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ACIDE CHLORHYDRIQUE

2» Pour détruire les verrues, les fies, les poireaux, les néoformations diverses ; n ^

3" Pour réduire les hernies ombilicales chez les jeunes poulains, "b (^H/vo

Il est recommandé de couper les poils sur la tumeur herniaire et de frictionner légèrement la surface avec cet acide. Deux frictions faites le premier jour produisent une douleur vive avec inflammation et g-onflement intense. J^a peau se dessèche, se momitîe et tombe par la suppuration. Au moment de la cicatrisation, il y a forte rétraction des tissus, et, après trois ou quatre semaines, la g-uérison est complète (Dayot), Il répond d'ailleurs à toutes les autres indications générales des caustiques.

Préparations. — Pin^ ou mélang-é à des substances indifférentes.

Acide chlorhydrique.

HCl.

C'est un liquide limpide, incolore ou jaunâtre, d'une odeur suffocante, pesant 1,21, soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther.

Action. — Cet acide agit moins énerg-iquement que les deux précédents. L'escarre formée est toujours plus superficielle, d'une couleur g-risàtre. La douleur est vive, mais Tinflammation consécutive est peu intense. Étendu d'eau dans la proportion d'un tiers environ et appliqué sur la peau, il provoque une chaleur et une douleur très intenses et assez prolong-ées, ce qui en fait un révulsif protnpt et énei^gique.

Dilué convenablement, l'acide chlorhydrique est certainement un des meilleurs rafraîchissements. Cet acide joue d'ailleurs dans la digestion un grand rôle physiologique. Il est contenu dans le suc g-astrique de tous les animaux (0,25 p. 100 chez le porc et 0,30 p. 100 chez le chien) et constitue avec la pepsine le dissolvant par excellence des matières albuminoïdes. Le ferment pepsique n'ag-it pas sur les aliments en présence d'un milieu alcalin ou neutre, tandis qu'il acquiert son maximum d'effet dissolvant en présence de l'acide chlorhydrique.

Les solutions d'acide chlorhydrique jouissent, à elles seules, du pouvoir d'attaquer partiellement les matières albuminoïdes et de les transformer en peptones; mais, en présence de la pepsine, la transformation s'opère avec plus d'énergie. L'acide chlorhy-

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drique rend également solubles un grand nombre de sels métalliques ou terreux qui, sans cela, resteraient insolubles.

Si la présence de l'acide chlorhydrique est indispensable à la dig-cstion gastrique, il faut pourtant que la proportion de cet acide ne devienne pas trop forte. On a remarqué, en effet, que, lorsque le suc gastrique renferme plus de 0,50 p. 100 d'acide chlorhydrique, ses propriétés digestives s'affaiblissent.

L'acide chlorhydrique dilué s'oppose aussi aux fermentations qui tendent à se produire dans le tube digestif; il rafraichil la bouche et étanche la soif. Administré en trop grande quantité, non seulement il s'oppose à la digestion, mais il diminue encore l'alcalinité du sang et appauvrit ce liquide en sels. En arrivant dans le sang, cet acide se combine avec les bases pour former des sels qui sont éliminés par les reins ; il dissout aussi en partie l'hémoglobine, détermine l'anémie et l'amaigrissement général.

Indications. — A cause de son action caustique modérée, il convient surtout pour cautériser les ulcérations des muqueuses, les aphtes de la bouche, du mamelon, du pied, le muguet des agneaux et des veaux, la muqueuse du pharynx danp l'angine couenneuse. ■-/^•■■V'' ' ~ •, "-a ^■'' ••-••... ^-. ^'^-;^ ^^ '■ i-^^

A l intérieur l'acide chlorhydrique, dilué à 2 à 3 p. 1000, à cause de ses propriéiésdigestives et antiseptiques^ convient pour dissiper les dyspepsies dues au défaut d'acidité du suc gastrique, à la trop grande abondance de matières alimentaires ou à des fermentations qui tendent à s'y établir. Dans les cas de fièvre due à une maladie siégeant en dehors du tube digestif, l'acide chlorhydrique est encore indiqué pour calmer la soif et [)Our favoriser la digestion ; il est en effet démontré que, dans les maladies fébriles, le suc gastrique renferme assez de pepsine, mais qu'il est pauvre en acide chlorhydrique. 11 convient surtout bien chez les *" û'tf>u'>v>-t^v\ ruminants dans le cas di'engouement du feuillet ou dans les cas . ^.^À/^^-)I^^ ballonnement intei-mittent. A cause de son action détersive, il est utilisé avantageusement pour laver la bouche , surtout lorsque la muqueuse est enflammée ou présente des éruptions.

Les doses elles préparations sont les mêmes que pour l'acide sulfurique.

ACIDE CHROMIQUE. 341

Acide chromique.

Cet acide se présente sous forme d'aig-uilles prismatiques d'un roug-e-rubis, sans odeur et d'une saveur caustique. Il est très soluble dans l'eau, et la dissolution est jaune tirant sur le roug-e ; il est soluble dans Talcool ordinaire. L'alcool absolu et l'éther s'enflamment et explosent en présence de l'acide chromique, qui est un oxydant énergique et qui brûle toutes les matières org-aniques, lesquelles le ramènent à l'état de sesquioxyde de chrome.

Effets et emploi. — Les eiïetsde l'acide chromique ressemblent beaucoup à ceux de l'acide azotique. L'acide chromique oxyde plus énergiquement la matière organique et la dessèche plus fortement.

Appliqué sur la peau, en poudre ou en solution concentrée, cet acide la dessèche, la colore en jaune, puis en brun et produit une escarre sèche. Sur la peau dénudée, les muqueuses et les plaies, il agit comme un des caustiques les plus énergiques en oxydant fortement les tissus, en coagulant l'albumine et en absorbant l'eau. L'escarre formée est épaisse, dure, sèche et d'une coloration brunâtre ; quand elle se détache, elle laisse une plaie d'un très bel aspect qui se g-uérit beaucoup plus vite que celle laissée par les acides minéraux précédents. Cet acide ne détermine que peu de douleur et ne produit qu'une inflammation périphérique insig-nifiante.

En solution étendue, l'acide chromique constitue un antiseptique puissant et un des meilleurs ag-ents antivenimeux contre le venin de la vipère. D'après mes recherches, le venin de la vipère aspic perd ses propriétés toxiques quand il est mélang-é avec une quantité égale d'une solution d'acide chromique à 1 p. 100. Injecté sous la peau des animaux, ce mélang-e de venin et d'acide ne produit aucun etfet local ; les efïets g-énéraux manquent aussi complètement; cependant, siladoseaététrèsforte,ilsapparaissent, mais restent très bénins.

J'ai constaté qu'il suffit d'injecter au point de morsure d'une vipère, et à quelque distance autour de ce point, quelques g-outtes de la solution d'acide chromique à i p. 100 pour empêcher l'action toxique locale et générale du venin. Quand, au moment

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