfin le vésicafoire : ce sont des moyens de décongestion intérieure et de stimulation à l'expulsion des produits sécrétés. A cet effet, on les applique généralementaux parois mûme du thorax; on sait aujourd'hui que les régions sous-claviculairessont celles qui, dans l'asphyxie, gardent le plus longtemps le pouvoir de réas-ir sous l'impression des excitants, de façon à provoquer les mouvements réflexes d'inspiration et d'expiration ; ce seront donc les ré-
gions où il faudra porter d'emblée l'excitant, dans les cas où l'aptitude réflexe menace de s'éteindre oud'âlreiiisuffisante.
Quant aux révulsifs d'effet plus profond, tels que les cautères, leur action, plus lente et plus durable, convient mieux à des actes morbides plus permanents que les troubles sécrétoires ; c'est pourquoi on leur préfère les vésicatoires. Souvent même, il y aura lieu de recourir aux vésicatoires extemporanés, appliqués au moyen de la pommade de Gondret, de l'ammoniaque, du chloroforme.
765. Enfin, dans les cas où une fluxion peu active et pàrenchymaleuse, tarde à se juger par diacrise bronchique, il y aura avantage à aider au travail commencé, en employant les stimulants généraux ou locaux. Les infusions aromatiques chaudes '(labiées ou crucifères), les espèces pectorales et béchiques, ont toutes, plus ou moins, un tel effet. Laennec avait déjà préconisé l'alcool (30 gr.pour 100) et ses effets stimulanis, lesquels, si l'on en croit les recherches récentes, attendent confirmation. On emploie encore le punch; pris chaud, le soir, au début d'un rhume, il peut provoquer une diaphorèse abondante et juguler la maladie. Badham a préféré t'i l'alcool le carbonate et l'acélate d'ammoniaque.
766. Enfin, il y a les excitants spéciaux de la muqueuse pulmonaire; ceux-ci ne sont guère des agents que l'on puisse faire pénétrer directement dans les bronches, à moins que ce ne soient des gaz; et alors, il serait difficile de les mesurer assez exactement pour qu'ils fussent efficaces sans danger. Mais il est beaucoup de substances qui produisent le même effet par élimination ; tels sont les balsamiques. On sait que les résines s'éliminent parles urines, et les essences parles voies respiratoires; de là l'utilité de la térébenthine, des bourgeons de sapin , des baies de genièvre, du goudron, des baumes de tolu, du Pérou, de la Mecque, du benjoin, du styrax, etc., et même du copahu. Le soufre en nature, ou mieux, à l'état de sulfure de potassium, soluble par conséquent dans une certaine mesure, suit, du moins en partie, la même voie d'élimination; delà l'utilité des préparations de soufre et en particulier des eaux sulfureuses naturelles, prises en boisson : c'est le malin à jeun qu'on les administre le plus souvent; mais, ainsi que la plupart des préparations
UYPERCRINIES OU DIACRISES.
excitantes, celles-ci conviennent mieux aux broncliorrhées chroniques qu'aux formes aiguës. La ciguë, la belladone, en vertu des propriétés qu'elles ont de diminuer les sécrétions des muqueuses, seraient souvent utiles.
La même réflexion peut convenir encore mieux, pour ce qui est de la médicalion altérante, laquelle pourra encore être alors de quelque utilité.
767. Les indications ainsi posées ne sont pas les seules qui puissent se présenter. Parfois l'élément spasmodique ou nerveux entre en cause et prend une part à l'évolution morbide; il devient alors l'objet d'une indication dont j'ai indiqué les caractères et formulé la médication (390-398).
Quant ù l'indication de nature, elle domine encore cellesci, dans les cas où la marche du mal est assez lenle pour permettre la thérapeutique des conditions étiologiques.
§ 13. — Angine catarrhale.
768. Tous les moyens attribués à la stomatite catarrhale, conviennent ici (752). On peut répondre aux mûmes indications par les mêmes procédés : boissons/ gargarismes, collutoires; émollients , sédatifs, astringents, caustiques même; les alcalins et les acides, les modificateurs tels que le chlorale de potasse, — que contre-indique une acescence excessive, - l'iodure de potassium, les sulfureux, etc., selon que l'affection, plus ou moin:, passive, tend à la permanence et à la chronicilé. Ce serait le cas, par exemple, de l'angine granuleuse, qui succède souvent à l'angine catarrhale répétée.
§ 14. — Catarrhe gastrique.
769 Le catarrhe de l'estomac est une affection que l'on confond souvent avec les névroses simples, ou avecls in" flammations proprement dites,' et qui n'appartient ni au^ unes ni aux autres. Le-trouble dans lequel iS t^^^^^^^^^ mun aussi à une série de maladies fort rapproc I cÏÏ nar Z' m me, et qui vont de l'indigestion et de l'en^ar ^s ^^^^^^ gastrorrhée muqueuse ou pituiteuse la plurafo S
INDICATIONS DliS TUOUBLKS DE SÉCRÉTION.
770. L'indication de findigeslmi est triple (Willième) ; elle consiste à favoriser la digestion, lorsqu'elle n'est que ralentie, à provoquer l'évacuation des aliments non digérés et des produits de sécrétion, enfin à combattre toutes les conséquences que cette maladie peut entraîner.
Les indications de l'embarras gastrique (dyspepsies nidoreuses) se déduisent de la suspension ou de l'imperfection des fonctions digestives,de la surcharge de l'appareil gastrointestinal par le fait de la présence des aliments indigérés et des produits de sécrétion pervertis, et de la turgescence diacritique de l'appareil sécréteur (Gcndrin). On voit combien se rapprochent, au point de vue du traitement, ces deux afleclions, dyspepsie et indigestion, que Chomel avait réunies dans le môme cadre.
771. Un état morbide aussi peu avancé dans l'ordre des évolutions pathologiques motive bien souvent l'expeclation; encore faut-il connaître à fond les précautions hygiéniques qu'il convient d'observer en sa présence, à défaut d'intervention active.
Le régime sera sévère, une diète absolue ou relative ayant pour effet de diminuer la surcharge de l'estomac ; les aliments à préférer sont ceux pour lesquels, en général, le malade aie moins de répugnance; l'usage des végétaux frais est souvent celui qui convient le mieux; on proscrira au contraire les graisses, les féculents secs, et la viande.
L'appétence que les malades éprouvent pour les boissons ne suffit pas à en permettre un usage sans mesure, la dyspepsie des liquides n'étant pas rare dans ces cas ; toutefois, une certaine abondance de boissons délayantes, acidulés, ou même légèrement excitantes (thé, camomille, etc.), semble favoriser le départ des matières accumulées dans le tube gastro-intestinal.
On donnera les boissons froides plutôt que tièdes, le froid étant déjà un modificateur favorable de la muqueuse; les infusions pourront encore être données très-chaudes et peu sucrées. Quant à la température du milieu ambiant, si l'on réfléchit que les hautes chaleurs suffisent à provoquer cet étal morbide, on recherchera de préférence un air frais, vif, et un peu sec.
Pour les mûmes raisons, il faut éviter les émotions mo-
HYPERCRINlIiS OU DIACHlSIiS. 37 1
ralesjles travaux qui entraînent l'application soutenue de l'intelligence, et mCme les travaux physiques excessifs ; un exercice modéré et facile sera, au contraire, souvent favorable.
772. L'indication la plus importante après les précautions hygiéniques, c'est l'indication évacuante. Elle reconnaît plusieurs effets favorables : l'expulsion des aliments indigérés et celle des matières muqueuses inutilisées ne sont pas les seuls. Il semble que, dans la dyspepsie nidoreuse, les couches d'épithélium macéré que nous voyons à la surface de la langue et qui se prolongent dans l'estomac, se multiplient au détriment des sécrétions spéciales qui languissent, ou, dont les canaux d'excrétion peuvent se trouver plus ou moins obstrués à leur orifice gastrique ; de là, des conditions qui peuvent accroître encore la turgescence diacritique de ces éléments glandulaires.
Or, le vomitif, amenant une véritable révolution dans les fonctions de Teslomac, excite sa contractililé, chasse les sécrétions muqueuses épithéliales communes, avec les matériaux venus du dehors, permet aux glandes spéciales de se vider sur la muqueuse et de lui rendre en les dégorgeant elles-mêmes, la plupart de ses aptitudes fonctionnelles.
Cette interprétation des effets du vomitif nous explique comme quoi il y a peu à redouter les effets d'excitation qu'il pourrait produire à la surface de la muqueuse ; ceux-ci d'ailleurs ne présentent jamais de persistance, et cèdent en général spontanément ; il est certain cependant qu'une sensibilité exagérée, une irritation plus profonde, qui se trahirait par la rougeur de la langue, la chaleur et l'état fébrile innammaloire, demanderaient plus de prudence et feraient éloigner le vomitif.
^ 773. Les agents de cette médication sont l'émétique et Hpéca. On a conseillé de provoquer le vomissement par la titillation mécanique de la luette, dans les cas d'indigestion ou il y a urgence à provoquer un vomissement immédiat' et ou le médicament porté dans l'estomac pourrait n'étrê pas absorbé et demeurer sans effet. Dans les autres ca<; 0-^,00 II O^SIO d'émétique, ou 1 à 2 grammes d'ipéca, i-olément ou réunis ensemble sont le moyen le plus simple et le plus sûr. De ces deux agents, l'émétique provoque une évacuation plus soutenue, et dont l'influence s'étend à la
37 2 INDICATIOKS DES TROUBLES DE SÉCHÉTION.
plus grande partie du tube gastro-intestinal; mais il expose aussi à des flux excessifs qu'il faut craindre chez les enfants surtout en temps d'épidémie (choléra stibié) et à une adynamie qui peut avoir aussi ses dangers. L'ipéca, au contraire, joint à son effet vomitif une action topique astringente qui modère les flux (626), et la dépression qui accompagne ses effets est bien plus légère.
Le sulfate de cuivre elle sulfate de zinc, succédanés de l'émélique, sont bien rarement employés.
Il n'en est pas de même de la médication émélocalhartique, si souvent utile, et qui consiste à joindre au vomitif (0«'^,tO à 0«"',20 d'émétique) un purgatif neutre (15 à 30 grammes de sulfate de soudo) qu'on prend en lavage (dans 300 grammes d'eau) par verres (de 10 en 10 minutes).
11 est rare qu'il y ait lieu de revenir plusieurs fois de suite à l'usage des vomitifs; mais, en général, l'embarras gastrique n'est définitivement jugé, que lorsqu'on a fait suivre le vomitif d'un purgatif salin, que l'on donne le lendemain ou le surlendemain; c'est l'effet émétocathartique dédoublé et successif.
774. Dans les cas où l'on ne peut administrer d'évacuants énergiques, ou, après que ceux-ci ont rempli leur rôle, vient l'opporlunilé de la médication excitante. Celle-ci est employée souvent d'emblée dans l'indigestion, sous forme d'éther, d'eau de mélisse, de menthe, de café, de (hé, d'infusions aromatiques, chaudes et sucrées, ou d'eaux distillées et même de liqueurs. Les excilants peuvent encore être employés à l'extérieur, sous forme de frictions à l'épigastre et de fomentations. Après l'embarras gastrique, et dans les dyspepsies nidoreuses, on s'adresse plus spécialement aux eupeptiques. C'est alors que l'insuffisance des sécrétions spéciales de l'estomac se révèle, par l'efficacité de la pepsine unie à l'acide chlorhydrique et aux amers (V. Traitement de l'apepsie, 434, et Dyspepsie atonique). On comprend que les amers astringents soient ici à préférer aux autres, comme capables de provoquer les sécrétions spéciales, à litre d'amers, tout en modérant, à litre d'astringents, la sécrétion muqueuse commune.
775. Enfin, je ne saurais omettre de citer les poudres absorbantes (craie, bismuth, magnésie, charbon, etc.),
IIYPEUCRINIES OU DIACHISES, 373
qui ne conviennent guère que dans Jes formes chroniques du catarrhe, mais qui peuvent y être fort efficaces; notamment dans ces dyspepsies où les •sécrétions , altérées en raéme temps qu'accrues, sont le siège de fermentations et de dégagements gazeux considérables (natulence). Au lieu de chercher à absorber ces produits, on n'a pas craint d'en déterminer l'expulsion au moyen du cathétérisme et de la pompe (Leven). Le résultat paraîl avoir été favorable : mais ie procédé n'est pas sans reproches.
§ 15, — Catarriie intestinal. Diarrhée.
mXTf:.-^"'""" ''"'P'^ irritation sécrétoire,
qu el e tienne a une perturbation de l'innervation ou de la circulation, au spasme ou à la paralysie, à une répercus-
duTt ' "--''if^'-" liée au contact du pro-
duit des sucrétions annexes, ou encore à des corps étrangers indigestes ou parasite., etc., dans tous ces cas, la diarrhée delintes m est la source d'indications propres autour desquelles viennent se grouper les indications médiate qui repondent à ces diverses conditions étiologiqur ^
Les données qui s'appliquent au cat^^rrhe dé l'intestin pour ce qui regarde l'hygiône, sont les môme qne c qui conviennent au catarrhe de l'estomac (771) fVove; aussi les indications de la dyspepsie intes.iliale 439n '
777 La médication directe du catarrhe de l'inieslin c'e.t la médication anti-catharlique. Les agents qu'elle me? en œuvre sont les anexosmoliques ; ils ont pour ellet immédiat de diminuer ou de tarir les sécrétions inte ( na eTîmi les agents susceptibles d'atténuer le pouvo Sxe ^on capables d^entraver l'excès des sécrétions de 'int in ,1 pium en première ligne. De là l'efficacité „ ' opiacés (pilules de cynogloss^ dS-ni? .?»!
Parmi les alcaloïdes de l'opium, la morohine Pf u
37 4 INDICATIONS DES ÏHOUBLES DE SECRETION.
qu'anexosoîotiques par eux-m0.mes, ces agenls agissent encore pour favoriser l'absorplion des substances dialysables qui peuvent se trouver dans l'intestin et empûcher par conséquent leur influence purgative (Bucheim et Wagner). Le chloral et le cbloroforme pourraient agir de mfime,mais leur inQuence topique, qui est stimulante, rend moins certains leurs effets anexosmotiques.
778. On sait en effet que les solutions salines, introduites dans l'intestin, provoquent un mouvement osmolique, allant du milieu sanguin vers la muqueuse intestinale et un effet purgatif, tandis qu'introduites directement dans le sang, les mfimes solutions provoquent ce mfime mouvement en sens inverse, c'est-à-dire de la muqueuse vers le système circulatoire, et par conséquent constipent au lieu de purger (Rabuteau). C'est ce qui arrive naturellement quand une solution saline a été absorbée avant que l'hypercrinie se soit produite ; l'action purgative est alors remplacée ou tout au moins suivie par de la constipation. Toutefois, la difficulté qu'il y a d'arriver sûrement à cet effet empêchera longtemps ce moyen de devenir usuel. On l'a employé cependant, en injectant dans le sang directement, des solutions de chlorure de sodium et de bicarbonate de sonde, dans le choléra, par exemple ; et cela n'a pas été sans succès.
779. Enfin, parmi les anticathartiques les plus employés, il y a le sous-nilrale de bismuth, qui a été donné aux doses les plus massives, et qu'il suffit de donner à la dose de 4 à 10 gr., pourvu qu'il soit bien divisé dans de l'eau, ou suspendu dans un mélange quelconque. Comme succédané, particulièrement utile dans la médecine des enfants, il faut citer le phosphate de chaux, base de la décoction blanche de Sydenham et les phosphates composés et solubles, tels que le lactophosphate plus récemment préconisé.
Nul doute que la plupart de ces agents, surtout si l'on y joint l'eau de chaux, les eaux minérales alcalines, les sels saturnins, etc., nul doute que ces agents n'agissent encore sur les sécrétions intestinales en neutralisant l'acescence, et que, là encore, il n'y ait une nouvelle raison de leur elficstcilé»